« Notre travail apportera à l’ASEC »

L’ASEC Mimosas a un nouveau responsable de la formation. Un technicien français répondant au nom de Julien CHEVALIER. Il vient de prendre fonction à l’Académie MimoSifcom. Pour sa première interview dans notre Magazine, il nous livre ses convictions pour l’Académie MimoSifcom « qui apportera le plus possible à l’ASEC Mimosas ».#

Bonjour Julien, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs et à nos Actionnaires (les supporters) du club ?

Je suis un entraîneur français de 31 ans, et j’ai travaillé auprès des jeunes depuis mes 18 ans. Je suis passé, en tant que joueur, par le centre de formation de l’AS CANNES durant 4 années avant d’évoluer dans les compétitions nationales (CFA). Dans le même temps, j’ai commencé à exercer sur toutes les catégories de jeunes et je m’occupais, depuis quelques saisons, des jeunes en championnat National (U17 ans puis U19 ans nationaux, meilleurs niveaux de jeunes) au club de LA ROCHE VENDEE FOOTBALL. Je venais de me lancer dans un projet pour passer dans le monde des seniors quand les premiers contacts avec le Coach DESABRE sont arrivés.

Qu’est-ce qui a motivé votre choix pour l’ASEC Mimosas ?

Après avoir collaboré dans le passé avec Sébastien, sur la Côte d’Azur, j’ai toujours suivi son parcours, et dernièrement à l’ASEC. La réputation de ce club et de la formation de son Académie n’étant plus à faire, je n’ai pas pu faire autrement que réfléchir à la proposition de travailler avec lui. Et, malgré mes engagements en cours, je n’ai pas hésité longtemps à me libérer pour rejoindre l’ASEC MIMOSAS. L’opportunité d’être associé au démarrage d’un nouveau projet, dans un club de haut niveau, consistant à redynamiser l’entraînement et la formation de l’Académie MimoSifcom était difficilement refusable.

Quel est l’état des lieux à l’Académie MimoSifcom ?

C’est difficile de juger complètement l’Académie pour le moment étant donné la période des vacances (la rentrée aura lieu le 3 octobre prochain). L’image de l’Académie MimoSifcom est tellement associée à celle des joueurs formés au Club dans le passé, qu’on pourrait être tenté de se laisser vivre sur cette réputation. Mais, si le club a décidé de mettre en place une nouvelle organisation sous l’impulsion de Sébastien, c’est qu’il y a des choses à apporter et à faire évoluer.

L’Académie MimoSifcom a sorti beaucoup de grands joueurs à ses débuts. Depuis quelques années, elle piétine. Avez-vous des solutions pour la remettre sur les rails ? Si oui, lesquelles ?

Vous énoncez un problème que je ne voulais pas mettre en avant car, je ne peux pas juger le travail qui a été fait avant mon arrivée sans l’avoir vu en pratique. J’ai, en tout cas, pu, dès mon arrivée, participer aux derniers tours de détection pour façonner la promotion 2011-2012 et m’apercevoir qu’il y’a des joueurs de qualité. Les installations de Sol Béni nous offrent un superbe outil de travail et les premiers échanges avec les encadreurs de l’Académie m’ont permis de m’acclimater et de me rendre compte de leur attachement au club et à sa formation.
Maintenant, la meilleure solution que je connaisse pour obtenir des résultats, c’est le travail. On va donc essayer de proposer un contenu de formation qui colle à la réalité du football actuel et à ce que l’on veut que le joueur devienne. Un joueur le plus compétitif possible.

Savez-vous que les Actionnaires attendent beaucoup de vous ? Que dire pour les rassurer ?

Je ne vais pas leur demander d’attendre car je me suis déjà mis au travail, ni les rassurer en leur faisant croire à des miracles. Mais simplement leur dire que le travail de formation que l’on va mettre en place, dès ce lundi, va porter ses fruits. Le travail de formateur est un travail à plus long terme. Nous ne sommes pas à la recherche de résultats immédiats comme lors d’un championnat. L’action du formateur que je suis, demande un temps nécessaire pour développer l’ensemble des qualités du joueur. On a un plan de formation du joueur sur 4 ans (2 années en U17 et 2 années de U19). Mais, malgré tout, j’espère que les résultats de notre travail apporteront le plus tôt possible un plus à l’ASEC.

Comment trouvez-vous, les conditions et le cadre de travail ?

Je vais me répéter, mais, les installations de Sol Béni nous offrent un superbe outil de travail. Dans un cadre qui permet de se sentir bien. Ce qui est important pour pouvoir donner le meilleur de soi. Et, en plus, il laisse de nombreuses possibilités d’amélioration et d’exploitation, comme ce que Mme Sarah JANY, la commerciale à charge des activités de Sol Béni, est en train de mettre en place.

Comment entrevoyez-vous votre collaboration avec le Directeur Technique, Sébastien DESABRE, qui se réjouit de votre arrivée au club ?

Nous avons beaucoup échangé dès les premiers contacts sur le travail à mettre en place. Il m’a accueilli à mon arrivée à Abidjan, ce qui nous a permis de travailler conjointement depuis. Nos bonnes relations antérieures vont permettre de travailler en étroite collaboration. Car c’est lui (pour les pros) qui, le premier, attend de bénéficier des fruits de notre travail de formation. Il a des convictions que je partage sur le profil des joueurs à former et sur la méthode à employer. J’espère donc simplement répondre à ses attentes, ainsi qu’à celles du président et de l’ensemble du club, et lui rendre la confiance qu’il m’a témoignée en souhaitant ma venue au club.

Interview réalisée par Clément DIAKITE

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