« Le titre doit être un challenge pour nos joueurs »

Gendarme à la retraite, Président Délégué de l’AAFAAM et Ancien milieu-défensif de l’ASEC Mimosas dans les années 1978-1981, GBLA Bolou Léon, était à Sol Béni, à RJN, dans le cadre de l’émission « Le Salon des Actionnaires » consacrée aux illustres serviteurs de l’ASEC Mimosas. Au cours de cette émission, l’ex-joueur est revenu sur sa carrière de footballeur et son passage à l’ASEC Mimosas.

Qui est GBLA Bolou Léon ?

Je suis Militaire-Gendarme à la retraite et j’ai évolué au poste de demi-défensif à l’ASEC Mimosas de 1978 à 1981. Maintenant, je m’occupe de mes propres affaires et je subviens à mes besoins.

 Vous êtes le Président Délégué de l’AAFAAM. Dites-nous comment se porte cette structure ?

L’AAFAAM va bien. Nous sommes en pleine restructuration pour trouver des solutions à certains problèmes.  Très bientôt, vous entendrez parler de nous.

 A quand remonte vos débuts au football ?

A notre temps, il n’y avait pas de centre de formation. Nous évoluions donc dans nos équipes de quartier, lors des tournois.  Plus tard, en 1975,  je suis devenu Gendarme et j’évoluais dans l’équipe de la Gendarmerie. A l’issue du championnat Militaire en 1978, j’ai été recruté par l’ASEC Mimosas.

 Comment s’est fait votre recrutement à l’ASEC Mimosas ?

L’ASEC Mimosas avait d’abord besoin d’un attaquant pour remplacer son attaquant libérien, TOPLA Lida Bertin, qui était rentré dans son pays. Les dirigeants mimos, par l’entremise de l’adjudant-chef Issa KONE ont donc contacté YEDMEL Méméri Hubert, l’attaquant de l’équipe de la gendarmerie. Et comme ce dernier ne voulait pas se rendre aux entraînements de l’ASEC Mimosas tout seul, il a demandé de m’associer à ce transfert. Lorsque nous nous sommes trouvés à la séance d’entraînement de l’ASEC Mimosas, j’ai vraiment été impressionné par des joueurs comme Jean-Baptiste AKRAN, BAWA Paul, Ibrahima BAH, ADJOUKOUA Gaston, ZOHOURI Faustin et autres. C’étaient des joueurs que je voyais à l’entraînement, à l’Ecole de la Gendarmerie, mais que je n’osais pas approcher. J’ai été bien accueilli par la paire d’entraîneurs Ignace WOGNIN et AKOUATE Benjamin. Tout s’est bien passé et mon intégration dans le groupe s’est effectuée aisément.

 Vous souvenez-vous de votre premier match sous les couleurs de l’ASEC Mimosas ?

Oui, Bien sûr. Ce sont des choses qui ne s’oublient pas, d’autant plus que c’était face à l’équipe rivale, l’Africa Sports, en 1978, au Parc des Sports de Treichville. J’avais été préparé psychologiquement  par l’entraîneur Ignace WOGNIN, pour contrer l’attaquant de l’Africa Sports, du nom de Sam TURAY qui faisait des ravages dans les défenses. Le match a été très difficile. J’étais stressé parce que je n’avais jamais joué devant un public aussi nombreux. Nous avons été battus, mais j’en ai tiré une satisfaction car Sam TURAY n’avait pas réussi à marquer.

 Pourquoi n’avez-vous pas fait une longue carrière à l’ASEC Mimosas ?

J’étais déjà gendarme lorsque j’évoluais à l’ASEC Mimosas. Je suis parti de cette équipe parce que je n’y sentais plus la solidarité qui régit un bon groupe. Il y avait des clans dans le groupe et cette atmosphère ne me permettait pas de m’épanouir. Tout dépend de la considération qu’on vous accorde.

Je me rappelle qu’avant une finale de la Coupe Félix HOUPHOUET-BOIGNY, j’avais refusé de faire la mise au vert, pour un problème de prime. Mais tenez-vous bien, le Président Francis OUEGNIN a débarqué chez moi, à la maison, dans la nuit, pour me demander de rentrer au vert. Sans dire mot, je l’ai suivi. C’est pour vous dire que j’étais un homme qui ne demandait que de la considération.

 Après l’ASEC Mimosas, pourquoi avez-vous fait un an à la touche avant de signer à la SOA en 1982 ?

Les dirigeants de l’ASEC Mimosas ne voulaient pas que je parte. J’ai du attendre quelques temps pour avoir ma lettre de libération. J’étais dans le même cas que mon coéquipier Ibrahima COULIBALY, mais lui, a vite reçu sa lettre. Dès que j’ai reçu la mienne, la saison était déjà engagée. J’ai donc attendu la suivante pour signer à la SOA.

 Vous avez raccroché en 1985, après 3 saisons passées à la SOA. Quelles étaient les raisons de ce choix ?

J’ai décidé ainsi parce que j’estimais qu’il était temps de céder la place aux plus jeunes. J’avais plus de 30 ans et l’entraîneur GABO Gérard, le nouvel entraîneur de la SOA, avait décidé  de rajeunir l’équipe. Mais, en même temps, il avait recruté certains joueurs qui avaient deux ans de plus que moi.

 Quel est le meilleur souvenir que vous gardez de votre passage à l’ASEC Mimosas?

Je retiendrai les moments du sacre en championnat national et notre victoire en Coupe Félix HOUPHOUET-BOIGNY, en 1980. Nous avions commencé la saison avec l’entraineur Guy FABRE et l’avions terminée avec KONAN Yoboué. C’était une période où l’Africa Sports imposait sa loi. Nous étions vraiment très heureux de ravir le titre à l’Africa Sports.

Dans la même saison, nous avons remporté la Coupe Félix HOUPHOUET-BOIGNY. Ce sont les titres de mon palmarès que je garde jalousement en mémoire.

 Qu’est-ce qui faisait la force de votre équipe ?

Nous avions une très bonne équipe avec de grands joueurs issus de la formation de l’entraîneur Guy FABRE. Cet entraîneur remettait à chacun, des bouts de papiers sur lesquels étaient inscrit ce qu’il attendait de chacun sur le terrain. C’était donc des leçons à apprendre par cœur. Il fallait l’avoir en mémoire pour jouer un match. C’est une méthode qui marchait comme sur des roulettes. On se faisait plaisir sur le terrain.

 Qui est pour vous, le meilleur entraîneur de l’ASEC Mimosas ?

Ignace WOGNIN m’a le plus marqué, parce qu’il connaissait vraiment son métier d’entraîneur. Il était un fin psychologue qui savait parler aux joueurs et qui partageait bien son expérience d’ancien joueur.

 Que pensez-vous de Me Roger OUEGNIN, le Président du Conseil d’Administration de l’ASEC Mimosas ?

Je remercie Dieu qui a donné la force à Me Roger OUEGNIN d’établir une organisation professionnelle à l’ASEC Mimosas. En ville, lorsque les jaloux me disent que Me Roger OUEGNIN se sert de l’ASEC Mimosas, je leur demande ou se situe leur terrain ou leur siège.

Grâce à Me Roger OUEGNIN, nous, nous avons Sol Béni qui est une fierté pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique.

 Croyez-vous que l’équipe de l’ASEC Mimosas remportera la Ligue 1, cette saison ?

C’est un challenge motivant. Les joueurs doivent l’avoir à l’esprit pour le réussir. Ils ont largement les moyens de  le faire. Qu’ils se disent que les joueurs du Séwé Sport ne leurs sont pas supérieurs. En Côte d’Ivoire, la référence, c’est l’ASEC Mimosas. Elle doit donc occuper la tête.

 

 

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