Mon intégration a vraiment été une réussite

Saganogo Amadou dit « Barracuda » est de retour à l’ASEC Mimosas.
16 ans après son départ en tant que joueur, ce fils de la famille Jaune et Noir, retourne au bercail.
Auprès de Julien Chevalier (Responsable de la Formation), Kley Weuli Mathias, Bamogo Boukaré, Sakanogo Amadou prend place dans l’encadrement technique de l’Académie MimoSifcom pour partager son expérience et sa connaissance avec les jeunes pensionnaires du Centre de Formation de l’ASEC Mimosas.
Interview exclusive de Saganogo Amadou, pour les Internautes de www.asec.ci .

#

Depuis quand êtes-vous devenu entraîneur et quels sont les hauts faits de votre métier ?

« Je suis entraîneur depuis 2005. Après un passage en Europe, je suis rentré au pays pour passer mes diplômes d’entraîneur.
Je n’ai pas une très grande expérience dans ce métier, mais, j’ai eu en charge l’équipe de Hiré FC, de 2005 à 2006. Nous avons terminé à la 3e place de la Ligue 2. J’ai également passé 2 ans et demi en 3e division, à la tête de l’équipe du Satellite FC du président « Diaby le Gourou ».

Est-ce par vocation ou pour assurer votre pitance que vous avez embrassé ce métier après votre carrière de footballeur ?

« J’ai épousé ce métier d’entraîneur qui est une passion pour moi.
Cette passion, je l’ai depuis que j’étais joueur à l’ASEC Mimosas, avec comme entraîneur, Philippe TROUSSIER».

Qu’est-ce qui a motivé votre retour à l’ASEC Mimosas en qualité d’entraîneur adjoint à l’Académie MimoSifcom ?

« Ma présence ici, je la dois au PCA de l’ASEC Mimosas, Me Roger OUEGNIN. Il m’a appelé pour apporter mon expérience aux jeunes pensionnaires de l’Académie MimoSifcom.
C’est vraiment avec beaucoup de joie que j’ai reçu cette offre ».

Quand vous quittiez l’ASEC Mimosas en 1995, était-il dans vos plans de revenir servir ce club, un jour comme encadreur technique ?

« Pas forcément, parce que après mon passage à l’ASEC en 1995, je me suis retrouvé en France, en 3e division puis en nationale. C’est après cette aventure Européenne que j’ai décidé de rentrer en Côte d’Ivoire pour apporter mon expérience à mes jeunes frères ».

De tous les entraîneurs que vous avez connus à l’ASEC Mimosas, lequel vous a le plus marqué et pourquoi ?

« Philippe Bernard Troussier est évidemment l’entraîneur qui m’a le plus marqué. Ma carrière de grand footballeur est partie de Troussier, avec l’arrivée de Me Roger OUEGNIN, à la tête de l’ASEC Mimosas.
Avec ses deux messieurs, je me suis retrouvé dans un excellent cadre où je pouvais m’épanouir et donner le meilleur de moi-même.
Par sa méthode, son approche sur le football, j’ai beaucoup appris de TROUSSIER et c’est sûrement de lui que m’est venue cette envie d’entraîner, de partager la connaissance ».

Quel est votre exemple (modèle) d’entraîneur ?

« J’ai plusieurs modèles d’entraîneurs, mais Troussier demeure mon plus grand idole.
J’apprécie également l’entraîneur Hervé Renard, le sélectionneur de la Zambie.
J’aime beaucoup la méthode et la rigueur de travail de ces deux entraîneurs ».

Comment ont été les retrouvailles à Sol Béni ?

« L’ambiance est très bonne ici. J’ai trouvé un staff technique bien en place, sous la responsabilité de Julien Chevalier et du Directeur Technique, Sébastien DESABRE. J’ai également retrouvé un ancien coéquipier, Kley Weuli Mathias.
J’échange très souvent avec Kassy Kouadio Lucien qui est aussi membre de la cellule de recrutement de l’ASEC Mimosas.
J’ai aussi retrouvé Maxime Gouamené avant son départ au Burkina Faso, à un stage de formation à Bingerville.
Ce sont des exemples que je dois suivre pour leur passage en tant que joueurs puis entraîneurs à l’ASEC comme moi.
Mon intégration s’est très bien déroulée. Je me plais beaucoup dans ce cadre ».

Votre collaboration avec Julien CHEVALIER, le responsable de la formation à l’Académie MimoSifcom se passe-t-elle bien ?

« La collaboration se passe bien. Julien nous donne le fil conducteur des entraînements et nous nous organisons pour les différentes séances.
Avec l’appui de Kley, Je ne suis nullement dépaysé. Mon intégration a vraiment été une réussite ».

Quelles impressions les joueurs de l’Académie vous ont fait après vos premières séances d’entraînement ?

« Très bonnes impressions. Les jeunes savent déjà à qui, il ont affaire. Ils ont eu échos de mon passage à l’ASEC en tant que joueur. Ils savent donc que j’ai de l’expérience à revendre et donc capable de leur apporter un petit plus. Ils écoutent ce que nous disons. A ce niveau, il n’y a vraiment pas de problème. Ils s’adaptent très vite aux changements de méthode et de tactique ».

Comment trouvez-vous Sol Béni plus d’une décennie après ?

« Ah oui, il y a eu beaucoup de changements depuis mon départ de cette maison. J’ai constaté beaucoup d’améliorations au plan des infrastructures (bâtiments, terrains etc…). Tout cela prouve que du travail est fait à Sol Béni pour le développement de l’ASEC Mimosas et par ricocher, le football ivoirien, avec ses différentes sélections nationales ».

Votre mot de fin ?

« J’aimerais remercier vivement Me Roger OUEGNIN, à qui je dois beaucoup.
J’ai toujours gardé avec lui, de bons rapports, depuis que je suis footballeur. C’est un homme dont le dévolu pour le football n’est plus à démontrer.
Il a besoin d’encouragement pour poursuivre l’œuvre qu’il a entamé depuis qu’il est à la tête de l’ASEC Mimosas.
Il essaie de réunir les moyens adéquats pour avoir un meilleur encadrement de nos jeunes frères.
Certains sont passés par là et nous avons vu les résultats.
Je lui souhaite de la force pour poursuivre cette belle œuvre ».

Interview réalisée par
H. Koné

LAISSER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

19 + 3 =