« L’ASEC trace les sillons du développement »

Ancien gardien de but de l’ASEC Mimosas, Bakari KONE a marqué son époque par sa jeunesse dans les buts et sa particularité à jouer sans paire de gants.  Aujourd’hui sélectionneur des Eléphants Militaires, il a participé à l’émission « Le Salon des Actionnaires » juste avant de prendre son vol pour l’Azerbaïdjan où se tient en ce moment, la Coupe du Monde Militaire des nations.  Il s’est prêté à nos questions.

Qui était Bakari KONE à l’ASEC Mimosas ?

J’ai été gardien de but de l’ASEC Mimosas de 1979 jusqu’à 1995 après la finale de la Ligue des champions contre Orlando Pirates d’Afrique du Sud. Mais je suis entré à l’Ecole de football de l’ASEC Mimosas, en 1973. J’ai fait toute ma carrière de footballeur à l’ASEC Mimosas.

 Quel est le match au cours duquel Bakari pense avoir réalisé de véritables exploits ?

Nous avons disputé un match de Coupe d’Afrique en1985 au Ghana, face au Hearts Of Oak où évoluait un certain DAN Forster Kodjo qui évolua plus tard à l’ASEC Mimosas. Nous avons été battus sur le score de 2 buts à 0. Ce score aurait pu être encore plus lourd n’eut été mes prouesses.

Il y a aussi le match de Coupe d’Afrique à Abidjan, en 1984, au Stade FHB contre Al Ahly d’Egypte avec un joueur comme Mahmoud El Khatib. Nous avons gagné sur le score de 2 buts à 1. Je ne vous dis pas le match que j’ai réalisé.

 Quelle est l’actualité de Bakari KONE ?

Je suis l’entraîneur principal de l’équipe nationale militaire de Côte d’Ivoire qui disputera la Coupe du Monde Militaire en Azerbaïdjan du 2 au 14 juillet prochain. Nous sommes dans la poule C avec l’Allemagne, les Etats Unis et Oman. Notre objectif est d’atteindre au moins les quarts de finale de cette compétition.

 Comment trouvez-vous l’émission « Le Salon des Actionnaires» de Radio JN qui consacre un temps de parole aux anciens de l’ASEC Mimosas ?

C’est une très belle initiative de Radio JN. Les anciens ne sont plus à l’honneur, mais il est quand-même bon de revivre les bons moments passés avec eux. Avec ces anciens, les supporters prennent encore du plaisir à se remémorer le bon vieux temps. Cela permet également à la nouvelle génération de les connaître et de se trouver des repères.

 Quel est votre avis sur l’acquisition d’une radio privée pour l’ASEC Mimosas ?

S’il n’y avait pas Radio JN, je ne serais pas passé à l’émission « Le Salon des Actionnaires ». C’est une première en Côte d’Ivoire et peut-être en Afrique. L’ASEC Mimosas est au devant des choses parce que c’est elle qui trace les sillons du développement et les autres suivent. Les joueurs doivent prendre conscience de cela et prendre les devants eux aussi pour tout gagner.

 Que pensez-vous de Sol Béni, en général ? 

Je constate une métamorphose chaque fois que je viens à Sol Béni. La Maison Excellence est sortie de terre et s’embellit de jour en jour. En plus, Sol Béni est maintenant très fréquenté par toutes les catégories d’âge qui y viennent pour pratiquer d’autres sports comme la natation, le tennis et le karaté. Il faut aussi ajouter que Sol Béni emploie des Ivoiriens, des Africains et mêmes des Européens. C’est une grande fierté pour tous les supporters et sympathisants de l’ASEC Mimosas.

 Que pensez-vous de la nouvelle génération de joueurs de l’ASEC Mimosas ?

L’équipe de la saison en cours me paraît très jeune et de petit gabarit. Je pense que cela joue en notre défaveur lorsque nous affrontons des équipes qui ont en leur sein des joueurs de grand gabarit. J’ai aussi l’impression que nos joueurs ne se donnent pas véritablement à fond. Avec un peu plus de volonté, ils réussiront à hisser l’équipe très haut, parce que toutes les infrastructures sont à leur disposition.

 En tant qu’entraîneur des gardiens de buts, quels conseils donneriez-vous à vos cadets actuels qui, semble –t-il, ne donnent pas assez d’assurance dans les perches ?

Il n’y a que le travail qui paie au football. Seul le travail nous amène à corriger nos lacunes. Dans un club de football, je préconise qu’il y ait au moins deux bons gardiens de but qui se battront dans une concurrence saine pour obtenir les faveurs des entraîneurs lors des matches. C’est cette concurrence qui obligera chacun à redoubler d’effort dans le travail pour être le choix de l’encadrement technique. Le gardien de but Sylvain KOMENAN se laisse aller souvent parce qu’il n’a pas de véritable concurrent. A notre époque, il y avait trois gardiens de classe. Ce qui mettait souvent les entraineurs dans de véritables embarras de choix, lors des différentes rencontres. Mais la concurrence entre gardien était très saine. Nous n’avions aucun problème entre nous. Je portais le maillot de Losseni KONATE comme lui également portait souvent le mien.

 Quel est votre mot de fin ?

Je remercie Me Roger OUEGNIN pour tout le travail qu’il a fait et continue de faire. Je remercie également mon parrain MESSOU Kouablan, 3ème vice-président du Conseil d’Administration de l’ASEC Mimosas. Que Dieu lui rende au centuple tout ce qu’il a fait pour moi.

Bonne continuité au service communication de l’ASEC Mimosas.

 

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