Quelles solutions face à la contre-performance de l’ASEC Mimosas ?

A l’occasion du match de la 11e journée de la Ligue 1, entre l’ASC Ouragahio et l’ASEC Mimosas, au stade Municipal de Yamoussoukro, hier dimanche 20 mai, nous avons tendu notre micro à quelques Actionnaires présents, pour avoir leurs sentiments sur le comportement actuel de leur équipe.
Voici ce qu’ils disent :

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Kouassi Luc (Enseignant à Yamoussoukro) :

« Nous constatons que l’ASEC Mimosas ne va pas bien. Pourtant, l’équipe a fait un début de saison prometteur. Je me souviens du match contre la SOA, ici à Yamoussoukro, lors de la 1ère journée de la Ligue 1. L’ASEC a très bien joué et a logiquement gagné le match.
L’édifice s’écroule au fil du temps, à l’image du match aller des 8es de finale de la Coupe de la Confédération, au stade FHB, face à l’équipe marocaine.
En réalité, notre équipe ne joue pas si mal. Il faut lui laisser le temps de s’adapter et d’ici deux à trois ans nous aurons une équipe aguerrie, capable de défier les plus grands clubs d’Afrique ».


Kouadio Jérôme (chauffeur) :

« Je n’ai aucune crainte pour l’ASEC Mimosas. Je sais qu’elle sera championne cette année. Il est vrai qu’elle n’est pas rayonnante cette année mais comme toutes les grandes équipes, elle saura relever la tête au moment opportun.
Les Actionnaires doivent continuer à venir au terrain, soutenir leur équipe, qui a plus que jamais besoin d’eux ».


N’Guessan Kouassi Pierre (Instituteur à la retraite)

« J’ai mal au cœur parce que mon équipe ne va pas bien. L’encadrement technique n’est pas le problème de la l’ASEC Mimosas. Nous sommes dans un éternel recommencement avec toujours de nouveaux joueurs. Nous savons tous que nos joueurs ont la tête ailleurs. Il faut donc pouvoir les maintenir ensemble pendant au moins trois ans avant de les libérer.
Tout compte fait, je demeure Actionnaire même si tout va mal ».


Coulibaly Gbossounan (Agent CIE, à la retraite)

« Je suis venu avec mon fils au stade, par amour pour mon club, l’ASEC Mimosas. Les résultats ne sont pas satisfaisants mais quand on choisit d’aimer, on le fait pour toujours. Toutefois, il faut une remise en cause, tant au niveau des athlètes qu’au niveau des dirigeants. Il ne faut pas fuir les problèmes mais plutôt les affronter et trouver des solutions adéquates. Je suis sûr que nous finirons champions cette année, malgré tout ».


Kouakou Kan Prosper (Enseignant)

« Je suis juste venu pour me distraire. Je n’ai pas assez d’informations sur les clubs ivoiriens cette année. Néanmoins, je sais que l’ASEC a récemment été éliminée par une équipe marocaine en huitième de finale de la Coupe de la Confédération. Cette situation m’attriste beaucoup et me fait regretter l’époque des Ben Badi et autres. Il faut se rendre à l’évidence et chercher à professionnaliser notre football car aujourd’hui, on joue pour de l’argent. Il faut mettre les moyens financiers en jeu pour avoir les meilleurs joueurs. Nos talents quittent très vite le pays à la recherche d’un mieux-être, parce que, rien n’est fait pour les maintenir. Il faut revoir la politique du football en Côte d’Ivoire.


Koffi Fernand (Membre du comité communal des Actionnaires de Yamoussoukro)

« J’aimerai plutôt demander à mes dirigeants de me dire ce qui ne va pas à l’ASEC Mimosas. Si le problème est financier, nous sommes prêts à nous cotiser comme nous le faisions par le passé. Aujourd’hui, l’équipe peine à faire de bons résultats et cela n’est pas sans conséquence. Nous avons à notre niveau, de sérieux problèmes pour réunir nos camarades Actionnaires parce que l’équipe ne marche pas bien.
Je souhaite que nous remportions nos 4 derniers matches de la phase de poules».

Propos recueillis par
H. Koné – Envoyé spécial à Yamoussoukro

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