« Mon amour pour l’ASEC est incommensurable »

Par sa loyauté, sa disponibilité et son abnégation pour le travail bien fait, El Hadj SAMAKE Siaka appelé « Do Ropero » ou encore « Prési » a démontré à plusieurs reprises qu’il était  l’un des plus fidèles serviteurs de l’ASEC Mimosas. Depuis plus de 30 ans, cet apprenti –tailleur de formation se donne corps et âme au service du club de son cœur. Le « Salon des Actionnaires » sur RJN lui a ouvert une lucarne dans laquelle il dit tout sur la relation entre l’ASEC Mimosas et lui. 

D’où vous vient le surnom Do Ropero qui vous colle bien à la peau ?

Do Ropero provient de l’entraîneur GABO Gérard.  De retour d’un voyage au Brésil, il m’a appelé ainsi parce que, dit-il, c’est ainsi qu’on appelait un intendant qu’il aurait connu là-bas et qui me ressemblait un peu.

 

Pourquoi vous appelle- t-on,  également « Président » ?

On m’appelle « Président », parce que je suis le président d’un centre de formation de football qu’on appelait « Les Inconditionnels d’Adjamé ». Aujourd’hui, ce centre porte le nom  « Sylla et Frères ». C’est de là que sont issus les joueurs TOURE Kolo Abib, Aruna DINDANE, DANSOKO Mamady (Madinho), DIABY Abdramane, KONE Ibrahim (Bramko) et autres.

 

Pourquoi as-tu cédé ces joueurs à l’ASEC Mimosas ?

Tout simplement parce que je suis un employé de l’ASEC Mimosas et que le PCA, Me Roger OUEGNIN, m’apporte un soutien financier pour l’entretien de ce centre de formation.

 

Comment êtes-vous arrivé à l’ASEC Mimosas ?

J’étais d’abord un apprenti tailleur à Adjamé, quartier Dallas. Très souvent, deux joueurs de l’ASEC Mimosas, BAWA Paul et KIGNELENAN Hyacinthe, venaient  raccommoder leurs vêtements à notre atelier. Mon patron me confiait cette tâche parce que je suis un grand fan de l’ASEC Mimosas. Et c’est avec un réel plaisir et gratuitement que je m’exécutais. Un jour, j’ai fait savoir mon désir de travailler à l’ASEC Mimosas à ces deux joueurs. Je suis donc allé avec eux  à l’entraînement de l’ASEC Mimosas, à l’Ecole de la Gendarmerie. Là bas, j’ai été présenté  au Président TOURE Mamadou qui était venu suivre la séance d’entraînement du jour. Ce dernier m’a dit d’aller rencontrer le Président Francis OUEGNIN, dont les bureaux se trouvent au Plateau, à l’immeuble « Le Paris ».  Le Président Francis OUEGNIN m’a reçu et m’a recommandé à l’entraîneur Bernard VINC. C’est à partir de là, que j’ai intégré le staff de l’ASEC Mimosas en étroite collaboration avec Modeste le masseur et Soko, le chauffeur.

 

En quoi consistaient vos tâches à l’ASEC Mimosas ?

Mon objectif premier était d’intégrer l’ASEC Mimosas. Peu importait ce que j’allais y faire. J’étais  prêt à tout. Une fois  intégré,  je récupérais les équipements d’entraînement des joueurs pour les laver. Ensuite, je secondais  Paul GOGOUA dit Pablo  qui s’occupait de la logistique et de l’achat des équipements sportifs pour les joueurs. Après le départ de Pablo, le président  Francis OUEGNIN m’a renouvelé sa confiance en me confiant le rôle de Pablo. Je suis donc devenu l’homme de confiance qui faisait les emplettes du club.

En 1990, avec l’arrivée du PCA, Me Roger OUEGNIN et la réorganisation de l’ASEC Mimosas, j’ai été confirmé à l’Intendance comme Intendant Général Adjoint pour aider dans sa tâche, l’Intendant Général, Hyacinthe Coulidiati.

 

Comment se déroule la collaboration avec l’Intendant Général ?

Hyacinthe est mon patron et j’ai beaucoup appris avec lui. La confiance entre lui et moi est mutuelle. Je ne suis pas allé à l’école, mais avec sa franche collaboration et mon intelligence,  je m’en sors aisément, alors que ce n’est pas évident pour la gestion du matériel d’un grand club comme l’ASEC Mimosas.

 

En 2007, tu as suivi un stage de formation d’intendant à Londres. Comment cela a-t –il été possible ?

Ce Stage a été sollicité par l’ASEC Mimosas en collaboration avec TOURE Kolo Abib, l’ex-Mimos qui évoluait à Arsenal. Ce stage a été dirigé par l’intendant de l’équipe d’Arsenal et pendant une semaine, j’ai vécu ce qu’était l’intendance au niveau du professionnalisme. Ce serait peu vous dire que d’affirmer que j’ai énormément appris.

 

Vous avez aussi un rôle de policier  qui consiste à faire respecter les règlements intérieur du club par les joueurs. Quelles sont vos relations avec ces joueurs?

Ce sont de très bonnes relations. Je n’ai pas pour vocation de sanctionner les joueurs. Chacun doit faire le travail qui lui incombe. Si les joueurs suivent les règles, ils ne seront jamais sanctionnés. Dans toutes organisations, il faut un minimum de discipline pour espérer atteindre les objectifs fixés. C’est aussi cette discipline qui fait de l’ASEC Mimosas, un club particulier et bien organisé.

 

Plus  de 30 ans au service de l’ASEC Mimosas. Qu’est-ce qui explique cette loyauté ?

C’est tout simplement l’amour que je porte au club jaune et noir. C’est un amour incommensurable. Quand on fait quelque chose avec amour, on n’a pas d’autres justificatifs à donner. On laisse parler son cœur.

 

Quel est votre meilleur souvenir à l’ASEC Mimosas ?

Mon plus beau souvenir à l’ASEC Mimosas est incontestablement notre succès en finale de la Ligue des champions de la CAF en 1998, face aux Zimbabwéens de Dynamos FC de Harare. Il y a aussi, le jour où le Président Roger OUEGNIN m’a informé de l’acquisition total de Sol Béni. Je n’en croyais pas mes oreilles. Il a fallu que le président me fasse venir à son bureau pour me présenter les papiers de l’acquisition.

Ce jour là, j’ai dit au président: « Tu es un homme fort ».

 

Que représente Sol Béni pour toi ?

Sol Béni est la plus belle acquisition du club. Il faut remercier Me Roger OUEGNIN, grâce à qui l’ASEC Mimosas à un « toit » aujourd’hui. C’est une grande fierté pour tous ceux qui se réclament de l’ASEC Mimosas.

 

Quelle est la génération de joueurs de l’ASEC Mimosas qui vous a le plus marqué ? 

C’est la génération des années 1997 – 1998 qui a remporté la Ligue des champions 1998, avec les Siby BADRA Aliou, GUEL Tchiressoua et autres que le PCA appelait « les tocards ». Cette génération savait relever les défis. Elle avait pour totem d’être mise au défi.  C’est une qualité qu’on trouve rarement de nos jours dans nos différents clubs.

 

Une journée de travail à Sol Béni avec Do Ropero. Comment se déroule-t-elle?

J’arrive à Sol Béni aux environs de 7h du matin. Je m’assure de la bonne tenue des équipements sportifs et du matériel avant  l’arrivée du car de ramassage des joueurs, aux environs de 8h. Je vérifie également  la présence effective des joueurs. Après l’entraînement, je m’assure du rangement de tout le matériel mobilisé pour les entraînements. C’est après le départ des joueurs que je rentre à la maison.

 

Que pensez-vous de TRAORE Siaka, l’entraineur de l’ASEC Mimosas ?

TRAORE Siaka a été un très bon formateur et il a un bon vécu dans les compétitions sur le plan local. Il aime son métier et est beaucoup travailleur. Je crois que cette saison, avec tout le dévouement qu’il met à la tâche, lors des séances d’entraînement, et le groupe qui, peu à peu, retrouve ses repères,  nous reprendrons le titre de champion de Côte d’Ivoire. 

 

Quel est votre dernier mot ?

Mes derniers mots vont à l’endroit du PCA Me Roger OUEGNIN, aux Vice-présidents, Francis

OUEGNIN et Me KONE Mamadou à qui je réitère mes vœux de bonheur et de longévité. Je souhaite également du bonheur à tous les membres du staff technique  et à tous les travailleurs de club.

Que Dieu veille sur l’ASEC Mimosas !

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