Les dangers du nouveau calendrier de la FIF

Même si le calendrier de la FIF n’est pas encore publié, on est situé sur le début de la Ligue 1 fixé au 2 novembre prochain et sur sa clôture, le 31 juillet 2013. La finale de la Coupe Nationale qui aura lieu le 6 août 2013, fermera la saison. Mais à quels besoins répond ce nouveau calendrier qui ne cadre pas avec celui des compétitions de la CAF ?#

La Ligue 1 2013 revient à la formule classique. Elle se jouera en aller-retour simple et durera 26 journées. La compétition s’étendra sur 9 mois. Elle débutera le 2 novembre prochain pour s’achever le 31 juillet 2013 et se jouera sur toute l’étendue du territoire national. Le Président de la Ligue Professionnelle de Football (LPF), Sory DIABATE, l’a annoncé au cours d’une conférence de presse, le vendredi 21 septembre dernier, dans la salle de conférence de la Ligue Professionnelle. Mais on peut déjà se demander à quels soucis répond ce nouveau programme de la Ligue 1. Il y a quelques semaines déjà, Me Roger OUEGNIN, le PCA de l’ASEC Mimosas, avait attiré l’attention de la fédération et des autres présidents de clubs sur le décalage de ce calendrier du football national par rapport à ceux des différentes compétitions africaines des clubs. Un décalage qui pourrait avoir des conséquences néfastes sur les performances de nos clubs engagés dans les compétitions africaines si ceux-ci accèdent aux phases de poules de la Ligue des champions ou de la Coupe de la Confédération.

De gros inconvénients

Le premier inconvénient du nouveau calendrier de la L1 est le fait que cette compétition sera déjà terminée au moment où les matches de poules de la Ligue des champions et de la Coupe de la Confédération battront leur plein. Les clubs ivoiriens qui accèderont à cette étape des joutes continentales ne seront pas en jambes. Le deuxième inconvénient pour les clubs concerne les joueurs en fin de contrat. Si un joueur se trouvant dans ce cas ne renouvelle pas son contrat à la fin de la L1, en juillet, alors qu’il figure sur la liste CAF d’un club, ce sera une grosse perte pour le club puisqu’à ce stade des compétitions africaines, le joueur partant ne sera pas remplaçable. Ce qui fera une place de perdue. Le troisième inconvénient est qu’une recrue qui a déjà participé à une compétition de la CAF, dans la même année, avec un club, ne pourra pas poursuivre une aventure africaine avec son nouveau club si celui-ci dispute des matches de poules d’une compétition africaine. C’est le cas d’ALLEGNE Bobley Anderson, qui a participé, cette année, à la Ligue des champions, puis à la Coupe de la Confédération avec l’AFAD Djékanou. Transféré ensuite au WAC qui dispute les matches de poules de la C2, ALLEGNE ne peut pas disputer cette compétition parce qu’il y a déjà participé avec son club précédent.

Au Maroc, en Algérie et en Tunisie où le calendrier du championnat est en décalage avec celui des compétitions africaines, les clubs rencontrent de grosses difficultés de gestion de leur effectif. Et cela a très souvent des conséquences dramatiques sur leurs performances. Cette année, le WAC vit cette triste réalité. L’impossibilité de qualifier des nouveaux joueurs à la CAF, les cas des joueurs en fin de contrat qui quittent le club et les indisponibilités pour cause de blessures contraignent le club marocain à n’utiliser que quinze joueurs dans les matches de poules. Conséquences : après quatre journées, les Wydadis ont concédé 2 matches nuls et deux défaites dans le Groupe B. Ils sont actuellement avant-dernier avec 2 points derrière le Djoliba AC (1er ; 10pts), AC Leopards (2e ; 6pts). Ils devancent les Blancs du Stade Malien de Bamako, la lanterne rouge, grâce à un meilleur goal différentiel.

L’expérience vaut mieux
que la science

Ce sont donc autant de dangers cités plus haut auxquels le nouveau calendrier de la FIF exposera le Séwé Sport, l’AFAD, l’ASEC Mimosas et le Stella Club, cette saison. Pourquoi donc ce changement de calendrier ? Personne d’autre que la FIF ne le sait. C’est pour cette raison que l’on aimerait connaître les raisons qui ont motivé la Ligue Professionnelle de Football à l’adopter. Tout compte fait, cette décision devient un autre moyen de tirer les clubs ivoiriens vers le bas. Leurs performances dans les compétitions de la CAF ne pourront qu’en souffrir. Les autres dirigeants de clubs qui n’ont presque jamais connu une qualification pour les phases de poules des compétitions africaines, durant ces dix dernières années, ne peuvent pas percevoir les pièges de ce calendrier. Finalement, c’est l’ASEC Mimosas qui est concerné puisqu’il est le seul club à avoir disputé, à plusieurs reprises, les mini-championnats de la Ligue des champions et de la Coupe de la Confédération. Comme l’expérience vaut mieux que la science, le Séwé Sport, l’AFAD Djékanou et le Stella Club vivront leur part dès cette saison pour mieux comprendre les mises en garde du PCA de l’ASEC Mimosas. Si toutefois ces clubs accèdent à l’étape des matches de poules des compétitions africaines.

K.Ismaël.

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