« Nous sélectionnerons les meilleurs…»

Une vague de tests de détection a lieu actuellement à Sol Béni depuis le début de ce mois. Des centaines de jeunes joueurs accourent pour tenter leur chance et intégrer les rangs des pensionnaires de l’Académie MimoSifcom. Comment se déroule cette détection ?
Nous avons approché Julien Chevalier (Responsable de la formation à l’Académie MimoSifcom) pour en savoir davantage.#

Bonjour coach CHEVALIER, A quoi répond cette nouvelle vague de tests actuellement en cours à Sol Béni ?

« Nous avons, en effet, commencé un nouveau cycle de détection. Le premier s’est tenue en novembre et décembre et avait permis la formation d’une sélection de joueurs qui a participé à un tournoi à Sol Béni. Certains de ces joueurs ont intégré l’Académie en Janvier.
Là, nous entamons une nouvelle période de détection. Nous organisons 3 tours de sélection avec plus de 70 joueurs regroupés à chaque fois. Nous sélectionnerons les meilleurs que nous ferons venir deux ou trois fois pour de nouveaux tests à la suite desquels, une équipe composée des meilleurs joueurs repérés affrontera les équipes de l’Académie au cours d’un nouveau tournoi à Sol Béni. Ce tournoi se déroulera à la fin de ce mois de juin ».

Combien de joueurs seront sélectionnés à la suite de ces tests de recrutement?

« Le nombre de joueurs retenus dépendra de la qualité des participants présents lors de la détection. Nous avons deux catégories d’âge en formation à l’Académie MimoSifcom, et les plus âgés sont amenés à passer chez les professionnels, dans peu de temps, s’ils ont le niveau.
Ceux qui n’ont pas le niveau seront libérés et remplacés par des générations plus jeunes.
Mais le nombre n’est pas fixé aujourd’hui. Pour le moment, tout le monde doit continuer à travailler et nous ferons le point plus tard. C’est à la suite de ce bilan que nous libérerons certains joueurs en manque de progression, pour recruter des joueurs auxquels on aura reconnu un profil intéressant. Notre objectif est d’amener le plus de joueurs de qualité possible en équipe professionnelle ».

Ne pensez-vous pas que vous tournez un peu en rond avec des joueurs que vous formez et qui sont ensuite libérés pour en recruter de nouveaux plus jeunes ?

« Nous ne tournons pas en rond. Nous donnons plutôt la chance à de nouveaux talents. Et nous nous donnons la chance d’en trouver. C’est dans l’intérêt de tout le monde et ce serait dommage, de se priver d’un bon joueur s’il a plus de potentiel qu’un autre.
Quand on parle de formation, la réussite n’est jamais garantie à 100 %. Et un des paramètres important de cette réussite finale est la qualité de la détection concernant les profils et le potentiel. Mais, après, il reste beaucoup de travail à effectuer.
Nous voulons atteindre des objectifs élevés pour l’ASEC Mimosas. Et, si nous nous apercevons au bout d’un certain temps que des joueurs n’ont pas la progression suffisante, et surtout la volonté nécessaire pour répondre aux exigences que demande la réussite. Il vaut mieux mettre son énergie au service de ceux qui en sont capables.
Il y a malheureusement trop de joueurs qui en entrant à l’ASEC se voient déjà professionnels. Ceux-ci sont formés pendant 4 ans, avec un coût pour le club mais sans aucun investissement de leur part. Eux tournent en rond.
Cette nouvelle méthode permet au joueur de rester éveillé et l’oblige à rester motivé.
Au haut-niveau, il faut se remettre en question à chaque match. C’est ce qu’on veut leur imposer. Car, seuls, les meilleurs peuvent réussir ».

Interview réalisée par H.Koné

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