‘‘C’est Me Roger OUEGNIN qui a fait de nous ce que nous sommes’’

L’ancien attaquant de l’ASEC Mimosas, GOHI Bi Cyriac, actuellement sociétaire de la formation du Royal Sporting Club Anderlecht (Belgique), a profité des vacances de fin d’année pour rendre visite à sa famille sportive, l’ASEC Mimosas, le 31 décembre dernier. Dans cet entretien qu’il a accordé à Radio JN, il se livre à cœur joie. L’ancien meilleur buteur du championnat ivoirien en 2008, avec 22 buts parle de son difficile transfert du Standard de Liège au Royal Sporting Club d’Anderlecht, de ses blessures et des relations qu’il entretient avec les dirigeants du club jaune et noir. Interview.

Quelles sont les nouvelles ?

Je suis très content d’être de retour à Sol Béni. C’est un plaisir pour moi de revoir tout le monde, toute la famille jaune et noir. Honnêtement, je suis très heureux.

 Quel est l’objet de votre visite à Sol Béni ?

A chaque passage en Côte d’Ivoire, je fais un tour ici parce que c’est dans ce lieu mythique que j’ai grandi. C’est à Sol Béni que j’ai fait mes premiers pas dans le football.

 Etes-vous à la recherche d’une santé ?  Quand on sait que vous êtes blessé et que vous avez effectué des séances d’entraînement à Sol Béni ?

 Non, pas vraiment. Même si j’étais physiquement au point, je serais passé à Sol Béni pour dire bonjour à la famille jaune et noir. Concernant ma santé, cela fait sept ou huit mois que je n’ai pas encore joué. J’estime qu’il fallait quand même que je vienne ici pour prendre des bénédictions. Et, je peux dire que tout s’est bien passé.

 Quel bilan faites-vous de votre présence en Belgique depuis quatre ans?

Le bilan est positif. A la clé, il y a eu un transfert malgré ma blessure. J’aurais pu faire mieux si je n’avais pas contracté de blessure. Je n’ai que 22 ans et j’espère que j’aurai le temps de montrer de quoi je suis capable.

 Votre transfert a été difficile. Vous avez quitté votre club (Standard de Liège) pour le club rival (Le Royal Sporting Club Anderlecht). Comment cela s’est-il passé ?

C’est comme si je quittais l’Inter de Milan pour rejoindre le Milan AC. Et c’est toujours chaud. Cela a été difficile pour moi car j’ai pris beaucoup de temps de réflexion. J’ai même eu de nombreuses discussions avec les dirigeants du Standard qui n’ont pas voulu que je quitte le club. Mais bon…

 Pourquoi Anderlecht, pourtant il y avait de nombreux clubs de renoms  qui s’intéressaient à vous ?

Je me suis dit qu’Anderlecht est le plus grand club de Belgique et mon départ là-bas serait bénéfique dans la mesure où ce club est mieux vu en Europe et qu’il joue la Ligue des Champions. Ce choix va me permettre d’exprimer mon talent.

Il était important de ne pas sauter les étapes dans ma carrière. Mieux vaut rester en Belgique car le niveau est bon. Cela me permettra d’avoir la nationalité belge dans un an, car j’y suis depuis quatre ans maintenant.

 En 2008, vous faites une bonne saison à l’ASEC Mimosas en terminant meilleur buteur du championnat avec 22 buts. Vous vous retrouvez en Belgique mais en étant moins performant qu’à l’ASEC Mimosas. Comment pouvez-vous expliquer cette baisse de régime?

Je mets ce fait sur le compte de la malchance. En quatre ans, j’ai eu deux blessures  et ça fait mal. Pourtant, je mène une vie simple, loin des écarts de conduite. Je continue à travailler. Le plus important, c’est de revenir toujours à un meilleur niveau après ces blessures.

 Qu’est-ce qui fait votre force avec toutes ces épreuves difficiles ?

C’est le mental, le courage. A 22 ans, subir deux opérations, si tu n’es pas fort dans la tête, tu vas craquer. Et je tiens bon.

 Allez- vous opter pour les Diables rouges de Belgique ou pour les Eléphants de Côte d’Ivoire ?

Le choix n’a pas encore été fait. Je suis Ivoirien et mon premier choix, c’est la Côte d’Ivoire. Je suis né et j’ai grandi en Côte d’Ivoire. J’ai tout fait dans ce pays et j’attends d’être en forme pour que le sélectionneur me fasse appel un jour.

 Avez- vous déjà été approché par la Fédération Ivoirienne de Football?

J’ai joué presque dans toutes les catégories de l’équipe nationale. Et je me suis arrêté dans la catégorie ‘‘Espoirs’’ des Eléphants. J’espère que, quand je serai en possession complète de toutes mes capacités physiques, on m’appellera en catégorie sénior.

 Pensez-vous qu’un jour vous atteindrez les performances d’Aruna DINDANE qui a joué à Anderlecht et qui a connu des succès là-bas ?

Cela fait partie de mes objectifs. Je n’étais pas loin de les atteindre jusqu’à ce que surviennent mes blessures.

Combien de temps vous faut-il pour être à 100% ?

Il me faut encore deux mois au moins.

 Depuis la Belgique, quel lien gardez-vous avec l’ASEC Mimosas ?

C’est un club qui me tient à cœur. Je suis donc en contact avec des responsables d’ici.  L’ASEC Mimosas est le club africain que les Belges connaissent mieux. C’est de là que sont venus tous les bons joueurs, GervinhoAruna DINDANEZOKORA DidierCopa BARRYYaya TOURE… qui ont fait leurs armes en Belgique avec le KSK Beveren, Anderlecht ou Genk. En Belgique, quand on voit un joueur africain, on lui demande tout de suite s’il vient de l’ASEC Mimosas.

 Quelle impression avez-vous eu en voyant la radio JN ?

Je vous avoue que j’ai été très surpris. Cela montre que le club jaune et noir grandit d’année en années. J’espère que dans les prochaines années, on aura même une chaîne de télévision. Cela ne fera que du bien au club.

 Quels sont les rapports que vous avez avec le PCA ?

J’ai de bons rapports avec lui. C’est le PCA, Me Roger OUEGNIN, qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Nous lui devons respect et considération. Même s’il fallait lui donner des médailles et des médailles, j’allais le faire. Il fait beaucoup pour le football ivoirien. Je lui tire le chapeau.

 Suivez-vous la prestation de l’équipe actuelle de l’ASEC  et comment la trouvez-vous?

L’équipe a eu un début de saison difficile. Ça se comprend. Il y a toujours des hauts et des bas. Je suis convaincu que les Jaune et Noir peuvent faire mieux. L’ASEC Mimosas sera championne, cette saison.

 Un appel aux jeunes en formation à l’Académie MimoSifcom qui aimeraient vous ressembler.

Beaucoup de rigueur dans le travail. Il n’y a que le travail qui peut faire d’un petit, un grand. Il faut travailler. Il faut se dire qu’on peut devenir un grand footballeur car on a de grandes qualités. Bonne chance à eux !

 Bientôt, c’est la CAN et quelles sont selon-vous, les chances des Eléphants ?

Les Eléphants ont toujours bien joué. Je suis optimiste pour cette CAN. Ils ont de grandes chances de faire une bonne Coupe d’Afrique des Nations.

LAISSER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

18 − 2 =