Les mémoires de KLE Weuli, ‘‘le Grumier’’

KLE WEULI Mathias, l’ancien défenseur polyvalent de l’ASEC Mimosas, s’est reconverti au métier d’entraîneur de football. Il est précisément formateur à l’Académie MimoSifcom depuis 2005 aux côtés de Julien CHEVALIER, le Responsable de la formation du club jaune et noir. KLE Weuli nous livre ses mémoires.

MES DEBUTS A L’ASEC MIMOSAS

« Je suis arrivé au centre de formation de l’ASEC Mimosas, en 1983. J’ai été recruté dans la catégorie des cadets par SYLLA Mamadou dit BAB, l’entraîneur principal de ce centre et son adjoint BAMOGO Boukaré qui exerce encore aujourd’hui à l’Académie MimoSifcom. Après, BAB a été promu entraîneur de l’équipe sénior du club. Il a été remplacé par Mangué CISSE, un ancien milieu de terrain international de l’ASEC Mimosas qui venait de rentrer de France. Quand BAB nous avait recrutés, nous étions 18 joueurs. Lorsque Mangué CISSE est arrivé, il nous a fait subir de nouveaux tests. Et sur les 18 que nous étions, il n’en a retenu que 7. Et je faisais partie des heureux élus. Mangué CISSE s’occupait des juniors. J’étais dans le groupe des cadets qu’encadrait BAMOGO Boukaré. J’ai fait mes armes chez les cadets, puis chez les juniors de 1983 à 1985. Je suis de la génération des Adama KONATE et OUATTARA Kanigui, nos deux gardiens de but, FALLET Vilasco Faustin, les frères BRINDOU Jeannot et Edmond, les frères KRAGBA Gnandou Constant et KRAGBA Djédjé Darius, BEDA BEDA Théophile, TRAORE Nébié Alassane, notre capitaine, BASSOLE Michel,  BAMBA Bangaly dit le Général, ALOU Tanoh, Mory TALLA, DIABATE Mamadou, Edi Kacou Michel et autres».

MON PREMIER MATCH OFFICIEL AVEC LES SENIORS

« J’ai été surclassé pour disputer mon premier match officiel en équipe première. C’était en 1985, sous la présidence de TOURE Mamadou. Nous devions jouer la dernière journée du championnat contre l’Africa Sports d’Abidjan qui dominait sans partage le football ivoirien, à l’époque. Une semaine auparavant, nous, les juniors, avions joué un match amical contre l’équipe sénior des N’DIAYE Aboubacar, ZARE Mamadou, OUGA BI Tozan Germain, KOFFI Kouadio Jules, ADJOUKOUA Gaston dit Kamikaze et autres. Nous les avions contraints au nul blanc. J’avais joué dans l’axe contre N’DIAYE Aboubacar, le grand attaquant mimosas de l’époque que j’avais réussi à neutraliser. J’avais fait une bonne impression à l’entraîneur SYLLA Mamadou. Quelques jours plus tard, j’étais au cours, au Collège Pascal de Marcory où le Coach BAMOGO Boukaré m’avait trouvé une place. OUATTARA Siriki, aujourd’hui chauffeur du PCA Me Roger OUEGNIN, était venu me chercher avec le car de l’ASEC Mimosas. Il m’a dit que l’entraîneur SYLLA Mamadou avait besoin de moi  au terrain de la SOTEXI où nos seniors s’entraînaient. C’est comme ça que j’ai commencé à m’entraîner avec l’équipe première. La petite anecdote, c’est que l’entraîneur BAB a décidé de me titulariser à la place du grand ADJOUKOUA Gaston. Mais j’ai failli refuser de jouer ce grand derby contre l’éternel rival. Parce que la pression était très forte. L’entraîneur BAB, puis les coéquipiers, puis le Président TOURE Mamadou, en personne, me disaient que le côté droit de l’Africa Sports où jouaient GNAHORE Depié Emile (latéral droit) et KOUASSI N’Dri (Ailier droit rapide et technique) était le point fort de cette équipe. Je devais jouer latéral gauche pour neutraliser ces deux adversaires. Tout le monde me disait que si je réussissais à le faire, nous gagnerions le match. J’ai commencé à avoir peur. Je me disais pourquoi me confier une si lourde responsabilité contre la meilleure équipe de Côte d’Ivoire ? Mais le grand frère ADJOUKOUA Gaston avec qui je partageais la chambre m’a rassuré en me donnant des conseils. J’ai accepté de jouer et j’ai verrouillé notre couloir gauche. Ce fut même facile finalement grâce à l’encadrement et au conseils des aînés durant le match. On a gagné (2-1). C’est comme ça que j’ai obtenu ma place en équipe senior où j’ai évolué de 1985 à 1989. C’est en 1990 que je suis allé au Sporting Club de Gagnoa avec l’entraîneur TRAORE Idrissa dit Saboteur. J’y suis resté un an et demi (1990-1991) avant d’opter pour le Stade d’Abidjan (1992-1993). J’ai évolué ensuite au Sabé Sport de Bouna qu’entraînait le coach BAMOGO Boukaré (1994-1995). J’ai terminé ma carrière au Lazer FC du Président Ali KAFAL, aujourd’hui membre du Conseil d’Administration de l’ASEC Mimosas».

BAMOGO BOUKARE EST UN PERE POUR MOI

« J’ai connu trois encadreurs au centre de formation de l’ASEC Mimosas. SYLLA Mamadou dit BAB, BAMOGO Boukaré et Mangué CISSE. J’ai beaucoup appris et progressé dans le jeu sous ces trois formateurs. Mais le coach BAMOGO Boukaré m’a beaucoup apporté. Je le considère comme mon père. C’est réellement lui qui m’a tout appris avec ses méthodes qui aidaient les jeunes à progresser. Quand on regarde l’équipe de l’ASEC Mimosas qui a remporté la Ligue des champions, en 1998, on y trouve cinq joueurs de la dernière génération qu’il a formée en l’occurrence le Capitaine GUEL Tchiressoua, SAM Abouo Dominique, BOTI Bi Irié Charles, KOUASSI Jean-Marie et KAMARA Vassanogo Youssouf ».

PASCAL THEAULTEST UN GRAND FORMATEUR

« Quand je me suis reconverti au métier d’entraîneur, j’ai travaillé d’abord avec Mangué CISSE, à l’ECAF, son centre de formation. Puis, avec la permission du Président Roger OUEGNIN, je suis venu faire des stages auprès de Michel DECASTEL, alors entraîneur principal de l’ASEC Mimosas et son adjoint AMANI Yao. Puis, Idrissa TRAORE dit Saboteur m’a présenté, en 2002, à Pascal THEAULT qui m’a pris dans son premier staff pour la détection de jeunes talents en 2003. C’est 2 ans plus tard que Pascal THEAULT m’a fait appel comme intendant de l’Académie MimoSifcom. Après, il m’a permis d’être l’un de ses adjoints. THEAULT est un grand formateur. BAMOGO Boukaré, AMANI Yao et moi-même avons  beaucoup appris à ses côtés. Après lui, j’ai travaillé avec Walter AMMANN qui a continué le travail de Pascal THEAULT. Avec Walter AMMANN, on a beaucoup travaillé la technique individuelle pour aider les jeunes à progresser dans le jeu. Aujourd’hui, je travaille avec Julien CHAVALIER qui nous apporte des connaissances nouvelles. Julien CHEVALIER se situe dans la continuité de Pascal THEAULT et de Walter AMMANN ».

MES MEILLEURS ET MES MAUVAIS SOUVENIRS

« Mes meilleurs souvenirs sont d’abord mon baptême du feu en équipe première contre l’Africa Sports, en 1985 ensuite, ma première sélection en équipe nationale espoir, en 1991, contre le Nigéria et enfin ma première sélection en équipe nationale A contre le Bénin également, en 1991. Je n’ai malheureusement pas pu disputer ce match contre le Bénin, à cause d’une blessure, mais j’en garde un très bon souvenir.

Mon mauvais souvenir reste la finale de la Coupe UFOA que nous avons perdue, en 1989, à Bouaké, contre Ranchers Bees de Kaduna (Nigeria). Nous avions perdu lourdement (3-1) au match aller, à Kaduna. Et au match retour, malgré notre victoire (2-1), nous n’avions pas pu renverser la vapeur, à Bouaké. Ce fut un échec très douloureux pour moi».

L’ASEC D’AUJOURD’HUI

« L’ASEC Mimosas a pris de l’envergure sous le Président Roger OUEGNIN. Elle est sans commune mesure avec ce club dans lequel nous jouions à notre époque. Son évolution est spectaculaire. Mais il faut élever le niveau de l’équipe professionnelle pour en faire l’une des meilleures du continent. Dans ce cadre, je salue le travail de TRAORE Siaka dit Gigi. Il m’impressionne au vu du travail qu’il a réalisé la saison dernière. Il est à respecter et à féliciter. Je lui souhaite une excellente saison, en 2014».

 

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