« Nous avons péché dans le recrutement…»

L’ASEC Mimosas a fait son bilan de la saison. Après la direction technique, l’heure est à présent au Conseil d’Administration représenté dans cette interview par le président Francis OUEGNIN, président de la section Football de l’ASEC Mimosas de rendre compte aux Actionnaires.
ASEC.CI vous propose en exclusivité la 1ère partie de cette interview.

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Cette saison, l’ASEC a manqué ses objectifs et le bémol de la Super Division est la note qui retentit le plus. Quel bilan faites-vous de cette saison ?

Nous avons eu une saison qui n’est pas digne de l’ASEC, considérée comme la locomotive du football ivoirien. En tant que dirigeant du club, nous nous remettons en cause car cela n’était jamais arrivé depuis que nous sommes à la direction de l’ASEC Mimosas. Cet échec nous ramène sur terre, et nous incite au travail sans relâche car nous ne sommes pas encore arrivé au sommet. Il nous appartient donc de faire le bilan de cette saison et d’en tirer les leçons pour mieux amorcer la saison prochaine.

Quelles sont selon vous, les causes de cette baisse de performance observée tout le long de cette saison ?

Je pense que notre erreur provient du choix des joueurs notamment du recrutement des joueurs, d’où la remise en cause de la cellule de recrutement.
Nous avons été légers dans le suivi de ces joueurs que nous contactons pour un éventuel test. Il suffit seulement qu’un joueur livre un match remarquable contre l’ASEC pour que nous nous empressions de la recruter.
Cela nous a été préjudiciable, car il y a beaucoup d’entre eux qui ont montré un visage très talentueux lors des matches contre l’ASEC, mais dès qu’ils sont recrutés dans l’équipe A, ils nous montrent un autre visage. Car une fois arrivés à Sol Béni, ces loups deviennent subitement des agneaux car ils se croient arrivés au sommet.
Nous nous sommes laissé séduire par leur prestation contre l’ASEC sans avoir fait un suivi de leur performance sur toute la saison, et cela nous a causé beaucoup de désillusion.

Après sa première année africaine, pensez-vous que Sébastien Desabre peut obtenir de meilleurs résultats ? Quels moyens mettrez vous à sa disposition afin qu’il atteigne les objectifs que vous lui fixerez ?

Je n’ai pas la prétention d’avoir la science infuse ou d’être un grand technicien, mais je le dis sans équivoque, Sébastien DESABRE est un bon entraîneur. De tous les entraîneurs qui sont passés à l’ASEC, comme Philippe Troussier, Oscar Fullone, pour ne citer que ceux là, Sébastien DESABRE est en train d’écrire ses lettres de noblesse à l’ASEC.
J’assiste à la majorité des entraînements de l’équipe à Sol Béni, et je peux vous assurer que les ateliers qui y sont réalisés sont dignes des grands clubs en Europe.
Ce qui a manqué à l’entraîneur, ce sont des joueurs de talents et de qualité pour faire la différence.
C’est vrai que ce n’est pas lui qui a fait le recrutement d’avant saison, à son arrivée, il nous a soumis un état des lieux. Et sur 30 joueurs, Sébastien n’en a trouvé que 9 qui étaient du niveau de jeu de l’ASEC, mais nous ne pouvions pas faire autrement et nous lui avions demandé d’essayer avec cet effectif malgré tout.

C’est facile en tant qu’Actionnaires de juger l’entraîneur sans venir au stade.
Nous avons suivi des matches comme celui de l’Africa que nous avons dominé sans inscrire de but, où notre attaque se retrouve à 2 contre 1. Quand un joueur au lieu de servir son partenaire décide autrement, pensez-vous que ce choix soit le fait de l’entraîneur ?
Je ne pense pas, car c’est l’intelligence du joueur qui est remise en cause.
Aujourd’hui, il a eu la possibilité de suivre le championnat et de faire ses choix, nous allons lui donner les joueurs qu’ils réclament. A ce moment, nous aurons la possibilité de juger le travail de Sébastien, mais je reste convaincu qu’il est un bon entraîneur et vous m’en direz des nouvelles la saison prochaine.

Comment comptez-vous redorer le blason de l’ASEC Mimosas ?

Nous ferons un recrutement de qualité en limitant au maximum les erreurs. Nous resterons prudents dans le choix des joueurs car nous sommes bien avertis.
L’ASEC est une équipe à forte pression, quand le joueur recruté n’a pas le mental fort malgré son talent il lui est difficile de réussir. Nous leur inculquons une discipline de qualité qui leur permet d’évoluer ensuite dans n’importe quel championnat dans le monde.
Nous sommes très durs avec eux mais nous avons aussi des obligations envers ces derniers que nous essayons de respecter. Nous sommes une petite PME, et nous rencontrons des problèmes financiers comme toute entreprise. Nous sommes le seul club ivoirien à but non lucratif à payer les impôts, nous sommes le seul club dans la sous région à présenter un bilan financier en fin d’année.
Je mets au défi quiconque qui critique l’ASEC de se rendre à Sol Béni pour se rendre compte du travail réalisé par Me Roger Ouegnin.

(A suivre la deuxième partie de cette interview, demain samedi sur ASEC.CI)

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