‘‘ Ce que je deviens’’

TOURE Mamadou peut être considéré comme un champion d’Afrique 1998 avec l’ASEC Mimosas parce qu’ayant participé à tous les matches des phases éliminatoires.  Reconverti au métier d’entraîneur, il vient d’obtenir sa Licence B-Fédérale d’entraîneur de football. Nous l’avons rencontré. Interview

 – Qui est Touré Mamadou ?

– Je suis un ancien milieu défensif de l’ASEC Mimosas de 1992 à 1998. J’ai participé à la finale perdue de la Coupe d’Afrique des clubs champions de 1995, face à Orlando Pirates d’Afrique du Sud et aux phases éliminatoires de la Ligue des champions, en 1998, que l’ASEC Mimosas a remportée face au Dynamos FC de Harare.

 – Que devenez-vous ?

– Je suis, depuis 2012, l’entraîneur principal de l’équipe de football du N’Zi de Dimbokro qui évolue en division 3 ivoirienne. Depuis le samedi 17 août dernier, j’ai obtenu ma Licence B-Fédérale d’entraîneur de football.

 – Après l’ASEC Mimosas, quel a été votre parcours ?

– Après mon départ de l’ASEC Mimosas, en 1998, je me suis retrouvé au FC Daoukro, avec comme entraîneur KONAN Yoboué et AMANI Yao, deux anciens de l’ASEC Mimosas. J’y ai passé 4 ans. Après, j’ai signé à l’Africa Sports qu’entraînait GBONKE Tia Martin. C’est là-bas que j’ai été opéré après une blessure aux ligaments croisés, qui a mis fin à ma carrière de footballeur, en 2002. J’ai donc décidé de me reconvertir au métier d’entraîneur.

 

– Pourquoi avoir choisi le métier d’entraîneur pour votre reconversion ?

– J’ai fait ce choix parce que je suis un passionné de football. N’ayant pas eu la possibilité de poursuivre plus longtemps ma carrière de footballeur, je me suis engagé à rendre, à mes cadets, cette expérience acquise pendant ma carrière.

 – Que s’est-il passé par la suite ?

– En 2003, j’ai été engagé comme entraîneur adjoint au FC Daoukro où j’avais gardé de bons contacts. Après le FC Daoukro, j’ai été recruté dans le championnat corpo comme entraîneur principal de la BIAO, de 2004 à 2006. J’ai senti de réelles aptitudes qui m’ont poussé à passer mes diplômes d’entraîneur. J’ai donc obtenu mon diplôme C1 d’entraîneur de football. Après ce diplôme, je me suis retrouvé au centre de formation du Stella Club aux côtés de l’entraîneur RIGO Gervais, de 2006 à 2009. En 2009, j’ai retrouvé la compétition comme entraîneur principal du Réveil Club de Daloa, en Ligue 2. J’ai malheureusement coaché seulement 4 matches de cette équipe et je suis parti à cause des divergences avec certains dirigeants. Je suis donc retourné au FC Daoukro, de 2010 à 2012. Et depuis 2012, je suis l’entraîneur principal du N’Zi de Dimbokro, en 3ème division.

 – Que retenez-vous de votre passage à l’ASEC Mimosas ?

– L’ambiance à l’ASEC Mimosas était hors du commun. J’ai intégré, très jeune, un groupe où des aînés comme AMANI Yao m’ont vraiment facilité la tâche. C’est d’ailleurs AMANI qui m’a offert ma première paire de magres à l’ASEC Mimosas. J’y ai passé de véritables bons moments, comme en 1998, quand nous avons remporté la Coupe  d’Afrique des clubs champions. Je n’ai pas disputé la finale, mais je faisais partie de l’effectif et j’avais pris part à tous les matches des phases éliminatoires de la compétition.

 – Comment jugez-vous la nouvelle génération de joueurs de l’ASEC Mimosas ?

– Je pense qu’elle a du talent, mais elle doit savoir que l’ASEC Mimosas est un grand club qui a atteint un certain niveau au point qu’elle ne peut plus se permettre certaines contre-performances. Les jeunes doivent donc travailler pour que le club garde ce statut de club phare africain.

 

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