« On peut redresser la barre »

 

A 22 ans, ZAGBAYOU Hugues Evrard, le capitaine de l’ASEC Mimosas, fait déjà office d’ancien de l’équipe. Il revient sur le parcours du groupe mimosas durant les matches aller de la Ligue 1, il nous parle de ses nouvelles responsabilités de capitaine et de ses espoirs pour la suite de la saison. Interview !

– Comment as-tu trouvé les matches aller de la Ligue 1 ?

– Cette première partie du championnat a été difficile pour nous. On l’a débutée timidement. On a ensuite aligné quatre victoires de suite. Puis, on a connu une baisse de régime et relevé la tête grâce à une victoire lors de la 13e journée contre le CO Korhogo. On a connu un parcours en dents de scie.

 

– Qu’est-ce qui pourrait expliquer ce parcours en dents de scie ?

– Je ne saurais vous le dire exactement. Mais je pense que plusieurs facteurs peuvent expliquer les difficultés qu’on a connues. Premièrement, l’effectif a été renouvelé à presque 80%. Plusieurs recrues rencontrent des problèmes d’adaptation par rapport à l’environnement professionnel du club, mais aussi par rapport à la charge de travail. Deuxièmement, on a beaucoup souffert des erreurs individuelles liées au manque de concentration et parfois au manque de maturité qui ont occasionné, à certains moments, des défaites ou des matches nuls qui nous ont fait perdre des points précieux.

 

– L’ASEC Mimosas a aussi souffert, comme d’habitude, du manque d’efficacité en attaque…

– C’est vrai et ce problème persiste depuis des années. Avec OKAN Agoussi, on a commencé à retrouver une certaine efficacité en attaque. OKAN a déjà 4 buts à son compteur. Il est le meilleur réalisateur de l’équipe. Mais c’est insuffisant. Il nous faut plus d’efficacité en attaque pour nous frayer un chemin vers le titre de champion de Côte d’Ivoire.

 

– Que penses-tu de la 5e place de l’ASEC Mimosas ?

– Cette place n’est pas digne de notre rang. Avant le début de la Ligue 1, notre objectif était de terminer les matches aller à la première place. On ne l’a pas atteint. Notre parcours a été moyen.

 

– Quel est, selon toi, le niveau de la Ligue 1 – 2013 ?

– La première partie de la L1 a été d’un bon niveau. Il peut être meilleur si les équipes évoluent sur des pelouses de qualité, à des moments de la journée où il fait moins chaud et surtout si le public est présent pour soutenir et motiver les équipes. En fait, c’est tout un environnement qui est à améliorer pour élever le niveau de notre football.

 

– Comment vis-tu tes nouvelles responsabilités de capitaine ?

– C’est une responsabilité qui m’avait été souvent confiée sous l’entraîneur Maxime GOUAMENE, en 2010. J’étais préparé à l’assumer. Cette année, le coach Gigi m’a désigné capitaine N°1 de l’équipe. C’est une lourde responsabilité que j’essaie d’assumer en essayant de montrer l’exemple à mes coéquipiers sur le terrain comme en dehors.

 

– En quoi consiste exactement ton rôle de capitaine au sein de l’équipe ?

– Je suis la voix de l’entraîneur sur le terrain auprès de mes équipiers. J’essaie de les motiver, des les encourager à ne rien lâcher dans les moments difficiles surtout. Car c’est le seul moyen pour nous d’atteindre nos objectifs qui sont le titre de champion de Côte d’Ivoire, la Coupe nationale 2013 et surtout de réussir un très bon parcours en Coupe de la Confédération.

– L’ASEC Mimosas est-elle capable de redresser la barre à l’issue des treize prochaines journées de la L1 pour remporter le titre de champion ?

– Cela est tout à fait dans nos possibilités. Le leader, le Séwé Sport, ne nous distance que de 6 points. Son dauphin le SC de Gagnoa n’a que 2 points d’avance sur nous et le troisième, l’AFAD, un seul  point. On a 22 points comme l’AS Denguélé, le quatrième. Le coup est toujours jouable pour nous et on va le jouer à fond. Si on mouille bien le maillot à chaque journée, si on a la réussite, si on reste bien concentré durant nos matches, on va remonter facilement au classement et mener la course en tête pour remporter ce titre qu’on n’a plus gagné depuis 2010.

– Quel message peux-tu lancer aux Actionnaires ?

– Je leur demande de continuer à nous encourager. C’est dans les moments difficiles qu’on a besoin d’eux pour garder la confiance et rester motivé.

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