« Sol Béni et l’ASEC Mimosas m’ont permis d’être ce que je suis ».

 

En visite à Sol Béni, le lundi 27 mai dernier, Didier ZOKORA dit Maestro, a accordé une interview à Clément DIAKITE, dans les studios TOURE Mamadou de Radio JN. L’ex-Académicien, sociétaire de l’ASEC Mimosas et International ivoirien de Trabzonspor en Turquie a repondu, sans faux fuyant, à nos questions. Interview.

Bonjour Maestro.  Tu es arrivé à Sol Béni avec du beau monde, ta compagne et des amis turcs.  Pourquoi avoir déplacé tout ce monde ?

 Je suis heureux d’être à Sol Béni. Il était important pour moi de présenter à ma femme et à mes amis, le lieu  qui a été le tremplin de ma carrière footballistique. C’est donc avec beaucoup de plaisir que je présente Sol Béni qui est pour moi, un lieu béni parce que de nombreux joueurs, au top niveau,  en sont sortis.
C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai franchi le grand portail de Sol Béni. J’ai commencé en ces lieux à l’âge de 13 ans. Aujourd’hui, j’en ai 32 et je suis devenu quelqu’un de très connu en Côte d’Ivoire et dans le monde. Sol Béni et l’ASEC Mimosas m’ont permis d’être ce que je suis. C’est forcément beaucoup de sensations que j’éprouverai  à chaque fois que je mettrai pieds à Sol Béni.

A quand remonte ton dernier passage à Sol Béni ?

Hormis les passages dans le cadre sportif des regroupements de l’équipe nationale, cela fait au moins 5 ans que je n’étais plus arrivé, en privé, à Sol Béni. Nous sommes donc ravis d’y être, ce jour.

La chambre que tu occupais à l’Académie MimoSifcom porte aujourd’hui ton nom. Qu’est ce que cela t’inspire?

C’est un grand privilège que me fait l’ASEC Mimosas et qui prouve que nous avons aussi marqué de manière positive notre passage à l’Académie MimoSifcom. Nous sommes des exemples sur lesquels les plus jeunes pourront s’inspirer et faire mieux.  « Pour devenir grand, il faut être petit » disait le slogan que nous voyions tous les matins à l’entrée de l’internat. Nous sommes venus d’horizons divers et de très loin pour former une belle famille à l’Académie MimoSifcom.

On constate que l’ASEC Mimosas ne vous a pas oublié. Mais, force est de remarquer aussi que vous autres, avez pris des distances, par rapport à ce club, N’est-ce pas ?

Exactement. L’ASEC Mimosas a été le flambeau de notre succès. Mais il nous est arrivé, un peu indépendamment de notre volonté, de prendre des distances. Mais aujourd’hui, nous sommes des adultes, et nous avons pris conscience de nombreuses choses. Nous savons bien que c’est grâce à l’ASEC Mimosas que nous sommes passés en sélection nationale et avons eu des contrats en Europe. Nous sommes prêts à apporter notre soutien à ce club. Et nous le ferons avec plaisir pour aider nos jeunes frères qui ont aussi un rêve.

Tu as certainement appris que ton coéquipier N’DRI Koffi Romaric a offert un important lot d’équipements sportifs à l’ASEC Mimosas. Quelle a été ta réaction ?

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai accueilli cette nouvelle. C’est vraiment une preuve de reconnaissance du joueur qui sait d’où il vient. Je pense que ce geste fera école auprès de nous autres et mieux.

Quelle est ta situation en club, dans le championnat Turc?

Je suis sociétaire de Trabzonspor, une équipe de première division turque. J’ai joué la Ligue des champions Européenne avec cette équipe dès ma première saison. Nous avons terminé en troisième position dans notre poule, dans la poule qui abritait l’Inter de Milan et de Lille. Cette saison, nous avons été moins bon, avec une huitième place dans le championnat. Mais je ne me plais bien là bas, avec ma famille.

Parle-nous de ton actualité ?

Mon contrat expire en 2015. Je suis actuellement à Abidjan dans le cadre du regroupement  des Eléphants pour les deux matches éliminatoires du Mondial 2014, contre la Tanzanie puis la Gambie. Je prendrai des vacances, juste après.

Tu as été le premier ivoirien transféré en Turquie. Et après toi, une vague de transferts a suivi.  Peut-on dire que tu as été un digne ambassadeur du football ivoirien en Turquie ?

Je crois que j’ai une bonne onction (rire). Il n’était pas évident pour moi d’arriver en Turquie parce que c’était un pays que je ne connaissais vraiment pas. Après les grandes villes comme Londres ou Séville, j’avais envie de voir autres choses. Je suis donc arrivé en Turquie et des coéquipiers, en sélection, comme EBOUE Emmanuel, Didier DROGBA , COULIBALY Kafoumba, GOSSO Gosso et autres ont suivi. Le championnat turc prend de plus en plus d’ampleur sur le plan médiatique.

Qu’est-ce qui fait la particularité de ce championnat par rapport à tous les autres que tu as connu ?

On a tendance à ne citer que l’Angleterre et l’Espagne, lorsqu’on parle de football. Mais d’autres pays comme la Turquie sont en train de se développer en faisant venir des joueurs de renoms. Le championnat y est aussi rude et très difficile.

Maestro suit –il l’équipe de l’ASEC Mimosas, depuis son départ de ce club ?

A un moment donné, oui. Et puis après, je n’ai plus continué. Mais je suis là maintenant et je pense qu’on me donnera toutes les informations nécessaires, sur ce club qui demeure, le plus beau de Côte d’Ivoire.

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