« L’ASEC m’a donné une éducation »

 

Ancien défenseur central  de l’ASEC Mimosas des années 1972 à 1976, Paul GUEYASSA était l’invité du « Salon des Actionnaires » dans les studios Président TOURE Mamadou de Radio JN, le samedi 15 juin dernier. Après cette émission, il s’est prêté aux questions de ASEC Mimosas Magazine-Les Enfants s’amusent.
 

Qui était Paul GUEHASSA à l’ASEC Mimosas ?

J’étais défenseur central de l’équipe fanion de l’ASEC Mimosas de 1972 à 1976. A l’âge de 21 ans, j’ai participé à mon premier match officiel. Ce qui n’était pas donné à tous. C’était face au Stade d’Abidjan que nous avons battu et c’est ainsi que j’ai été révélé au grand public. J’ai eu pour coéquipiers des joueurs comme Yoro Alphonse, N’GUESSAN Bernard, Jean Baptiste AKRAN, GOHI Marc, POKOU Laurent, N’KO Lazare, BAZO Christophe, Abdoulaye OUATTARA, petit GOHI et autres.

 

Vous avez pris part à l’émission « Le Salon des Actionnaires ». Comment avez-vous vécu ce temps d’antenne sur Radio JN ?

J’ai vraiment apprécié cette tranche horaire avec l’animateur Clément DIAKITE. « Le Salon des Actionnaires » est à encourager parce qu’il permet aux anciens de partager leur expérience avec la jeune génération. S’il n’y avait pas de passé, il n’y aurait pas eu de présent. C’est en partie grâce à un travail de base des anciens que nous en sommes là aujourd’hui. Il est donc bien de rappeler certains faits du passé.

 

Avez-vous des suggestions allant dans le sens de l’amélioration de cette émission ?

En plus des anciens, j’aurais aimé qu’on associe les joueurs de la génération actuelle à des échanges pour que ces derniers sachent vraiment ce qu’est l’ASEC Mimosas.

 

L’ASEC Mimosas a désormais une radio privée (Radio JN). Quel est votre avis sur cette initiative de ce club sportif ?

C’est magnifique et pas donné à tous. L’organisation de l’ASEC Mimosas est impressionnante ce qui lui permet de s’offrir un magazine, un site internet et encore une radio et pourquoi pas une télévision, bientôt. C’est une première en Côte d’Ivoire et c’est pourquoi l’ASEC Mimosas est une équipe connue à travers le monde. Je réside en France et à chaque fois que je me présente à des groupes de personnes, il y a toujours quelqu’un qui ressort le nom ASEC Mimosas.

 

Que pensez-vous de Sol Béni ?

Depuis 2005, je n’étais plus arrivé à Sol Béni. J’ai constaté une grande évolution de ce splendide complexe. Les choses avancent très vite. Je profite pour féliciter tous ceux qui entreprennent des actions pour cela.

 

 

Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à l’ASEC ?

J’ai vécu des moments inoubliables à l’ASEC Mimosas. J’ai vu des supporters prêts à tout pour hisser les couleurs jaune et noir très haut. Nous n’étions pas payés, mais la passion et le plaisir d’enfiler le maillot jaune et noir nous transcendaient lors des matches. Déjà en début de week-end, des supporters quittaient les quatre coins du pays et même l’extérieur pour venir voir un derby ASEC Mimosas – Africa Sports, à Abidjan, le dimanche. Nous avions la lourde tâche de ne pas décevoir ces derniers. L’ASEC Mimosas m’a aussi donné une éducation, parce que nous y avons trouvé des grands frères tels que YORO Alphonse, POKOU Laurent et autres dont on lavait les équipements malgré le fait que nous étions coéquipiers. Mais cela ne nous a pas empêchés de faire le travail qu’on avait à faire. Au contraire, ça nous a permis de bien le faire.

 

Quel est le match qui vous a le plus marqué durant votre carrière ?

Un derby ASEC Mimosas-Africa Sports, lors du championnat, en 1972. Je venais de commencer et c’était mon deuxième match après celui que nous avons joué contre le Stade d’Abidjan. L’ASEC Mimosas n’avait plus battu, depuis 5ans, l’Africa Sports qui était une constellation de grands joueurs tels que MOH Emmanuel, Kallet BIALLY, GNAHORE Bernard, Losseny DIOMANDE, BLE Théodore, SERY Wawa et autres. Nous avons vaincu le signe indien en gagnant sur le score de 4 buts à 2 avec 3 buts de BOUAZO Valentin. C’était extraordinaire et merveilleux.

 

Quel  est votre avis sur vos cadets de l’équipe actuelle?

L’ASEC Mimosas a une installation adéquate, mais l’image première de l’ASEC Mimosas est son équipe de football. Une armée sans de bons soldats ne peut remporter de grandes batailles. Si les Actionnaires ne viennent plus au stade, c’est qu’il y a problème. J’ai comme l’impression que nos joueurs n’ont pas assez de gabarit et n’ont pas de rêve. Le rêve de se voir au dessus de tous et d’être les plus forts.

 

Quel appel lancez-vous à cette jeune génération ?

Je leur dirai qu’il faut que l’équipe ait une âme avec un état d’esprit irréprochable.  Et là, j’en appelle aux dirigeants. Ne joue pas à l’ASEC Mimosas qui veut. Le football est un spectacle, mais les enfants ne s’amusent presque plus à l’ASEC Mimosas. Il ne faut pas perdre cette philosophie du beau jeu qui fait la différence entre l’ASEC Mimosas et les autres.

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