« L’ASEC, une famille extraordinaire »

Défenseur central  international de l’ASEC Mimosas, FALLET Vilasco est l’un des meilleurs défenseurs de sa génération. Résidant désormais aux Etats – Unis d’Amérique, il a passé ses Vacances 2013, à Abidjan, le mois dernier. RJN a profité de l’occasion pour le recevoir dans son émission des immortels de l’ASEC Mimosas, « le Salon des Actionnaires», le samedi 21 septembre dernier. Voici ce qu’il a confié.
Pourquoi êtes-vous parti aux Etats-Unis 1994 et quel est votre statut là-bas ?

Après la CAN 1994, en Tunisie, j’ai décidé de mettre fin à ma carrière de footballeur professionnel pour prendre un nouveau départ. C’est ainsi que j’ai quitté Abidjan en décembre 1994 pour les Etats-Unis. Là bas, par la grâce de Dieu, j’ai eu la chance d’avoir mes papiers en règle et j’ai obtenu un boulot dans les transports publics. Aujourd’hui, je compte ouvrir mon entreprise de Sport et management.

En quoi consiste votre travail dans les transports publics ?

Je suis Responsable d’Initiation de tâches parmi lesquelles l’instruction des chauffeurs sur certains aspects de la conduite en transport en commun et l’évacuation des populations en cas d’incident dans une station de métro.

Comment s’est déroulée votre intégration aux USA ?

Mon statut d’ancien joueur de l’ASEC Mimosas et des Eléphants de Côte d’Ivoire a beaucoup contribué à  mon intégration rapide. J’ai trouvé sur place de nombreux  sympathisants de l’ASEC Mimosas qui m’ont aussitôt adopté et rendu plus facile mon intégration.

Comment êtes-vous arrivé à l’ASEC Mimosas ?

Jouer à l’ASEC Mimosas était un rêve d’enfance.  J’y suis entré par l’entremise de mon ainé de quartier, N’Diaye Aboubacar (Paix à son âme) qui nous a invités à l’entraînement de l’équipe de l’ASEC Mimosas à l’Ecole de la Gendarmerie, à Cocody, en 1981. Les tests se sont déroulés et mon ami N’DAMANAN Grah Théodore et moi avions  été retenus.

Vous souvenez-vous de votre premier match avec l’équipe fanion de l’ASEC Mimosas et quelles en étaient les circonstances ?

J’ai disputé mon premier match avec l’équipe fanion de l’ASEC Mimosas contre le Stade d’Abidjan, dans un stade FHB plein à craquer et qui recevait en deuxième rencontre l’opposition Africa Sports – Stella club. Ça été un moment inoubliable où j’ai côtoyé des personnalités du sport et du monde du showbiz.  J’ai été très motivé à la suite de ce match parce que j’avais reçu des félicitations de coéquipiers et d’adversaires.

Quel était le secret du petit défenseur (1m74 pour 70kg) que vous étiez, pour contrer de colosses attaquants adverses, tels que Rashidi YEKINI de l’Africa Sports ou Daniel AMOKACHI de Ranchers Bees de Kaduna et autres ?

En toute chose, il faut avoir recours à l’intelligence en y mettant du sérieux et de la discipline. C’est cet avantage que j’ai réussi à développer pour compenser mon petit gabarit en défense centrale. Je me suis dit que, sur un terrain de football, plus tu fais courir le  ballon, plus tes gestes techniques et ta  vision de jeu sont parfaits, et tu es sûr de faire un bon match.

Vous étiez également un spécialiste des penalties que vous exécutiez toujours en force. Pourquoi avez-vous adopté cette méthode de shoot ? 

J’avais adopté cette méthode de frappe parce que,  c’était la meilleure manière pour transformer en but, les penalties. Le gardien a beaucoup moins de chance d’arrêter ce genre de tir. Je ratais rarement les penalties. Ceux qui n’entraient pas étaient repoussés par la barre transversale.

Vous aviez aussi la particularité de troquer votre survêtement contre une tenue traditionnelle de chasseur dozo, lors des derbys ASEC Mimosas-Africa Sports. Pourquoi donc ?

Les derbies ASEC Mimosas-Africa Sports étaient des matches particuliers. Tout le monde était scotché devant la télévision pour ne rien rater de ce match. C’était l’événement. Il fallait donc le marquer de son empreinte. A chaque derby, j’engageais des discussions avec des camarades supporters de l’Africa Sports, à qui je lançais des défis sur mes faits et gestes pour battre l’Africa Sport. Cela influençait ceux qui y croyaient et c’était tant mieux pour moi.

Quel est votre meilleur souvenir à l’ASEC Mimosas?

J’ai plusieurs bons souvenirs de l’ASEC Mimosas. Mais, mes dernières années avec l’entraîneur Philippe TROUSSIER ont été vraiment une belle époque. J’ai senti une présence permanente des Actionnaires à nos côtés. L’ASEC Mimosas était une famille extraordinaire qui a permis d’obtenir tout ceci à Sol Béni.

Comment expliquez-vous le grand succès de l’ASEC Mimosas à cette époque ?

Avec l’organisation mise en place par le PCA Me Roger OUEGNIN, la présence de Philippe TROUSSIER et de joueurs d’expériences venus de l’Europe et d’autres clubs, tout était réuni pour que l’ASEC Mimosas brille. Ce n’était pas de l’improvisation. L’obtention de la Ligue des champions, en 1998, est l’une des résultantes de ce travail de longue haleine.

Que représente l’ASEC Mimosas pour FALLET Vilasco ?

L’ASEC Mimosas est ma famille. J’ai passé une grande partie de ma vie dans l’environnement de ce grand club. J’ai de bons rapports avec ses dirigeants. Chaque fois que, j’en ai l’occasion, je viens à Sol Béni pour saluer les dirigeants et les travailleurs de l’ASEC Mimosas.

LAISSER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

dix-sept + dix-neuf =