Le spécialiste des penalties

Pendant la trêve, Asec.ci vous fait redécouvrir une figure emblématique du football qui a marqué l’histoire de l’ASEC Mimosas.

Petit de taille, mais grand de talent. GUIDI Edouard l’était. Il lui avait suffi de trois finales de la Coupe nationale (1967, 1968 et 1969) remportées devant les trois autres grandes formations ivoiriennes (Stella Club, Stade d’Abidjan et Africa Sports) pour entrer dans l’histoire de l’ASEC Mimosas comme l’une des grandes figures de légende de ce club.#
En 1967, GUIDI Edouard est promu en équipe première. Le 6 août de cette année-là, la finale de la Coupe nationale a lieu à Daloa et oppose l’ASEC Mimosas au Stella Club. GUIDI Edouard, la révélation côté mimosas, ouvre la marque. Le Stella Club égalise à la 89e minute. Dans les prolongations, sur un service de GUIDI Edouard, Eustache MANGLE dit le Lion redonne définitivement l’avantage aux Mimos sur un but d’anthologie. Depuis le rond point central, il fusille FANNY Ibrahima, le portier Stelliste, d’un tir soudain, surpuissant et tendu. « Cette victoire m’a marqué à vie, puisqu’elle m’avait permis de remporter le premier trophée officiel de ma carrière de footballeur chez les seniors », nous a confié un jour GUIDI Edouard.

L’année suivante, en 1968, GUIDI et l’ASEC Mimosas conservent leur trophée, en Coupe nationale, face au Stade d’Abidjan. C’était le troisième du club et le deuxième pour GUIDI Edouard qui, au passage, a hérité du surnom «Petit caillou ». Car GUIDI s’illustrait comme un joueur des grands rendez-vous. Attaquant de caractère, très fort techniquement balle au pied, il était un redoutable dribbleur, un ailier rapide, intelligent et clairvoyant.
En 1969, GUIDI et l’ASEC Mimosas disputent leur troisième finale d’affilée, en Coupe nationale, le 6 août, à Man. Cette fois, l’adversaire est l’éternel rival, l’Africa Sports. Les Aiglons mènent à la marque, à la mi-temps. En seconde période, GUIDI Edouard entre en jeu. Sur sa première balle, il déborde et centre. Eustache Manglé “Le Lion”, à la réception, égalise pour l’ASEC Mimosas. Le stade Léon Robert entre en ébullition. Les deux équipes se neutralisent au terme des 90 minutes de jeu. Durant les prolongations, l’Africa Sports reprend l’avantage. Et sur une pénétration, GUIDI Edouard est fauché dans la surface de réparation adverse. C’est le penalty. Tous les joueurs mimos refusent d’exécuter la sentence. Alors, GUIDI Edouard se décide à le faire. Il tire et marque. A 2-2 après les prolongations, l’ASEC Mimosas est déclarée vainqueur grâce au nombre de corners comme les différentes parties avaient convenu lors de la réunion technique.

Jusqu’à la fin de sa carrière, GUIDI Edouard était considéré comme le spécialiste des penalties. Il n’en a jamais manqué un, dans un match officiel. Il nous explique son secret. «Je regardais toujours le pied d’appui du gardien adverse. Quand il prenait appui sur le pied gauche, je tirais à droite. Quand il prenait appui sur le pied droit, je tirais à gauche et mes frappes étaient toujours imparables ».
GUIDI remportera une quatrième Coupe nationale d’affilée avec l’ASEC Mimosas en 1970 et il connaîtra, la même année, la joie de son premier titre de champion de Côte d’Ivoire. GUIDI Edouard, l’artiste, le spécialiste des penalties, «Petit caillou» comme ses admirateurs l’appelaient, a choisi d’écourter sa carrière de footballeur au profit de son travail de programmeur chez IBM. Aujourd’hui, GUIDI Edouard mène une retraite paisible à Abidjan.

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