«Nos joueurs doivent croire en eux»

Lors de son séjour à Paris, le Président-Délégué et Président de la Section football de l’ASEC Mimosas, Francis OUEGNIN, que nous avons joint sur Internet, livre son sentiment sur la récente élimination de l’ASEC Mimosas, en Coupe de la Confédération de la CAF. Mais aussi sur les défis de la Superdivison et de la Coupe nationale 2012 qui attendent les Mimosas. Francis OUEGNIN parle sans prendre de gants. Interview.

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Monsieur le Président, l’ASEC Mimosas a été éliminée en 8es de finale de la Coupe de la Confédération par le COD Meknès. Que vous inspire cette élimination ?

Nous sommes passés à côté de quelque chose de très grand encore, cette année. Notre premier objectif, à savoir la Coupe de la Confédération, est encore raté. J’ai surtout pensé au PCA qui disait, au début de la saison, qu’il voulait tout gagner, car il faisait tellement confiance au recrutement que nous venions de faire. J’étais vraiment triste, car je réalisais, à ce moment-là, que certains joueurs que nous sommes allés chercher ne répondent pas à notre attente. Pour être aussi honnête, je me posais également la question sur la compétence de notre encadrement technique.

Avez-vous des regrets après les deux matches contre le CODM ?

Enormément, car le match que nous avons fait, à Meknès, était totalement différent du match aller. Je ne reconnaissais pas cette équipe de l’ASEC Mimosas qui était en train d’évoluer sous mes yeux, tellement, elle était sublime, conquérante et dans tous les bons coups. On aurait pu aller à la mi-temps en menant par deux ou trois buts d’écart que personne n’aurait trouvé à redire.

Après tout ce qui est arrivé, ne pensez-vous pas, comme beaucoup d’inconditionnels, que ce n’était pas vraiment l’année de l’ASEC Mimosas, en Coupe d’Afrique ?

Je ne sais pas, mais ce que j’ai pu constater et ça n’engage que moi, c’est que la désaffection des stades nous pénalise. Il fallait voir cette équipe jouer devant ce public hostile de Meknès et aussi contre l’arbitrage contre nature du trio ghanéen. Mais rien n’y fît. Il y’avait une telle solidarité dans le groupe que j’ai failli couler des larmes devant tant d’injustice et je demandais au BON DIEU, à ce moment-là , ce qu’on lui avait fait pour mériter sa colère surtout après l’action de qualité, à une touche de balle, pendant 2 à 3 minutes, je vous assure, qui a amené le tir cadré de SERI Michael des 30m que la base du poteau droit a renvoyé . Cette équipe-là, était capable de grandes choses.

En analysant la situation à froid et le fait que le groupe de DESABRE soit en reconstruction parce que remanié à 70%, cela n’était-il pas prévisible ?

C’est possible, mais aussi les anciens ne jouent pas pleinement leur rôle, pour permettre aux nouveaux de rapidement s’intégrer. Il n’y a pas de véritable patron à la GADJI Céli qui peut amener le groupe à se surpasser dans les moments de doute. Donc, c’est très difficile.

Vous avez parlé aux joueurs, le lendemain de l’élimination, au restaurant de l’Hôtel, à Meknès, avant de regagner Paris d’où vous étiez venu pour soutenir votre équipe. Que leur avez-vous dit ?

D’abord, bien avant, dans les vestiaires, à la fin du match, je les ai félicités pour leur prestation qui ne nous qualifiait pas, certes, mais pour leur abnégation et leur solidarité à toute épreuve. Je leur ai aussi demandé, avant de les quitter le lendemain, de croire en eux après ce que j’ai vu la veille. Et je leur ai dit qu’ils doivent tout faire pour se qualifier pour la Superdivison. Mais il y a certainement dans le groupe un problème, peut être psychologique, qui incombe à l’entraineur ou aussi à nous les dirigeants, mais aussi et surtout aux Actionnaires. J’en suis certain, ces jeunes sont plus forts quand ils se sentent soutenus ou quand le stade est plein comme à Meknès.
A présent, il reste la Ligue 1 et la Coupe nationale pour sauver la saison de l’ASEC Mimosas. Ce défi sera-t-il difficile ou à la portée de votre groupe ?

Rien n’est impossible, ce groupe est capable de tout et moi, je crois de toutes mes forces en nos joueurs après ce que j’ai vu au Maroc. On va s’en sortir avec les Actionnaires. Il faut qu’ils reviennent au stade et ils seront contents de ces jeunes qui feront tout pour leur faire plaisir.

En Ligue 1, l’ASEC Mimosas est actuellement 4e au classement dans la Poule B. Avec un match à rejouer contre l’ASC Ouragahio, le jeudi 31 mai prochain. Mais avant cela, elle disputera, ce jeudi après-midi, un match difficile contre l’AS Denguélé d’Odienné. Cette pression qui s’accentue ne risque-t-elle pas d’être un handicap pour l’ASEC Mimosas ?

Je vous le dit et au risque de me répéter, on va s’en sortir, parce que nous croyons fermement en ce que nous faisons. Que les Actionnaires jouent leur rôle et tout ira pour le mieux, car jeudi est une finale pour nous et ce sera le déclic qui nous enverra en Superdivison, j’en suis certain.

Selon vous, que faudra-t-il aux joueurs de l’ASEC Mimosas pour se qualifier pour la Superdivison et pour reconquérir le titre de champion de Côte d’Ivoire ?

La foi en eux et surtout entretenir cette solidarité qui seule, les sortira de cette mauvaise passe. Le match contre l’AS Denguélé est capital. C’est notre finale et on va la gagner, j’en suis convaincu. D’ailleurs, je vais le suivre sur notre site internet depuis Paris. C’est ça aussi l’ASEC Mimosas, et ça aussi, les Actionnaires ne doivent pas l’oublier, leur club est ETERNEL et c’est dans ces moments-là qu’on doit sentir leur présence et après, on fera le bilan.

Qu’est-ce qui peut expliquer les difficultés des recrues de cette saison à s’adapter à l’environnement de l’ASEC ?

Je l’ai dit plus haut, leur intégration n’a pas été facilitée par les anciens qui, à mon avis, ne sont pas de vrais leaders par manque de tempérament et ça nous fait défaut.

Finalement, pensez-vous que l’ASEC Mimosas peut se qualifier pour la Superdivison et remporter ensuite le titre ?

Oui j’y crois sincèrement car nous avons encore 2 à 3 jokers par des confrontations directes avec les premiers de notre poule et là, tout est possible. Avançons par étape, d’abord la Superdivison et après, on verra.

Quel est votre mot de fin ?

Je suis plus que convaincu que sans les Actionnaires on ne pourra rien faire, qu’ils n’oublient surtout pas que LE VRAI BONHEUR NE S’APPRECIE QUE QUAND ON L’A PERDU. Le PCA leur a donné le bonheur d’être aujourd’hui dans la COUR DES GRANDS, tout ne peut pas disparaître d’un coup de baguette magique à cause de la mauvaise foi de quelques uns d’entre eux. MAIS J’AI QUAND MEME FOI EN EUX.

Interview réalisée par
K. Ismaël

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