L’ASEC déjoue les plans de l’EFO

Les Mimos ont réussi une bonne opération, samedi dernier, au Stade du 4 août de Ouagadougou, en arrachant le match nul (2-2) aux Stellistes locaux, dans le cadre des seizièmes de finale aller de la Coupe de la Confédération.
Les Jaune et Noir se disaient que les Bleu et Blanc de l’EFO, bien qu’en manque de compétition, avaient de grandes ressources# pour leur disputer une place qualificative pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Confédération. Ils ont eu raison de penser ainsi. Cela leur a permis de se tirer d’affaire à Ouagadougou. Car l’EFO qui voulait vaincre le signe indien devant l’ASEC Mimosas, qui l’a toujours battue, a sorti les tripes et joué son va tout. Mais encore une fois, même si elle a évité la défaite, elle n’a pas pu s’imposer sur ses bases. Le mythe de l’ASEC Mimosas est passé par là. « Le nom seul de l’ASEC joue pour elle. Et quelles que soient les générations de joueurs qui passent dans ce club, celui-ci reste un grand club avec une grande équipe très difficile à jouer », a confié l’entraîneur de l’EFO, Séraphin DARGANI, à la fin de la rencontre. Il a fait cette remarque au regard de la bonne gestion du match par les Mimos, bien organisés en 4-2-3-1 avec Ouattara Aboubacar à droite, le Capitaine Okou Zahui à gauche, Sankara Robert et Salomon Junior dans l’axe de la défense. Au milieu, Sekyere Mark et Zagbayou Hugues se chargeaient des tâches défensives tandis que Traoré Moussa évoluait en milieu sortant droit, Iddi Abdul en milieu sortant gauche et Seri Jean Michael, lui, jouait en soutien à Diabaté Samba, en pointe. Grâce à ce dispositif, les Ivoiriens ont neutralisé les Burkinabè, d’abord, pour ouvrir la marque, ensuite, grâce à Séri Jean Michael qui, d’un tir tendu à ras-de-terre, dans l’axe, a trompé le portier adverse, Traoré Aziz, pour ouvrir la marque (21’). 5 minutes plus tard, les Burkinabè réagissent et égalisent grâce à leur capitaine, Yédan Moussa, qui, parti à la limite du hors-jeu, suite à un mauvais replacement de Ouattara Aboubacar, a trompé l’excellent Koné Tiassé (26’). Les deux équipes atteignent la pause sur ce score.
A la reprise, alors que les deux équipes se neutralisaient surtout dans l’entre-jeu, sur une longue balle dans le dos de la défense Mimosas, l’attaquant Stelliste, Eric Soulama, d’un superbe ciseaux, donne l’avantage à son équipe. L’EFO se bat pour préserver cette avance. Mais l’entrée en jeu de Bougouhi Jean Jacques (63’) va redonner du tonus à l’attaque mimosas. Et deux minutes après ce changement, Diabaté Samba hérite d’une bonne balle dans la surface de réparation. Il résiste à la charge d’un adversaire et d’un extérieur du droit, égalise pour l’ASEC. Les entrées en jeu de Koné Ladji Tiézan (77’) à la place de Traoré Moussa, puis de Mvondo Michel, à la place de Séri Jean Michael (88’) permettent à l’ASEC Mimosas de terminer la partie très fort. Les Ivoiriens ont même une occasion en or de l’emporter lorsque Diabaté Samba, se bat bien sur le côté droit et effectue un excellent retrait pour Koné Ladji Tiézan qui croise trop son tir et manque sa cible (90+2). Finalement, les Mimosas arrachent le match nul aux Stellistes de Ouagadougou et réussissent tout de même une bonne opération Lors de ces seizièmes de finale aller.

LES REACTIONS

Séraphin DARGANI (Entraîneur de l’EFO)
« On est à cinquante-cinquante »
« On manque de compétition. A partir de là, face à une grande équipe de l’ASEC Mimosas, en jambes, habituée des grandes compétitions et qui sait gérer le stress des matches à l’extérieur, notre tâche devient très difficile. On a respecté l’adversaire, mais pas excessivement comme on pourrait le croire. Sinon, on aurait joué dans notre camp. Malgré ce match nul, on est à 50-50. On peut se qualifier à Abidjan. On ira se battre là-bas pour accéder aux huitièmes de finale »

Yédan Moussa (Capitaine de l’EFO)
« Rien n’est gâté pour nous »
« On n’a pas su bien gérer le match. Le résultat de deux buts partout est en notre défaveur. On va devoir faire deux fois plus d’efforts au match retour, à Abidjan, pour pouvoir se qualifier. Le manque de compétition a beaucoup pesé sur nous. Mais cela n’enlève rien au mérite de l’ASEC Mimosas qui a bien joué le coup lors de ce match aller. Je la félicite. Mais rien n’est encore gâté pour nous. On peut réussir un bon coup à Abidjan».

Sébastien DESABRE (Entraîneur de l’ASEC Mimosas)
« Je regrette le dernier quart d’heure »
« On a fait un bon match avec une meilleure deuxième mi-temps. C’est dommage qu’on prenne un deuxième but sur une erreur défensive. Car pour nous, la victoire aurait été logique. Marquer deux buts à l’extérieur est une bonne chose en prévision du match retour. L’EFO a joué sans pression et avec ses qualités. Elle n’avait rien à perdre sur le match. Elle a été poussée par son nombreux public. Nous avons fait preuve de maturité, sans paniquer, pour revenir logiquement au score quand on était mené. Je regrette le dernier quart d’heure au cours de laquelle on a poussé et bien fini le matchoù on aurait pu s’imposer. Et une victoire, c’est toujours meilleur qu’un match nul surtout à l’extérieur ».

OKOU Zahui (Capitaine de l’ASEC Mimosas)
« Je suis content du match nul que nous avons arraché à l’EFO. On a marqué deux buts à l’extérieur. Ce qui n’est pas facile. Et ce résultat est à notre avantage. On était venu chercher la victoire ou le match nul. Finalement, on obtient le match nul. On va chercher maintenant à consolider notre avance de la manche aller, dans quinze jours, à Abidjan ».

Propos recueillis par K. Ismaël.

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