« L’ASEC est bien partie pour reconquérir le titre »

CISSE Vakantié était le 40e invité de Clément DIAKITE dans le « Salon des Actionnaires », l’émission réservée aux illustres serviteurs de l’ASEC Mimosas. CISSE Vakantié a été successivement défenseur à l’ASEC Mimosas, agent de la police nationale, Président de l’AAFAAM et récemment chef de la sécurité à Sol Béni. Actuellement à la retraite, il était à Sol Béni, le vendredi dernier, pour évoquer le passé et le présent avec les auditeurs de RJN. Voici des extraits de ce qu’il a dit.

Comment vivez-vous votre retraite ?

Je tiens d’abord à remercier le bon Dieu qui m’accorde le réveil chaque matin et la santé. J’occupe la grande partie de mon temps à des affaires personnelles. Je rends également beaucoup visite aux amis et à la famille.

 Comment êtes-vous arrivé à l’ASEC Mimosas ?

J’ai réellement commencé le football dans les années 1968 à 1969 avec les JPP (Jeunes Petits Pros) et ensuite la Juventus d’Adjamé quartier Ebrié. C’est à partir de cette dernière que j’ai été remarqué par les dirigeants du Stade d’Abidjan. Mais l’aventure avec cette équipe a tourné court parce qu’après les essais et quelques matches amicaux, l’entraîneur m’a réclamé une participation financière pour l’achat de ma paire de chaussures. Je n’ai pas trouvé cela correct et j’ai donc décidé de partir. J’étais là lorsque Kolo COULIBALY, le Secrétaire  Général de l’ASEC Mimosas, qui me suivait a sauté sur l’occasion pour me proposer à SYLLA Mamadou dit « Bab », l’entraîneur des équipes cadettes et Juniors. J’ai convaincu l’entraîneur qui m’a aussitôt convoqué pour un match amical face à l’Africa Sports, le week-end suivant, à ma grande surprise.

 Que s’est-il passé  ensuite?

J’ai joué le match dans l’axe en compagnie de GUEHASSA Paul et nous avons battu l’Africa Sports sur le score sans appel de 7 buts à 1. A la suite du match et tellement satisfait de mon comportement que l’entraîneur m’a remis la somme de 1000f CFA. J’étais vraiment très heureux. J’étais cadet et très souvent surclassé  en junior.

 Quel est votre premier trophée remporté avec l’équipe jaune et noir ?

En 1970, au Stade Robert CHAMPROUX, nous avons remporté la dernière édition de la Coupe Santelli (Tournoi réservé aux équipes junior), devant l’Africa Sports, grâce à un but de GBIZIE Léon.

 Comment avez-vous accédé à l’équipe première ?

Un bon nombre de joueurs dont je faisais partie a été promu par GABO Gérard, l’entraîneur de l’équipe fanion, en 1971 après l’élimination de l’ASEC Mimosas en demi-finale de la Coupe d’Afrique des Clubs Champions face au Canon de Yaoundé. Nous avons donc rejoint des aînés tels que MANGLE Eustache, Laurent POKOU, Jean KEÏTA, Karim OUATTARA, Salim AHOU Eugène.

 L’intégration aux côtés de ces ainés a-t-il été facile ?

Chacun connaissait sa place. Imaginez-vous qu’après chaque entraînement, nous, les nouveaux récupérons les équipements des anciens pour les  laver et les leur rapporter après séchage. Et cela, nous le faisions avec un réel plaisir parce que ces devanciers étaient des modèles pour nous. C’est vous dire que nous n’avons eu aucun problème d’intégration.

 Pourquoi êtes-vous parti au Sporting Club de Gagnoa, l’année d’après ?

Je suis parti à Gagnoa à cause des études. Mes parents qui voulaient absolument que je poursuivre  mes études, ont estimé que je ne pourrai pas aller à l’école, étant à Abidjan. Ils ont donc reçu une proposition d’Antoine AMBROISE, le Directeur Sportif du SC Gagnoa qui était en même temps professeur de mathématique à Gagnoa. Il  a bien voulu m’amener avec lui à Gagnoa pour que je puisse allier le football et les études. C’est ainsi que je me suis retrouvé capitaine de l’équipe du Sporting Club et j’ai passé et obtenu mon diplôme du BEPC.

 En 1974, vous êtes de retour à l’ASEC Mimosas, mais l’entraîneur ANZIAN Jean-Baptiste vous  fait jouer au poste de latéral droit. Comment avez-vous vécu ce changement ? 

ANZIAN m’a dit ceci : «C’est le même ballon qui passe dans l’axe et qui arrive sur les côtés». Il m’a donc proposé de me faire évoluer sur le côté droit de la défense plus tôt que de m’utiliser à mon poste de prédilection, dans l’axe. Je n’ai trouvé aucun inconvénient puisque que je me savais polyvalent. Et tout s’est bien passé.

 Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à l’ASEC Mimosas ?

De très nombreux et bons souvenirs. En 1976, par exemple, malgré une élimination dans des conditions scandaleuses en Guinée, en demi-finale de la Coupe d’Afrique des Clubs Champions, par le Hafia de Conakry, nous avons été reçus par le Président de la République, Félix HOUPHOUËT-BOIGNY qui a félicité l’équipe avant de nous remettre la somme de 15.000.000f CFA.

 Quel est l’entraîneur de l’ASEC Mimosas qui vous a le plus marqué ?

J’ai vraiment été impressionné par ANZIAN Jean-Baptiste. En dehors des stades, il était le camarade, le grand frère, disons au bon soin de tous. Lorsqu’on arrivait à l’Ecole de la gendarmerie pour les entraînements, c’en était fini avec les familiarités. Il redevenait très sérieux et faisait son travail correctement. Je me rappelle qu’en 1975, pendant que nous étions au vert, à l’île Bambou (Aboisso), il a lancé un défi à tous. Celui de dénoncer une seule de ses séances d’entraînement qui ressemblerait à une autre. Nous avons fait 21 séances sans que personne ne trouve à redire.

 Croyez-vous aux chances de l’ASEC Mimosas de reconquérir le titre de champion, cette saison ?

A un point du Séwé Sport et à 5 journées de la fin de la Ligue 1, nous sommes bien partis pour reconquérir notre titre de champion de Côte d’Ivoire. Je suis confiant parce qu’en regardant le calendrier de ces 5 dernières journées, on constate que le Séwé Sports aura face à lui, des équipes comme l’AFAD, le Sporting Club de Gagnoa où même l’Africa Sports.

 Qu’en est-il des chances mimos,  en  Coupe de la Confédération ?

Les chances sont réelles, là aussi. Nous savons que l’ASEC Mimosas joue mieux à l’extérieur, mais cette fois, il va falloir faire mieux à domicile. Si nous parvenons à nous améliorer chez nous, il n’y aura pas de raison que nous ne franchissons pas cette étape.

 

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