« A l’ASEC, c’est le professionnalisme à tous les niveaux »

GAOTE Guy-Marc a remporté la Ligue des champions 1998 avec l’ASEC Mimosas. Aujourd’hui entraîneur de l’équipe de football Santa Cruz d’Angré, il espère réussir une belle carrière dans ce métier qu’il vient d’embrasser. Mais pour GAOTE, ses moments passés à l’ASEC Mimosas restent inoubliables. Voici ce qu’il nous a confié.

 GAOTE Guy-Marc, que devenez-vous ?

Je suis l’entraîneur de l’équipe de football appelée Santa Cruz. Cette équipe est basée à Angré et elle évolue en D3. Je l’entraîne depuis 3 mois.

 Que faisiez-vous avant de vous occuper de l’encadrement technique de Santa Cruz ?

Je suis le consultant Afrique de Guessan Servais Konan Consulting (GSK Consulting). C’est une structure basée à Strasbourg, en France et qui gère la carrière des footballeurs. Elle appartient à KONAN Kan Servais, un ancien joueur du Stade d’Abidjan qui a ensuite évolué à l’Olympique de Marseille. Avant de m’occuper de l’encadrement technique de Santa Cruz, je ne travaillais que pour GSK Consulting. Aujourd’hui, je concilie les deux activités qui font partie du même domaine.

 Vous avez remporté la Ligue des champions avec l’ASEC Mimosas, en 1998.

Quels souvenirs gardez-vous de cette victoire historique ?

Je garde un très bon souvenir de mon passage à l’ASEC Mimosas et surtout de cette victoire historique pour le club jaune et noir, en Ligue des champions. Cette consécration continentale était très attendue par les Actionnaires et nous avions réussi à la leur offrir. C’était un moment d’immense bonheur. On avait un grand Président, Me Roger OUEGNIN, qui était toujours présent derrière nous pour nous motiver. On avait un excellent entraîneur, Luis Oscar FULLONE, qui était aussi un grand psychologue. Oscar savait parler aux joueurs pour les gagner à lui et tirer le meilleur d’eux. On avait un groupe extraordinaire avec des joueurs de talent et de caractère qui entretenaient une bonne ambiance. On avait enfin un public formidable, les Actionnaires, qui nous poussait à nous sublimer. C’étaient des moments extraordinaires que nous avons vécus. Je ne les oublierai jamais.

 Quel a été votre parcours après l’ASEC Mimosas ?

Après notre sacre en Ligue des champions, je suis parti pour la France où j’ai évolué, en 1999, à Viry-Châtillon, en CFA 1. Je suis revenu ensuite à Abidjan où j’ai joué deux saisons au Satellite FC (en 2000 et en 2001). Puis, j’ai opté pour le Stella Club (en 2001 et en 2002) avant de porter les couleurs de l’Africa Sports de 2002 à 2005. Après l’Africa Sports, je suis parti pour le Maroc où j’ai posé mes valises au Chabab de Massira (D1) de 2005 à 2007. Après le Chabab, j’ai joué au Tyad de Tanger, de 2007 à 2009. C’est au Tyad que j’ai contracté une blessure au genou qui a mis fin à ma carrière de joueur. Je suis resté au Maroc après ma carrière. C’est là-bas que KONAN Kan Servais m’a contacté pour travailler avec lui.

 Après votre départ de l’ASEC Mimosas, reveniez-vous souvent à Sol Béni ?

Non, je n’en avais pas eu l’occasion jusqu’à mon départ pour le Maroc. Aujourd’hui, je constate que le cadre a beaucoup évolué. De nouveaux bâtiments comme l’Hôtel de Sol Béni, la Maison de la Communication, le deuxième dortoir de l’Académie n’existaient pas en 1998. Cette image de l’ASEC Mimosas fait plaisir. Cela montre que dans ce club, c’est toujours le professionnalisme à tous les niveaux. Quand nous étions joueurs, on nous apprenait ici à être de bons professionnels. Cela m’a énormément aidé durant ma carrière de joueur et même aujourd’hui dans la vie de tous les jours. Je le dis à mon entourage, quand on passe par l’ASEC Mimosas, on apprend à donner beaucoup et on reçoit beaucoup également. Aux joueurs, ce club offre tout ce dont un footballeur recherche pour son épanouissement.

Quels sont vos rapports avec les dirigeants de l’ASEC Mimosas ?

J’ai gardé de très bonnes relations avec le PCA, Me Roger OUEGNIN et tous ses collaborateurs. Je me souviens que lorsque je jouais au Maroc, j’appelais très souvent le Président-Délégué Francis OUEGNIN pour le saluer.

 Comment jugez-vous le niveau des équipes de l’ASEC Mimosas qui ont succédé à celle de votre génération ?

Pour remporter la Ligue des champions, nous avions été très costauds dans la tête et physiquement. Nous étions une équipe arrivée à maturité. Nous aimions l’ASEC Mimosas, nous servions ce club avec amour et abnégation. Les générations qui ont suivi n’ont plus la même mentalité, le même amour pour le club. Pourtant, elles doivent prendre conscience que jouer à l’ASEC Mimosas, c’est porter le maillot d’un très grand club. Cela devrait les motiver à donner le meilleur d’eux-mêmes et à élever leur niveau. J’ai suivi l’ASEC Mimosas, ces dernières années, quand je suis revenu en Côte d’Ivoire. Je dois vous dire que le niveau de l’équipe n’est pas digne de l’ASEC Mimosas. Mais vers la fin de la saison dernière, elle a montré un visage encourageant qu’elle devra améliorer pour faire revenir les Actionnaires.

 Quels sont vos meilleurs souvenirs en tant que joueur ?

C’est incontestablement la victoire en finale de la Ligue des champions, le dimanche 13 décembre 1998, au Stade FHB.

 Et votre mauvais souvenir ?

C’est d’être parti de l’ASEC Mimosas d’une manière que je n’avais pas voulue, après notre sacre en Ligue des champions.

 Quel est votre dernier mot ?

Je suis un enfant de l’ASEC Mimosas et je le resterai toute ma vie. De près ou de loin, je suis toujours de cœur avec ce club que j’aime et que je serai toujours prêt à servir.

 

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