S.D : «…se servir de cet échec..»

La saison 2011 s’est achevée le mercredi 23 novembre dernier avec les matches de la 10e et dernière journée de la Super Division.
Place est maintenant au bilan de la saison.
Sébastien DESABRE, l’entraîneur de l’ASEC Mimosas a accepté, au cours de la dernière émission du regard du coach de l’année, de répondre, en premier, aux nombreuses préoccupations des Internautes Actionnaires du site www.asec.ci
Plus d’une cinquantaine de questions posées ont été synthétisées pour les soumettre aux réponses du coach.
Suivez donc la première partie de l’émission dans laquelle le coach fait le bilan global de la saison 2011.#

Quelles étaient vos objectifs de début de saison 2011, après votre nomination à la tête de l’ASEC Mimosas ?

Les objectifs de début de saisons étaient de terminer en tête du championnat national et se qualifier pour la phase de poules de la Ligue des champions.

Quelle est selon vous la cause majeure de l’échec de l’ASEC Mimosas, cette année 2011 ?

Les causes sont nombreuses et je ne vais pas m’étendre sur le sujet.
Par contre, on peut noter que, même si nous avons gagné la Coupe nationale et que nous nous sommes qualifiés dans une phase de poules d’une compétition africaine, alors que, cela faisait quelques années que l’ASEC n’y était pas, nous avons souffert sur la fin de saison 2011, notamment en Super Division.
Des raisons sont peut-être, l’intégration d’un nouvel entraîneur sans qu’il ait participé au recrutement de début de saison, le cumul des matches et le niveau global des joueurs à certains postes.
Le fait de ne pas être champion de Côte d’Ivoire cette année est problématique pour le club.
Chacun a sa part de responsabilité mais le plus important est de se servir de cet échec pour être encore plus fort.

Pourquoi avoir accepté d’entraîner cette équipe de l’ASEC qui visiblement avait des résultats non reluisant pendant ces dernières années ? Et l’ASEC méritait-elle de participer à cette Super Division ?

J’ai accepté d’entraîner l’ASEC parce que, je suis un homme de challenge. Il est vrai que je me suis lancé dans ce challenge sans forcement mesurer les moyens liés aux objectifs qu’on m’a donnés. Mais, peu importe, le principal étant de faire avancer le club. Nous essayons de donner le meilleur pour rendre la confiance qu’on nous a accordée.
L’ASEC Méritait de jouer la Super Division.
Tous les résultats confondus, nous avons disputé 43 matches, dont 21 victoires, 13 matches nuls et 9 défaites y compris celles de la Super Division. Nous avons inscrit 70 buts contre 43.
Le bilan comptable est correct.
Nous avons terminé la phase de poules de la Ligue 1 avec 28 points malgré l’accumulation avec les matches des coupes africaines.
Nous avons donc, à l’évidence, mérité notre qualification pour la Super Division.

A l’image de Mangoua Kessé ou de Zagbayou Hugues, nous avons remarqué des joueurs fatigués en cette fin de saison.
Est-ce parce qu’ils ont été très sollicités alors que, certains, comme Halidou Garba n’avait quasiment pas été utilisés ?

Okou Zahui par exemple a beaucoup joué cette saison parce que nous n’avions que 5 défenseurs puis 4, après la blessure de Sankara lors de la finale de la Coupe nationale.
Mangoua Kessé, lui, a été assez régulièrement aligné parce qu’il répondait aux critères de ce que je souhaitais mettre en place sur le terrain. J’estimais que c’était le joueur qui pouvait apporter un plus au moment où il est aligné.

La vie d’une équipe ne se limite pas qu’au jour du match. Il y a tout un état d’esprit et un travail qui est fait à l’entraînement.
Si certains n’ont pas été alignés dans cette équipe, c’est simplement parce qu’ils ne répondaient pas soit à l’état d’esprit, soit aux exigences techniques et tactiques de l’équipe.
Tous les joueurs de l’effectif ont au moins pris part à un match officiel, surtout pendant la période « turn-over » de l’équipe.
Nous avons fait des choix sur cette orientation et nous avons remarqué que lorsqu’il manquait quelques joueurs cadres, que l’équipe était moins forte.
Il faut effectivement en prendre bonne note et rectifier cela l’année prochaine.

Aviez-vous la main libre dans le choix des joueurs pendant les matches ?

Un entraîneur est celui qui a des responsabilités, qui décide et qui fait des choix. Ça m’arrive de temps en temps de discuter, d’échanger avec mes adjoints et d’autres personnes. Mais en définitif, c’est bien moi qui décide.
Si demain, cela n’est pas le cas, ça ne correspondra pas à la philosophie du métier que je fais.

Comment comptez-vous apporter un renfort qualitatif à cette équipe pour les défis de la saison prochaine ?

Dans l’évaluation de ce qui a manqué à notre équipe, nous avons noté le manque de maturité et de puissance. Nous orientons le recrutement dans ce sens.
On ne peut pas aujourd’hui, espérer aller sur le continent africain et gagner la Ligue des champions avec uniquement une qualité technique juste au dessus de la moyenne. Ce n’est plus possible aujourd’hui.

Il faut avoir primordialement un amalgame entre l’intelligence de jeu et la technique. Il nous faut également certains joueurs à certains postes qui puissent répondre aux défis physiques et de maturité.

Suivez la 2ème partie de l’interview

LAISSER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

20 − 16 =