« L’ASEC Mimosas est très respectée au Maroc »

Sociétaire du club marocain de l’HUS Agadir (D1) et ex-pensionnaire de l’Académie MimoSifcom, KOUAKOU NDOUA Patrick Irénée a profité de la trêve pour rentrer au pays. Durant son bref séjour à Abidjan, l’ancien capitaine de l’ASEC Mimosas a visité Sol Béni, pour s’enquérir de l’évolution de son ‘‘berceau”. Le meilleur joueur de la Ligue 1 ivoirienne de 2009 et l’actuel meilleur buteur du championnat marocain (6 buts) à l’issue de la manche aller, revient sur sa carrière avec l’HUS d’Agadir en passant par l’ASEC Mimosas, son ancien club qu’il dit porter toujours dans son cœur.

 Qu’est-ce que cela te fait de retrouver Sol Béni après tant d’années vécues ponctuées d’un départ difficile ?

Cela fait plaisir de retrouver Sol Béni. C’est la famille.  Quand tu retrouves surtout ces nombreuses personnes qui t’ont accepté et porté dans leurs bras, quand tu n’étais rien et qu’aujourd’hui tu progresses tout doucement mais sûrement, c’est émouvant.

 Qu’est-ce qui a changé à tes yeux à Sol Béni ?

L’organisation a complètement changé. Il y a beaucoup plus de monde. La piscine de ‘‘l’espace Pierre BILLON est encore plus belle. Il y a eu de grands réaménagements. Le cadre est enchanteur. Je suis agréablement surpris de ce qui est fait ici à Sol Béni. C’est vraiment magnifique.

 Quelles relations as-tu gardé avec le club ?

Il faut reconnaître que la séparation a été certes difficile, parce que nous avions passé près de huit années ici à Sol Béni, mais nous avons gardé tout de même de bonnes relations avec les dirigeants et surtout avec le PCA, Me Roger OUEGNIN. Pour un père, ce n’est jamais facile de voir son fils partir loin de lui. Ce qui est le plus important, c’est que nous avions eu sa bénédiction avant de nous en aller. Raison pour laquelle, nous passons toujours ici pour saluer tout le monde.

 

Suis-tu l’actualité de l’ASEC Mimosas ?

Bien évidemment, je garde le contact avec le club à travers mes amis qui y sont restés. Les amis comme GOUA Marc et KOFFI Gautier, récemment opérés au Maroc. Je suis très souvent en contact avec le capitaine ZAGBAYOU Hugues Evrard et aussi avec le coach TRAORE Siaka avec qui nous échangeons très souvent par le net.

 

L’ASEC Mimosas est actuellement deuxième en Ligue 1. Quel message à tes jeunes frères ?  

Je voudrais leur dire que le championnat est encore long et qu’il ne faut jamais baisser les bras. Qu’ils continuent de bosser tout en  restant solidaires. Vu l’état d’esprit du groupe, j’espère que l’ASEC Mimosas terminera sur la plus haute marche du podium.

 

Comment te sens-tu dans ton club l’HUS Agadhir du Maroc ?

L’adaptation a été un peu difficile. Parce que j’ai quitté l’ASEC Mimosas qui était le numéro un en Côte d’Ivoire pour l’HUS Agadhir, un club qui n’a rien à avoir avec cette dernière. C’était d’abord le premier défi à relever puisque le club était pratiquement dernier en championnat. Mais très vite je me suis mis au travail malgré tout et Dieu merci nous sommes actuellement deuxième. Je suis le meilleur buteur du championnat avec six réalisations. Pour un milieu de terrain, c’est encourageant. Tout cela est possible grâce à l’éducation et la formation que nous avions reçues à l’ASEC Mimosas. Nous sommes aujourd’hui vus comme une lumière parce que l’ASEC Mimosas est très respectée au Maroc. Alors je me bats tous les jours pour faire briller cette lumière.

 Quelle comparaison fais-tu du championnat ivoirien et marocain ?

Il y a énormément de talents en Côte d’Ivoire mais c’est seulement les moyens qui font défauts. Les moyens financiers dont bénéficient les clubs marocains de la part de leur fédération sont énormes. Si notre fédération met également ces moyens à la disposition de nos clubs locaux, je crois bien que le niveau du championnat sera relevé. Quand tu arrives au Maroc, ce sont les joueurs expatriés qui brillent. Or, il faut dépenser beaucoup d’argent pour pouvoir garder ces joueurs.

 Est-ce que tu comptes jouer un jour pour l’équipe nationale de Côte d’Ivoire ?

Bien sûr que oui. C’est un rêve. Jouer pour la sélection nationale ne se refuse pas. Je sais que le chemin est encore long mais je travaille dur pour être parmi les meilleurs puisque ce sont les meilleurs qui sont sélectionnés. Je ferai ce qui est en mon pouvoir mais le dernier mot revient au sélectionneur.

 Justement, le sélectionneur des Eléphants de Côte d’Ivoire, Sabri Lamouchi ne fait toujours pas l’unanimité depuis sa nomination. Que penses-tu de lui ?

Je pense que si la Fédération Ivoirienne de Football l’a choisi c’est parce qu’il a la capacité et les qualités requises. A mon avis, il faut plutôt faire bloc derrière lui et l’encourager. Surtout que nous avons de très bons joueurs actuellement. Le mieux, c’est de s’unir afin de faire une très belle prestation à la Coupe du monde, au Brésil.

 A quel joueur aimerais-tu ressembler ?

Celui qui m’inspire le plus en tant que milieu de terrain c’est Steven GERARD de Liverpool. C’est l’un des meilleurs à son poste qui aime se porter vers l’avant et qui marque également beaucoup de buts. En plus de lui, il y a mon compatriote Yaya TOURE qui est aujourd’hui au sommet de son art.

 Tes vœux pour cette année 2014 ?

Je souhaite une année de bonheur à tous les Actionnaires qui n’ont plus de mes nouvelles, à tous ceux qui nous ont prodigué de sages conseils quand nous étions à l’ASEC Mimosas et à tous ceux qui se battent toujours pour l’avancement de ce club. Que Dieu se souvienne d’eux.

 

Réalisée par C.K.N

 

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