« Je dois positiver »

Présélectionné parmi les 28 Eléphants pour la préparation du Mondial 2014, aux Etats Unis d’Amérique, SANGARE Badra Ali, le gardien de but de l’ASEC Mimosas, fait partie des 5 recalés par le sélectionneur Sabri LAMOUCHI. Le joueur a retrouvé ses coéquipiers de club,  avec lesquels, il compte continuer à se battre pour atteindre les objectifs assignés par les dirigeants mimosas. Nous l’avons  rencontré pour une interview dans laquelle il nous donne ses états d’âme actuels.

Comment avez-vous pris la décision du sélectionneur national de se séparer de vous dans le groupe des 23 sélectionnés pour le mondial ?

C’était une grande déception parce que je pense avoir tout donné pour être parmi les 23. Le sélectionneur a fait son choix et il sait pourquoi il a fait ce choix. Je dois positiver et me dire que ce n’est pas le dernier mondial et sûrement bien d’autres opportunités s’offriront encore à moi. Je dois donc me remettre au travail pour que tout aille dans le bon sens.

 Vous avez passé plus d’une semaine de stage aux USA, avec les Eléphants. Quelle était l’ambiance au sein du groupe ?

En sélection nationale, la bonne ambiance est toujours au rendez-vous. Seulement, savoir que 5 parmi nous allaient quitter le groupe faisait apparaître un certain stress pour nous qui n’étions pas des cadres de l’équipe. Certains avaient déjà une assurance de demeurer dans le groupe, ce qui n’était pas le cas pour nous autres. Il fallait donc toujours songer au travail pour chercher une place.

 Quel est l’objectif assigné au groupe dans ce mondial ?

Tout le monde le sait, l’objectif premier des Eléphants est de passer la phase de poules. Et, dans ce genre de compétition, lorsqu’on passe le premier tour, c’est une autre compétition dans la compétition qui débute. Et là, c’est le quitte ou double. C’est la sensation du moment qui prime et les ambitions sont revues à la hausse. On veut toujours aller de l’avant.

 Comment mesurez-vos les chances de la Côte d’Ivoire dans ce groupe C qui comprend le Japon, la Grèce et la Colombie ?

D’aucuns pensent que la Côte d’Ivoire a hérité d’une poule facile. Je pense plutôt que c’est un groupe piège où toutes les équipes se valent. Ce sera très difficile pour les Eléphants, mais le plus important sera de mettre tout en œuvre pour passer ce premier tour.

 Avez-vous confiance en ce groupe ?

Oui, parce que c’est un groupe mature et expérimenté. Il paraît que l’équipe à l’une des moyennes d’âges les plus élevées de ce mondial. Cela est un véritable atout pour elle et cela l’aidera sûrement à franchir les paliers.

 Vous êtes de retour dans votre club, l’ASEC Mimosas, qui aborde la dernière ligne droite, dans la course au titre en Ligue 1. Sentez-vous une réelle motivation de l’équipe pour mener cette bataille décisive ?

C’est vrai que la défaite face au Coton Sport a été dure à digérer. Mais il va falloir s’en remettre tout de suite pour être prêt face à l’Africa Sports, ce mercredi. Nous avons un titre de champion à reconquérir. Nous n’avons pas le droit d’abandonner maintenant. Il faut se remettre en scelle et cela commence par le match de ce mercredi. Je suis un compétiteur et donc prêt à affronter ces défis. Celui d’entre nous qui n’aura pas cette mentalité ne doit pas être footballeur parce que ce métier que nous avons choisi exige que nous soyons toujours présents physiquement et moralement pour faire face aux défis.

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