« Je suis heureux de découvrir Sol Béni »

Guy ROUX (Ex-Entraîneur de l’AJ Auxerre, du RC Lens, Consultant sportif à Canal + et parrain du TIDA 2013) s'est rendu à Sol Béni lors de son séjour à Abidjan dans le cadre du TIDA. Il a accordé une interview à RJN.

– Vous êtes à Abidjan dans le cadre de la deuxième édition du Tournoi International du District d’Abidjan (TIDA) dont vous êtes le parrain. Quel est votre regard sur ce genre de tournoi ?

– C’est formidable d’avoir pu réunir 8 équipes, à cette période de l’année, surtout l’équipe du Barça. Parce que je suppose que leurs jeunes participent à un championnat de leur catégorie. Il a donc fallu qu’ils se libèrent pour participer à cette deuxième édition du TIDA. Le climat aussi est favorable à la pratique du football. On n’est pas encore dans une saison très chaude où il faut marcher au lieu de courir sur le terrain. Je pense qu’on verra encore de très bons matches ce vendredi et demain samedi.

 – Pour un formateur de votre trempe, le TIDA est une aubaine pour observer de jeunes talents africains…

– Ce n’est pas une aubaine parce que je n’entends pas profiter de ce tournoi pour mon club ou pour quiconque, sinon pour m’instruire de ce qui se fait dans le monde. J’entends simplement profiter pour mon plaisir de voir des garçons pratiquer un bon football, faire des exploits et des choses qui intéressent un ancien entraîneur.

 – Qu’est-ce que la présence d’une grande personnalité du football comme vous peut apporter à un tournoi comme le TIDA ?

– Ce matin (NDLR, Jeudi 5 décembre 2013), nous avons eu un débat avec les jeunes, avec les éducateurs et les journalistes. C’était très intéressant parce que c’était un débat ouvert avec parfois des questions qui fâchent. J’ai essayé d’y répondre le mieux possible, d’ouvrir des pistes au niveau des idées pouvant permettre de vaincre les obstacles au progrès. L’un des principaux thèmes dont on me parle depuis hier soir, c’est le fait que la merveille technologique qu’est la télévision par satellite qui diffuse les meilleurs matches du monde entier prive les clubs et le football ivoirien du public qu’ils attiraient auparavant. C’est un problème général dans le monde. Aujourd’hui, si on veut attirer le public, il ne faut plus jouer les matches dans l’après-midi, mais en nocturne. Il y a d’autres solutions qui consistent à trouver des moments dans la journée où il n’y a pas de foot à la télé, par exemple entre 9h00 et 11h00 du matin pour voir si votre public va revenir.

 – Avez-vous le sentiment que le football africain a franchi un palier important ?

– Absolument. Ce football est en progrès constant. Il y a de plus en plus de structures de formation de jeunes footballeurs africains, même si elles ne sont pas toutes bonnes. Mais des Académies de références comme celles de l’ASEC Mimosas et de Feyenoord Football Academy de Karel BROKKEN, au Ghana, sont assez estimables et nobles au plan moral et didactique. Je souhaite que les Académies se transforment en clubs et participent aux différents championnats du continent. A partir de là, on ne fera plus n’importe quoi.

 – Demain (NDLR, l’interview a été réalisée hier jeudi 5 décembre) on procèdera aux tirages au sort des phases finales de la Coupe du monde de la FIFA 2014, comment voyez-vous les chances des représentants africains ?

– On est à 24 heures du tirage au sort. Attendons, puis prenons un crayon et notons. Après on pourra dire tel groupe est facile tel autre est difficile et ainsi de suite. Mais je pense que le Nigéria ou le Ghana peuvent sortir des matches de poules. Votre équipe peut passer aussi parce qu’elle a des joueurs expérimentés avec beaucoup de talent. Elle a aussi un très bon entraîneur que vous allez arrêter de chahuter après le tirage au sort.

 – La limite de l’Afrique, c’est très souvent les quarts de finale. Pensez-vous qu’en 2014, un représentant africain pourra disputer les demi-finales ?

– Si vous avez une seule équipe en quarts de finale, ce sera le quitte ou double. Mais si vous avez deux équipes qui atteignent cette étape, cela doublera vos chances de qualifications pour les demi-finales.

 – Que devenez-vous aujourd’hui après avoir mis un terme à votre longue carrière d’entraîneur ?

– Je suis un homme extrêmement chanceux accueilli aujourd’hui en Côte d’Ivoire et en ce moment même à Sol Béni, le complexe sportif de l’ASEC Mimosas. J’ai un avenir immédiat formidable puisque j’ai l’occasion d’assister ce week-end à une belle compétition des centres de formations. Et puis j’ai une santé convenable pour mon âge et j’espère que cela va durer pour me permettre de fréquenter les terrains pendant longtemps encore.

 – Vous venez de visiter Sol Béni. Quelles sont vos impressions ?

– Je ne connaissais pas Sol Béni. Je viens de le découvrir et j’en suis très heureux.

Interview réalisée par Roger Stéphane SE (Source RJN)

 

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