« Nous venons pour la qualification »

 

A quelques heures du match retour ASEC – RCK, comptant pour les 16es de finale de l’Orange-CAF Coupe de la Confédération, El Hadj Oumar Razak TAPSOBA, Président du Rail Club du Kadiogo a accordé une interview au Magazine Mimosas, dans laquelle, il affirme la volonté de son équipe de renverser la vapeur à Abidjan. Interview

– El Hadj Oumar TAPSOBA depuis quand présidez-vous aux destinées du RCK ?

– Je voudrais indiquer qu’avant de devenir Président du Rail Club du Kadiogo, j’ai servi ce club durant plusieurs années en qualité de Vice-président. Et depuis le 7 mars 2012, je préside aux destinées de ce club que j’entends faire l’un des meilleurs du Burkina Faso. Le dimanche 7 avril prochain, lendemain du match retour des 16es de finale de la Coupe de la Confédération contre l’ASEC Mimosas, marquera mon premier anniversaire à la tête du RCK.

– Votre mandat court jusqu’à quand et comptez-vous briquer un nouveau lorsque celui-ci arrivera à son terme?

– Mon mandat doit durer quatre ans. Quant à savoir si je me représenterai ou pas, je ne saurai vous le dire. Car le temps appartient à Dieu et c’est Lui qui dispose de tout.

– Qu’est-ce qui avait motivé votre visite à la délégation ivoirienne, la veille du match aller, à Ouaga ?

– C’est CONGO Ibrahim, un dirigeant de l’ASEC basé à Ouaga qui m’avait invité à aller saluer la délégation de l’ASEC Mimosas. CONGO Ibrahim est ami avec qui j’ai fait le pélérinage à la Mecque, en 2011. La visite a été cordiale. J’ai été bien réçu en toute sportivité.

– Votre équipe est dans une dynamique impressionnante du succès. Elle n’a enregistré qu’une seule défaite face à l’ASEC Mimosas, en huit rencontres officielles (D1 burkinabé et Coupe de la Confédération). Comment expliquez-vous ce coup d’arrêt ?

– Je pense que mes joueurs ont péché par inexpérience lors du match aller contre l’ASEC Mimosas. Ils ont été impressionnés par la notoriété de l’ASEC Mimosas. Si bien que durant la rencontre, ils ont manqué des occasions en or parce qu’ils ne pensaient pas pouvoir marquer contre cette grande équipe africaine.

 – On dit la formation du RCK très confiante et convaincue de renverser la vapeur au match retour au regard de son excellent parcours et sa première place en D1 burkinabé grâce à quatre victoires et un match nul après cinq journées. Etes vous aussi convaincu de la qualification de votre équipe ?

– Notre beau parcours en championnat est de nature à susciter l’optimisme.  Cela signifie quelque part que nous faisons du bon travail, que nous sommes sur la bonne voie, que nous devons persévérer dans nos efforts et que nous devons avoir confiance en nous. Cela est aussi de nature à motiver les joueurs qui se disent qu’il y a un bon coup à jouer à Abidjan et qu’ils peuvent éviter une mauvaise prestation et se qualifier. A partir de là, on se dit que si nous devons tomber, nous tomberons les armes à la main.

– Croyez-vous comme vos supporters que votre équipe se qualifiera pour les 8es de finales ?

– Si je vous disais le contraire, vous me traiterez de dirigeant sans ambition. Je peux vous assurer que nous ne nous rendrons pas à Abidjan pour faire de la figuration. Nous irons là-bas nous battre pour la qualification. Et si Dieu nous donne la baraka, nous ne nous ferons pas prier pour arracher la qualification à l’ASEC Mimosas.

 – Quelles sont, selon vous, les chances de qualification des deux équipes ?

– L’ASEC Mimosas reste un grand club, bien structuré et qui a plus d’expérience dans les compétitions africaines que le RCK. Il mérite le respect malgré les moments difficiles qu’il traverse, ces dernières années. Pour moi, c’est une situation passagère. L’ASEC Mimosas redeviendra l’impressionnante équipe qu’elle a été. J’en suis certain car elle en a les moyens. Il ne faut pas juger l’ASEC Mimosas sur ses performances en championnat. Car la motivation en Coupe d’Afrique est différente de la motivation dans les compétitions nationales. On l’a vu à Ouagadougou, l’ASEC Mimosas possède de bons joueurs. Si ceux-ci évoluent ensemble sur deux ou trois saisons, ils réussiront de grandes choses. Mais actuellement, je pense que l’ASEC Mimosas et le RCK sont d’égales valeurs. C’est la réussite qui fera pencher la balance dans un camp comme dans l’autre, à Abidjan.

 – Que direz-vous pour clore cet entretien ?

– Je vous dis merci pour m’avoir ouvert les colonnes de votre journal. Je souhaite que le fair-play triomphe, ce samedi, entre ces équipes appartenant à deux pays frères que sont la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Quel que soit le vainqueur, c’est le football qui triomphera et je souhaite que le meilleur gagne. Je souhaite que le meilleur soit mon club, le RCK. Mais si c’est l’ASEC Mimosas qui se qualifie, je lui souhaiterai bonne chance pour la suite. Je souhaite également que l’ASEC Mimosas et son journal se portent mieux pour le bonheur du football sous-régional et africain.

                                                                                                                                                                                                           Interview réalisée par K. Ismaël

LAISSER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

dix − 7 =