Comment les Mimos ont vaincu le signe indien

Pour éliminer Motor Action, le champion zimbabwéen, lors de l’unique match des seizièmes de finale de la Ligue des champions 2011, tel que décidé par la CAF en raison de la crise sociopolitique en Côte d’Ivoire, l’ASEC Mimosas, pourtant en manque de compétition, s’est appuyée sur quatre vertus, pour ainsi vaincre le signe indien. ASEC Mimosas Magazine revient sur les qualités démontrées par le groupe de Sébastien DESABRE.#

LA BONNE PREPARATION.

On craignait le manque de compétition. Cela aurait pu constituer un lourd handicap pour les Mimosas, à Harare. Fort heureusement, Sébastien DESABRE et son staff ont su combler ce manque par une préparation minutieuse et une gestion intelligente des matches amicaux. Pour avoir du rythme et aider le groupe à améliorer la cadence, l’entraîneur a mis en place un programme d’entraînement hebdomadaire. Ce programme visait à corriger progressivement les lacunes individuelles et collectives, le tout ponctué par un match amical d’évaluation. chaque match se situait en fin de semaine, contre de bonnes formations de la Ligue 1 ivoirienne. Ainsi, les Mimosas se soumettaient à un régime normal et, grâce à des rencontres amicales très disputées, ils entretenaient non seulement la forme, mais également l’esprit de compétition. A Harare, les Jaune et Noir sont apparus bien en jambes. Hormis une première demi-heure de jeu difficile, juste le temps de retrouver leurs marques, ils ont été très présents dans le combat physique et ont pu neutraliser leurs adversaires sur ce plan.

UN MENTAL A

TOUTE EPREUVE.

Il fallait un mental à toute épreuve pour relever le nouveau défi zimbabwéen. C’est dans l’après-midi du mercredi 16 mars dernier, la veille du départ de l’équipe pour Harare, que la nouvelle de la décision de la CAF d’organiser un seul match de qualification chez l’adversaire en raison du climat sociopolitique en Côte d’Ivoire, est parvenue aux dirigeants jaune et noir. En plus, il n’était pas du tout évident que le moral du groupe soit au beau fixe. L’équipe venait en effet, d’aligner une série de mauvais résultats dans les matches amicaux. Comment réagirait-elle au Rufaro Stadium ? Mais la veille du départ, un discours de mobilisation et de sensibilisation du Président Délégué et Président de la section football, Francis OUEGNIN, appuyé par le travail psychologique de l’entraîneur DESABRE, allait gonfler les joueurs à bloc. « Il nous faut absolument vaincre cette fois le signe indien et faire un pas vers le mini-championnat de la Ligue des champions », disaient les joueurs. Décidés, motivés, enthousiastes, ils ont mordu dans tous les ballons et disputé tous les espaces à leurs adversaires, à Harare. Parvenant à neutraliser les Mighty Bulls (Les buffles puissants) durant le temps reglementaire, puis à les éliminer dans l’épreuve de nerfs des tirs au but.

UNE GRANDE

RIGUEUR TACTIQUE.

« L’une de mes grandes satisfactions après cette qualification, a été le respect rigoureux des consignes tactiques par mes joueurs », avait confié Sébastien DESABRE. Après le flottement des trente premières minutes à cause du jeu direct de l’adversaire, les réglages effectués à la mi-temps par DESABRE, ont permis de contenir efficacement les assauts zimbabwéens, et de contrôler le milieu de terrain. Dans ce registre, la défense s’est montrée très solide et le gardien Daniel YEBOAH a montré qu’il était dans un grand jour.

LA SOLIDARITE.

On évoquera certainement la chance. Mais, l’ASEC Mimosas a su la provoquer grâce au travail bien exécuté avant et pendant le match, mais surtout grâce à la solidarité de ses joueurs sur le terrain. On a constaté par moments quelques flottements individuels, mais le travail collectif a permis chaque fois, de rattraper les erreurs des partenaires. Ainsi, le bloc attaque-défense a fonctionné à merveille et ce nouvel état d’esprit est à l’avantage de DESABRE qui a su l’inculquer à son groupe.

En conjuguant bonne préparation, mental à toute épreuve, grande rigueur tactique et belle solidarité, l’ASEC Mimosas a remporté sa première victoire en terre zimbabwéenne et s’est ouvert grandement les portes des huitièmes de finale de la quinzième Orange-CAF Ligue des champions.

K.Ismaël

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