«Je suis un enfant de l’ASEC Mimosas»

Depuis plus de deux mois, TRAORE Kandia, l’ex-international ivoirien et ex-sociétaire de l’équipe française du SM Caen prend part aux séances d’entraînement de l’équipe première de l’ASEC Mimosas, à Sol Béni. Il s’adonne résolument aux mêmes exercices  recommandés à l’effectif Jaune et Noir. Que recherche TRAORE Kandia à Sol Béni? Sans faux fuyant, l’ex-international se confie à notre Magazine.

 Quelle est l’actualité de TRAORE Kandia?

Je suis à Abidjan pour régler des affaires personnelles et également dans l’attente des conclusions de certaines propositions de contrats. Je profite de ce temps, pour maintenir ma forme à Sol Béni, avec l’équipe de l’ASEC Mimosas.

 Quel a été votre parcours jusque-là?

Ma passion pour le football date de mon enfance. Mon père TRAORE Kandia (paix à son âme) était footballeur. Je me suis véritablement mis, avec le centre de formation du Stella Club et l’équipe du quartier, le MACAFA FC, dont je suis aujourd’hui l’un des dirigeants. Plus tard, j’ai effectué un bref passage à l’ASEC Mimosas par l’entremise de ZARE Mamadou qui en était l’entraîneur. Je suis ensuite retourné au Stella Club, avant de signer au Stade d’Abidjan. En 2001, j’ai signé à l’Esperance de Tunis (Tunisie). Après deux saisons là bas, j’ai été prêté à Al Ain Club (Emirats Arabes Unis), avant de revenir en Tunisie, à l’Etoile du Sahel. En 2005, j’ai commencé ma carrière européenne par la France, au Havre AC. J’ai passé deux saisons dans l’Hexagone puis je suis revenu aux Emirats Arabes Unis en 2007, dans le club d’Al Nasr Dubaï. Depuis 2008, j’étais en France où j’ai joué respectivement au FC Sochaux (2 saisons), au RC Strasbourg (1 saison) et au SM Caen (4 saisons).

 Pourquoi n’avez-vous pas arboré la tunique jaune et noir ?

Je n’ai malheureusement pas pu intégrer l’équipe première de l’ASEC Mimosas, parce que j’étais très jeune et pas assez « mur »pour une équipe qui regorgeait déjà d’énormes talents. J’ai néanmoins beaucoup appris à m’entraîner aux côtés de mes ainés de l’époque. Ce qui a fait que, lorsque je suis retourné au Stella Club, j’étais un cran au dessus du lot. Ça  a été un passage qui m’a beaucoup aidé dans le courant de ma carrière.

 Bien avant, vous connaissez l’ASEC Mimosas, parce que votre père, y a été joueur. N’est-ce pas ?

Oui. Mon père a joué à l’ASEC Mimosas. Par amitié pour le président Emile DERVAIN (ndlr : Président Central de l’ASEC Mimosas 1975-1977), il m’a donné le nom Emile. Je suis donc un enfant du club Jaune et Noir.

 Depuis plus de deux mois, vous prenez part aux séances d’entraînements avec l’équipe première de l’ASEC Mimosas. Sol Béni est-il l’endroit unique pour maintenir votre forme ?

J’ai choisi de m’entraîner avec l’ASEC Mimosas parce que c’est un club sérieux qui possède les infrastructures adéquates pour un travail de haut niveau. Je ne le dit pas pour injurier les autres clubs mais l’ASEC Mimosas reflète mieux ce qui a de mieux dans le professionnalisme.

L’encadrement technique dirigé par TRAORE Siaka m’a permis d’intégrer les séances de l’équipe première. Ce qui est vraiment l’idéal pour moi. Dès que j’aurais un avis favorable d’un club, je serai en mesure de répondre présent, sûr de ma bonne condition physique.

 Comment se déroule ces séances d’entraînement ?

Ça se passe bien sur le terrain comme en dehors. Je parle beaucoup avec mes jeunes frères. Je leur explique comment s’y prendre pour mener une bonne carrière de footballeur. Ils ont vraiment l’oreille attentive. Ils ont la chance d’avoir un entraîneur de la trempe de Gigi qui a des connaissances que certains entraîneurs européens n’ont pas. Les jeunes doivent beaucoup profiter de son expertise.

 Quel est votre avis sur cette équipe de l’ASEC Mimosas que vous pratiquez depuis deux mois?

C’est un bon groupe qui montre son envie de bien faire. Mais je pense qu’il doit être un peu plus rigoureux et faire violence sur lui-même pour atteindre les différents objectifs. En un mot, il faut que ce groupe relève le défi mental pour affirmer sa supériorité et s’imposer aux autres. Ils ont tout ce qu’il faut sur place, à Sol Béni.

 Imaginez-vous encore en sélection nationale ?

(Rire…) Non, plus maintenant. Il ne me reste plus grand-chose à faire dans le football. Je consacre ces dernières années à prendre du plaisir pour finir tranquillement ma carrière et me consacrer à mes affaires personnelles.

 Croyez-vous aux chances des Eléphants, logés dans la poule C, d’accéder au second tour du Mondial 2014 ?

La Côte d’Ivoire a de sérieuses chances de passer le premier tour, si et seulement si, tout le monde s’y met dès maintenant. A ce stade de la compétition, toutes les équipes se valent. Il ne faut donc rien négliger.

 Pourrait-on voir TRAORE Kandia signer à l’ASEC Mimosas avant la fin de sa carrière ?

Pourquoi pas ? Tout est possible dans la vie. Je suis un enfant de l’ASEC Mimosas. Je joue maintenant pour, plus prendre du plaisir que pour amasser de l’argent.

 Voulez-vous dire que vous êtes plein aux as ?

Non, mais j’ai des affaires qui pourraient me permettre de vivre une retraite paisible.

 Quelles sont vos vœux pour la nouvelle année ?

Je formule mes vœux de réelle santé à tous les Ivoiriens. Parce que la santé est primordiale à toute action. Je souhaite également bonne chance à tous et que Dieu aide chacun dans ses entreprises.

Je remercierais également les dirigeants de l’ASEC Mimosas, en particulier les présidents Roger OUEGNIN, Francis OUEGNIN et BADRA Aliou, qui m’ont ouvert les portes de Sol Béni et pour l’accueil qui m’a été réservé. Merci également au staff de l’encadrement technique dirigé par Gigi.

Bonne année 2014 à tous.

LAISSER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

deux × 2 =