N’DIAYE Aboubacar : Le « Hrubesch » ivoirien

Pendant la trêve, Asec.ci vous fait redécouvrir une figure emblématique du football qui a marqué l’histoire de l’ASEC Mimosas.

N’DIAYE Aboubacar était la grande star du football ivoirien des années 1980. Cet attaquant international de l’ASEC Mimosas se distinguait par son jeu de tête imparable et son sens du but.
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Dans ses années de gloire, N’DIAYE Aboubacar a hérité de deux surnoms. D’abord le prénom « Sékou » qui était celui de son père que le journaliste sportif, Boubacar KANTE, de Radio Côte d’Ivoire avait adjoint à son nom par fantaisie et l’appelait N’DIAYE Aboubacar « Sékou ». Ensuite celui de «HRUBESCH », en référence au redoutable attaquant international allemand de Hambourg SV, Horst HRUBESCH, des années 1980, qui avait un jeu de tête très percutant. Et c’était encore Boubacar KANTE qui n’avait pas hésité à faire cette comparaison et à donner ce surnom à N’DIAYE Aboubacar. Et jusqu’à la fin de sa carrière, N’DIAYE a réussi à soutenir la comparaison avec le buteur allemand.

Né le 19 avril 1962, à Treichville, N’DIAYE Aboubacar intègre l’Ecole de football de l’ASEC Mimosas, en 1973. Il a 11 ans. Il débute sa formation chez les minimes avec Bakary KONE, ZARE Mamadou, Youssouf FOFANA et autres. Il fait ses classes dans le club mimosas. En 1980, il a 18 ans lorsqu’il est promu en équipe première. La même année, Il remporte le titre de champion de Côte d’Ivoire et la Coupe FHB. Puis il devient rapidement l’un des joueurs clés de l’ASEC. Joueur intrépide, intelligent, doté d’un grand sens du but, d’une détente verticale féline, et d’un jeu de tête rarement égalé, N’DIAYE Aboubacar « Sékou » marque but sur but. Mais l’ASEC Mimosas souffre de son inorganisation et de l’instabilité de ses comités directeurs et ne parvient pas à s’imposer au niveau national. Durant toute la décennie 1980, les Mimos se contentent d’un seul titre de champion de Côte d’Ivoire (1980), d’une Coupe nationale (1983) et de deux Coupes FHB (1980 et 1983). Son meilleur souvenir est la Coupe FHB de 1983. « C’est un match qui s’est déroulé dans une atmosphère très tendue. Nous l’avons préparé à Conakry, en Guinée, où le Président Sékou TOURE nous avait mis dans d’excellentes conditions. Au regard de nos résultats moyens dans les compétitions nationales, personne ne croyait en nous. Même nos supporters n’y croyaient pas du tout. Le jour du match, nous étions menés 3-2 dans les dernières minutes du temps additionnel. Et puis, sur un centre de Ouga Bi Tozan Germain, j’égalise de la tête et nous remportons le trophée dans les tirs au but. Ce soir-là, je n’ai pas pu rentrer à la maison parce qu’elle a été envahie par nos supporters jusque très tard dans la nuit », témoigne l’ex-gloire mimosas.

N’DIAYE est régulièrement appelé en équipe nationale, mais curieusement, pour les phases de finale de la CAN, il est oublié chaque fois par les différents sélectionneurs des Eléphants de Côte d’Ivoire. « Cela, je ne l’ai jamais compris, surtout ma non sélection pour la CAN 84 organisée par la Côte d’Ivoire où nous avons été éliminés au premier tour. Je ne l’ai jamais digérée », soupire N’DIAYE Aboubacar « Sékou ».
En 1991, l’ASEC Mimosas prête N’DIAYE Aboubacar au Sabé Sport de Bouna. Il revient au bercail l’année suivante, mais ne parvient pas à s’imposer. A la fin de la saison, il met un terme à sa carrière de footballeur. Il se reconvertit pendant un moment au métier d’entraîneur de football avant de s’éloigner définitivement du milieu du football.

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