« Je demeure ASEC Mimosas »

Défenseur international de l’ASEC Mimosas de 1991 à 1998, Sam ABOUO Dominique compte dans son palmarès les prestigieux trophées de la CAN, en 1992, et de la Ligue des champions avec l’ASEC Mimosas, en 1998.
Désormais basé en France et actuellement en vacances en Côte d’Ivoire, il fut l’invité de l’émission « Le Salon des Actionnaires » du samedi 13 juillet dernier, sur Radio JN. Voici ce qu’il a confié après l’émission.

Vous avez pris part à l’émission « Le Salon des Actionnaires ». Que pensez-vous de cette production de Radio JN ?

L’émission m’a beaucoup plu. Elle permet aux anciens de l’ASEC Mimosas de se remémorer les temps passés et permet également aux Actionnaires de retrouver, par la magie des ondes de Radio JN, leurs idoles qu’ils ont perdues de vue.

Que représente l’ASEC Mimosas pour vous ?

LASEC Mimosas représente pour moi le  bonheur d’appartenir à une grande famille. Je demeure ASEC Mimosas et si j’avais encore des ressources physiques, j’allais jouer avec l’équipe actuelle.

Que pensez-vous de Sol Béni ?

Sol Béni représente un travail énorme. Ça fait vraiment plaisir de voir qu’un tel complexe sportif est la propriété privée d’un club africain. Je tire mon chapeau aux concepteurs et aux réalisateurs.

Comment êtes-vous arrivé à l’ASEC Mimosas ?

Je suis arrivé à l’ASEC Mimosas par l’intermédiaire de BAMOGO Boukaré qui m’avait repéré lors d’un championnat de jeunes à Adjamé, en 1986. Il m’avait fait la proposition de venir avec lui au centre de formation de l’ASEC Mimosas. Au départ, j’étais réticent parce que j’étais plus basketteur que footballeur. Mais avec l’appui de mon père, il a réussi à me convaincre. J’ai commencé comme milieu offensif pour me reconvertir plus tard, sur insistance du coach  BAMOGO en défenseur central. Je ne cesserai jamais de remercier ce monsieur qui est encore en fonction à l‘ASEC Mimosas.

Vous souvenez-vous de votre premier match avec l’équipe fanion de l’ASEC Mimosas ? Quel en était les circonstances ?

J’ai participé à mon premier match avec l’ASEC Mimosas en Libye, en Coupe d’Afrique, face à Al Ittihad de Tripoli, en 1991. J’ai eu un début de match crispant couronné par un carton jaune dès la première minute. Mais mon coéquipier FALLET Vilasco m’a tout de suite recadré en me disant ceci : «  Les cartons ne sont pas faits pour les chiens. S’il faut que tu prennes le rouge, tu le prendras, mais donne toi à fond ». C’est ainsi que je me suis libéré pour faire un  bon match. Nous avons gagné à l’extérieur sur le score de 2 buts à 0. Mon intégration dans le groupe s’est faite facilement.

Vous avez connu une ascension fulgurante avec votre sélection en équipe nationale, avec laquelle vous avez remporté la CAN 1992. Comment avez-vous vécu ces moments ?

C’était fabuleux dans une bonne époque avec des hommes talentueux. Je peux simplement dire que j’étais là au bon moment.

Quel est le match qui t’a le plus marqué à l’ASEC Mimosas ?

Je dirai que c’est le match retour de la Coupe d’Afrique des clubs champions rebaptisée la Ligue des champions contre Iwuanyanwu Nationale FC d’Owerri, en 1991. Nous avons pris une raclée de 3 buts à 0 au Nigeria et personne ne croyait à un renversement de situation, au match retour, à Abidjan. Mais nous avons remonté les 3 buts à la grande équipe d’Iwuanyanwu, qui était au top de son art. Malheureusement, nous sommes tombés pendant la séance des tirs au but, avec beaucoup de regrets.

  Quel souvenir gardez-vous de votre victoire en Ligue des champions, en 1998 ?

Je me rappelle que j’avais lancé un défi au PCA Me Roger OUEGNIN qui consistait à arrêter avec la boisson et à remporter le trophée de la Ligue des champions. J’ai arrêté de boire pendant plus d’un an et nous avons remporté la finale qui nous a opposés au Dynamo FC d’Hararé. Nous avons tenu cette équipe en échec au Zimbabwé (0 – 0), avant de lui imposer notre suprématie à Abidjan (4 – 2). C’était vraiment extraordinaire.

As-tu un mot à l’endroit de tes cadets de l’équipe actuelle ?

C’est un mot d’encouragement pour leur dire qu’on ne peut pas toujours être premier. Ils ont réussi à être sur le podium, parce qu’ils ont des qualités. Il faudra encore multiplier les efforts pour atteindre maintenant le sommet.

 

Interview Clément Diakité
Retranscription: Harouna Koné

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