« Sol Béni est une fierté»

 

GUIDY Edouard ou « petit caillou », comme on le surnommait pour son caractère intransigeant était l’invité de l’émission « Le Salon des Actionnaires » de Radio JN, le samedi 2 mars dernier. Après s’être ouvert aux auditeurs de la radio, il s’est prêté à nos questions pour les lecteurs du Magazine Mimosas.

Vous étiez l’invité de l’émission « le Salon des Actionnaires » dédiée aux anciennes gloires du club jaune et noir? Que pensez-vous de cette production de Radio JN ?

C’est une émission formidable au cours de laquelle nous avons bien échangé, sans faux fuyant, en compagnie de Clément Diakité, l’animateur. L’émission est à encourager et doit mobiliser l’attention de tous les Actionnaires de tous les âges.

 Avez-vous un appel à lancer aux anciennes gloires, pour qu’ils participent activement à cette émission?

J’aimerais bien inviter les anciens de l’ASEC Mimosas à venir à cette émission pour dire ce qu’ils ont à cœur et relater ce qu’ils ont vécu à l’ASEC. Cela permettra à la jeune génération d’avoir des repères pour ainsi mieux servir  le club cher à notre cœur. Nous les anciens, devons ménager nos programmes pour souvent venir nous enquérir des nouvelles de l’équipe.

 Quel est votre sentiment sur le projet de Radio JN mis en place par les dirigeants de l’ASEC Mimosas ?

 Radio JN s’inscrit dans la droite ligne du colossal travail entrepris depuis lors, par la famille OUEGNIN et par toute l’équipe dirigeante de l’ASEC Mimosas. L’ASEC a dépassé nos espérances pour  passer au statut de club moderne.

 Vous êtes venu à Sol Béni et vous  avez vu des choses. Un commentaire sur cette propriété de l’ASEC Mimosas ?

J’ai envie de dire que tout ce que fait l’ASEC Mimosas est bon. Sol Béni est un joyau et aussi la preuve visuelle du travail accompli. Même si comparaison n’est pas raison, j’aimerais bien qu’on me présente un autre endroit ici, qui offre pareil cadre aux sportifs ivoiriens. C’est donc tout naturellement que les Eléphants ou même des équipes nationales étrangères  se rendent à Sol Béni pour leur stage de préparation. C’est vraiment une fierté de l’Afrique Occidentale.

 Quel souvenir de votre passage à l’ASEC Mimosas aimeriez-vous partager aujourd’hui ?

A l’ASEC, j’ai compris que tout ce que je faisais sur l’aire de jeu pouvait être transposé dans la vie  courante. Avant de marquer un but, nous faisions souvent des multitudes de passes qui caractérisaient bien « le donner et recevoir», tant prôné.  Cela ne s’apprend pas à l’université. Mais je l’ai acquis à l’ASEC Mimosas.

 Suivez –vous encore l’équipe de l’ASEC Mimosas ? Comment jugez-vous les résultats actuels de cette équipe.

 J’étais au stade Robert Champroux, lors du dernier derby contre l’Africa Sports, comptant pour la 14e journée de la Ligue 1. J’ai eu de la peine pour le PCA, Me Roger OUEGNIN. Mon constat est amer, mais je pense que nous avons des joueurs qui ne méritent pas d’évoluer sous les couleurs jaune et noir. Le système de recrutement des joueurs à l’ASEC Mimosas doit être revu à la loupe.

J’ose croire que le sursaut d’orgueil leur permettra de sauver la saison 2013.

 Quelle comparaison faites-vous de votre époque avec celle d’aujourd’hui ?

(Rire) Aucune comparaison n’est possible. L’ASEC de mon époque était une vraie famille dans laquelle chacun sentait l’obligation de bien défendre les couleurs jaune et noir. Cela n’est pas le cas aujourd’hui. L’ASEC Mimosas est devenu un lieu de transition pour atteindre l’Europe. Des joueurs qui n’ont pas l’esprit du club sont présents dans l’effectif. Que peut-on espérer de ceux –là ?

 Un dernier mot ?

J’encourage les dirigeants et tous ces employés de Sol Béni à ne pas baisser les bras. Qu’ils continuent leur travail dans le sens de l’évolution du club.

 

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