«L’équipe doit suivre le rythme du développement du club»

 

N’KO Lazare a entamé sa carrière en équipe première de l’ASEC Mimosas en 1967. En 1978, après 11 ans de loyaux services au club jaune et noir, il a été contraint de mettre fin à sa carrière sportive pour se consacrer à son boulot de gendarme-greffier. Il était l’invité de l’émission « Le Salon des Actionnaires » de Radio JN, le samedi 6 avril dernier. Nous l’avons rencontré juste après.

Quel commentaire faite-vous de l’émission « Le Salon des Actionnaires » à laquelle vous avez pris part en compagnie de l’animateur Clément Diakité ?

Je suis très heureux d’avoir été sollicité pour prendre part à l’émission. C’est une production formidable de Radio JN qui permet un temps soit peu, aux auditeurs et Actionnaires de prendre des nouvelles des anciennes gloires. J’ai sauté sur l’occasion pour venir me rappeler aux souvenirs du public sportif, pour dire que je suis encore en vie. J’encourage les uns et les autres à la perpétués.

 Avez-vous un appel à lancer aux anciens, pour qu’ils participent activement à cette émission?

Je crois qu’il ne faut pas en vouloir à ceux qui hésitent à venir y participer. Les journalistes ont souvent déçu plus d’un. Moi-même, j’étais considéré comme une bibliothèque de l’ASEC Mimosas à cause de ma collection de photos. Aujourd’hui les journalistes ont presque tout emporté. Pour dire que les gens se méfient des journalistes. Mais comme ceux de Radio JN sont de la grande Maison Mimos, et donc des journalistes sérieux, je pense qu’il n’y a rien à craindre et qu’il faudra venir contribuer au développement de notre cher club.

 Quel est votre sentiment sur le projet de Radio JN mis en place par les dirigeants de l’ASEC Mimosas ?

C’est du jamais vu ici en Cote d’Ivoire. Ce qui signifie que l’ASEC Mimosas est un grand club. L’équipe de football doit suivre le rythme de développement impulsé par les dirigeants.

 Que pensez-vous de l’équipe actuelle de l’ASEC Mimosas?

Je suis un peu déçu des performances de cette équipe. Ce qui  me décourage souvent à effectuer les déplacements au stade. Je pense que mes jeunes frères ne font pas assez d’efforts. Aujourd’hui, ils ont tout pour avoir des rendements. Mais force est de constater que l’équipe éprouve d’énormes difficultés pour obtenir de bons résultats.

 Quelles différences faites-vous entre l’équipe d’aujourd’hui, et celle de votre époque ?

Je crois qu’il n’y a pas de comparaison à faire. Il y a un fossé entre les équipes. Je n’entrerai pas dans les détails, parce que nous risquons de nous éterniser  sur ce sujet. Je conseille néanmoins aux jeunes d’avoir l’amour du club d’abord, pour pouvoir mouiller le maillot et réaliser de bons résultats.

 Quel événement  a le plus marqué votre passage à l’ASEC Mimosas ?

Je me souviendrai toujours d’un match amical qui a opposé, dans les années 1970, l’ASEC Mimosas à l’équipe française de l’Olympique Lyonnais. Ce match m’a mis au duel avec Angel Rambert, l’un des plus grands attaquant au monde de l’époque. Malgré la défaite de notre équipe sur le score de 2 buts à 1, j’avais réussi à museler ce redoutable cauchemar des défenseurs. Après ce match, j’ai même reçu une proposition de l’OL pour intégrer son équipe. Mais ma mère s’y est opposée.

Par contre, mon plus mauvais souvenir provient de notre élimination, en Coupe d’Afrique des clubs champions, en 1973, face à l’équipe du Hafia FC de Conakry.

 Que devient N’KO Lazare?

Je vis peinard ma retraite. Je profite de mes réalisations et je suis donc libre de mes mouvements. Je suis néanmoins prêt encore à servir partout où le besoin se fera sentir. Je voudrais qu’on sache que je serai toujours prêt pour l’ASEC Mimosas, jusqu’à mon dernier souffle de vie.

 

 

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