« L’ASEC est une source d’inspiration inépuisable »

 

En compagnie du PCA Me Roger OUEGNIN qui lui a servi de guide, Amadou Hima Souley, l’ex-membre du Conseil d’Administration de l’ASEC Mimosas, Président de la Jeunesse Sportive du Ténéré et membre de la CAF, a visité le complexe sportif de Sol Béni, le vendredi 19 avril dernier, dans l’après-midi . Au terme de la visite, il s’est soumis aux questions de Clément DIAKITE, dans les Studios TOURE Mamadou de Radio JN. Interview.

Quelles sont vos impressions après cette visite à Sol Béni ?

C’est naturellement un sentiment de satisfaction qui m’anime. Après avoir servi l’ASEC Mimosas au plus haut niveau, je me considère toujours comme membre de cette famille. Il m’est toujours agréable, à chaque fois que je suis de passage à Abidjan, de prendre contact avec les dirigeants et revoir les infrastructures, en sachant que l’ASEC Mimosas est l’un des plus grands clubs, non pas seulement de la sous région, mais aussi au plan continental. C’est donc avec beaucoup de satisfaction, de fierté et de joie que je constate que tous les acquis sont encore préservés quelles que soient les circonstances. C’est véritablement quelque chose à saluer et à encourager.

 A quand remonte votre dernière visite à Sol Béni ?

Ça doit faire environ 3 ans. Mais je constate que malgré les circonstances, l’ASEC Mimosas a toujours su maintenir le cap. Bravo donc aux dirigeants !

 Vous êtes arrivé à Sol Béni et vous avez visité les locaux de Radio JN, quelles sont vos impressions ?

Justement, parmi les acquis, la création de Radio JN est à saluer. Combien sont-ils, les clubs qui disposent d’autant d’infrastructures ? Tous les voyages commencent par des premiers pas. Le fait que l’ASEC ait pensé à avoir un outil de communication adéquat, témoigne encore de sa solidité. Je ne peux que me joindre aux dirigeants pour encourager cette initiative. L’avenir ne peut se construire sans une véritable communication. J’encourage encore les dirigeants à persévérer dans ce sens afin que Radio JN soit un outil d’avenir assez performant, capable de soutenir l’ensemble des actions de l’ASEC Mimosas.

 Vous avez été pendant longtemps membre du Conseil d’Administration de l’ASEC Mimosas.  Et donc, vous vous êtes beaucoup inspiré de ce club pour créer et construire la Jeunesse Sportive du Ténéré, au Niger. Parlez-nous-en, un peu.

 Tous mes premiers pas viennent de l’ASEC Mimosas et de la Côte d’Ivoire qui est une terre d’adoption. L’ASEC Mimosas a vibré dans mon corps dans les premiers moments de mon enfance. Toutes les générations confondues, les grandes stars que j’ai connues, m’ont beaucoup motivé dans tout ce que j’entreprends. J’ai de bonnes relations avec les dirigeants au plus haut niveau, surtout avec  le PCA, Me Roger OUEGNIN qui est aujourd’hui, plus qu’un ami, un frère avec qui, je partage beaucoup de choses. Ces exemples là, chaque fois que vous les avez, il faut vous y accrocher. Le modèle, c’est l’ASEC Mimosas. J’ai essayé d’entreprendre beaucoup de choses avec mes relations pour que nous puissions  transmettre cette expérience, afin que le  Niger aussi puisse devenir une grande nation de football.

 Vous avez aussi, sollicité l’expertise de l’ASEC Mimosas à travers la nomination de KONAN Yoboué comme entraîneur à la Jeunesse Sportive du Ténéré  et après, ça n’a plus continué, pourquoi?

C’est vrai. Dans ce modèle, la JST devrait servir de locomotive pour tirer vers le haut le football nigérien. Effectivement, dans ses premières heures, avec l’appui technique de l’ASEC Mimosas et le dynamisme que nous avons insufflé, le club a obtenu certains résultats au plan sous-régional et a pu faire parler de lui. Mais par la suite, mes autres responsabilités footballistiques et dans le cadre des affaires, ont fait que nous n’avons pas été très souvent à la disposition du club. Et évidemment, les choses ne se sont pas passées comme nous le voulions. Néanmoins, cela a  laissé un grand souvenir à tous ceux qui connaissent ces époques-là. Mais je sais compter sur mes forces, à tout moment, pour relancer la JST.

 Il y a eu KONAN Yoboué. Aujourd’hui, Désiré AMIAN, un autre entraîneur issu de l’ASEC Mimosas est dans votre centre de formation.  Comment se passe la collaboration avec ce dernier ?

Amian Désiré est une satisfaction pour nous. Depuis qu’il est arrivé, il s’atèle à donner des chances aux jeunes de notre centre de formation dans le domaine tactique et technique. Cela a été rendu possible grâce aux dirigeants de l’ASEC Mimosas, avec à leur tête Me Roger OUEGNIN qui, à chaque fois, que je l’ai sollicité, a pu m’apporter le soutien nécessaire. Je l’en remercie, et avec lui, toute la famille ASEC Mimosas pour cette coopération qui dure déjà depuis quelques temps. C’est à notre satisfaction et je pense que nous continuerons dans ce sens de façon à atteindre les résultats escomptés.

 Vous aimez tellement l’ASEC Mimosas qu’il semblerait que votre centre à les mêmes couleurs que l’ASEC Mimosas ?

J’ai l’ASEC Mimosas dans le sang. En termes de représentation, le jaune fait partie de nos couleurs, comme pour représenter l’ASEC Mimosas au Niger.

 Partant de l’ASEC Mimosas, vous vous êtes retrouvés à la tête de la fédération nigérienne de football, où l’expérience Jaune et noir vous a également servi.

Oui. Le management que nous avons pu faire au niveau du Conseil d’Administration de l’ASEC Mimosas a été riche en enseignements et fort en expérience. Ce qui fait qu’en matière d’administration et de gestion de club, nous avons pris du galon. Fort de mes différentes expériences, et  pendant à peu près une décennie, j’ai présidé aux destinés du football nigérien, jusqu’à mon départ pour la CAF.

 Quel appel lancez-vous aux des dirigeants sportifs africains afin de suivre l’exemple de l’ASEC Mimosas qui est pour vous, un modèle ?

Très tôt, avant tout le monde, l’ASEC Mimosas a eu cette vision. Le football qui se fait simplement dans le cadre rituel des rapports entre joueurs et dirigeants ne constitue plus un gage certain d’avenir. Parce qu’à un moment donné, il faut sortir de ce cadre purement moral de ce cadre associatif, pour avoir une vision d’entreprise. Cela doit se gérer avec  les outils modernes de gestion. C’est ce que l’ASEC Mimosas à compris avec Me Roger OUEGNIN. Parfois, au départ, on se dit que tu perds ton temps. Parce que, pour un visionnaire, on n’a jamais raison très tôt. Mais le temps vous amène à prouver avec des éléments à l’appui, ce dont vous êtes capable. Je sais que la plupart des dirigeants ont de bons sentiments et apprécient ce qui a été fait à l’ASEC Mimosas. Je pense que l’ASEC est davantage une source d’inspiration inépuisable. On ne peut que demander aux dirigeants de s’appuyer sur cet exemple pour, ne serait-ce que, donner les fondements au football dans leur pays respectif. A partir de là, on pourra bâtir de vrais clubs et faire de son pays une nation de football.

 Comment suivez-vous les résultats de l’ASEC Mimosas ?

 L’ASEC Mimosas vibre dans mon corps. Je m’intéresse donc à tous les médias jaune et noir. Avant, les médias n’étaient pas aussi répandus. Le Magazine de l’ASEC Mimosas était un journal fétiche à avoir. A chaque parution, je recevais mon journal au Niger pour suivre l’actualité    de l’ASEC Mimosas. Aujourd’hui, il y a, en plus le site internet et la radio, donc tous les moyens pour me permettre d’avoir toutes les informations que je veux. Bravo donc à l’ASEC Mimosas.
Pensez-vous que l’ASEC Mimosas a des chances d’être champion, cette saison ?

Vu l’expérience de l’ASEC Mimosas, je ne peux pas en douter. Evidemment, on ne peut pas dire à tout moment qu’un club est au firmament parce que, c’est tout un ensemble. C’est beaucoup de choses et c’est aussi beaucoup de facteurs. Mais l’expérience de l’ASEC Mimosas fait que quels que soient les moments, elle peut à tout instant retrouver sa stabilité. Je ne suis pas à une défaite où à un match près pour dire que ça ne va pas. Je regarde au-delà. Tout ce qui se bâti, trace son avenir  et inévitablement arrivera à atteindre son objectif. La situation actuelle de l’ASEC est normale, mais je pense qu’au fur et à mesure, elle pourra toujours se retrouver à la place qui est la sienne, c’est-à-dire celle de leader du football en Côte d’Ivoire. J’apprécie le travail et les fondements qui ont été faits. A tout moment, l’ASEC est capable de démontrer son leadership.

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