C’est un joueur très adroit et réaliste

Qui est Adama BAKAYOKO?

Né le 1er janvier 1986, à Séguéla (Côte d’Ivoire), ce jeune ivoirien, du haut de son 1,72 mètre et de ses 66,5 kg est un attaquant de l’ASEC Mimosas. Cette semaine, nous allons faire connaissance, avec le porteur du N° 23 des Mimos, dans la rubrique « Présentation de… », du site web officiel de l’ASCEC Mimosas.#

BAKAYOKO AVANT L’ASEC

A l’âge de 13 ans, en 1999, Adama BAKAYOKO intègre un centre de formation de Séguéla nommé DJEGUEYA. Il s’y entraîne pendant 3 ans jusqu’en 2002 où il est obligé d’arrêter à cause des évènements qui ont secoué le pays dans cette période.

Il en profite pour s’occuper de sa mère, malade, au ranch de la Marahoué, où travaillait son père, à 75 kilomètres de Séguéla.

Sa mère se rétablit. Le samedi 4 février 2006, Il part pour Bouaké (Côte d’Ivoire) afin de reprendre ses études et le football. Vivant chez son oncle, Adama ne peut reprendre les cours compte tenu de la situation sociopolitique qui perdure. Il décide donc de ne se consacrer qu’au football. Il s’entraîne au centre de formation LABORATOIRE de Bouaké et en 2007, il entend parler d’un test de sélection pour l’Académie MimoSifcom et refuse d’y participer. « Je pensais qu’il fallait des relations pour entrer dans un club comme l’ASEC. Je n’avais pas le bras long… », nous confie-t-il.  BAKAYOKO préfère se concentrer sur le championnat de quartier à Bouaké.

Un samedi de novembre 2007, sur le terrain YAOUNDE de Bouaké, Amani YAO, adjoint de Pascal THEAULT, Directeur de l’Académie MimoSifcom (2003-2008), observe la prestation des enfants et remarque BAKAYOKO. « Je ne savais pas qu’il était là. Je pense que je n’étais pas dans mon match ce jour là, même si je me suis donné à fond comme d’habitude. On peut dire que c’est un coup de chance. » Adama BAKAYOKO est contacté par Amani YAO par le truchement de son entraîneur du LABORATOIRE. Il se rend à Abidjan le lendemain, dimanche et le lundi, il commence les tests avec succès à l’Académie MimoSifcom. Depuis il vit avec sa sœur aînée à Abobo (Abidjan, Côte d’Ivoire).

SON PARCOURS PROFESSIONEL

6 mois après son entrée à l’Académie MimoSifcom, Adama est propulsé en équipe pro de l’ASEC Mimosas. « En septembre 2008, pendant un match amical opposant le OMNESS de Dabou à l’ASEC Mimosas, à Dabou (Côte d’Ivoire),  j’ai joué avec l’équipe réserve. Comme dans un rêve, j’ai été retenu pour intégrer l’équipe professionnelle dès notre retour à SOL BENI. C’est grâce à ce match que je deviens suis devenu véritablement sociétaire de l’ASEC Mimosas. » BAKAYOKO aime à dire que c’est son plus beau souvenir.

« Il faut avouer que le rythme de jeu était élevé pour moi au début» confie BAKAYOKO qui a eu du mal à s’imposer dans le groupe.
A la fin de la saison 2009, il est prêté au Sabé Sport de Bouna, pour augmenter son temps de jeu et acquérir de l’expérience en Ligue 1.
C’est le déclic. Adama prend son envol et exprime au mieux ses talents. Il termine meilleur buteur de la Ligue 1 (saison 2010), avec 15 réalisations, malgré la relégation du Sabé Sport de Bouna.

Cette performance lui vaut l’honneur de connaître sa toute première sélection en équipe nationale A, en septembre 2010, à l’occasion d’un match comptant pour les éliminatoires de la CAN 2012, contre le Rwanda. Cette bonne nouvelle est ternie par le décès de sa mère dans la même période.

Surnommé « le buteur ! » par ses ainés de l’équipe nationale A’, BAKAYOKO confirme, en obtenant la palme de meilleur buteur, lors du dernier tournoi de l’UEMOA à Cotonou, avec les Eléphants locaux.

Cette année saison, BAKAYOKO est de  retour à l’ASEC Mimosas. « Nous avons un  bon groupe cette année. Si nous acceptons tous de travailler comme il faut, nous irons encore plus loin. » BAKAYOKO a confiance en son groupe. En plus de ses camarades, Sébastien DESABRE, entraîneur principal des Mimos, est « un coach comme on en voit rarement. Organisé, avec lui tout est planifié. Il nous demande de travailler beaucoup mais cela améliore notre condition physique et nous instruit tactiquement. Du jamais vu pour moi jusqu’à présent. » D’après BAKAYOKO, « seule la volonté et la travail sont les ingrédients pour réaliser de grandes choses. En plus avec le coach, tu es noté chaque jour. »

Les objectifs de BAKAYOKO Adama, pour cette saison, sont les mêmes que ceux de son groupe : Atteindre au moins les ¼ de finale en ligue des champions. « Personnellement, je voudrais bien garder mon titre de meilleur buteur et le gagner dans toutes les autres compétitions de cette saison. La bataille sera rude… Mais j’y arriverai. »

BAKAYOKO ADAMA : « YOKO » pour les intimes.

Amateur de lecture, BAKAYOKO Adama ne rate aucune édition de magazines ou de livre sur le football, mais étend aussi le rayon aux romans. « J’aime  lire. Cela me permet de me reposer tout en apprenant. Nous avons besoin d’énergie. Le coach nous note chaque jour. Il faut être au top pour rester dans le 11 de départ. »

BAKAYOKO donne le temps qu’il faut à ses amis et garde bien les contacts malgré les distances. « Je fréquente une foule de personnes. » nous dit-il. A l’ASEC, il est en contact avec tous les joueurs sur et hors du terrain. Il a des amis dans différents clubs ivoiriens et internationaux. En équipe nationale, il est plus proche de Copa BARRY et EBOUE Emmanuel mais est souvent en contact avec Didier DROGBA et KALOU Salomon.

« Je souhaite que chacun d’entre nous accepte le sacrifice du travail ardu pour atteindre nos objectifs. Je prie aussi pour la paix. Elle est nécessaire pour notre épanouissement. Sans elle nous ne pouvons rien réaliser, ou presque. » conclut BAKAYOKO.

AVIS DU COACH

«   C’est un joueur très adroit et réaliste devant le but avec une grande combativité.
Il sait se mettre au service du collectif pour défendre avec son équipe.
C’est un grand travailleur avec un caractère d’attaquant, c’est-à-dire, parfois solitaire mais qui dégage une certaine assurance, il ne doute pas de ses capacités. Je lui ai fait confiance pour notre premier match officiel en ligue des champions et il a répondu par un triplé, ca lui a permis d’emmagasiner de la confiance.
Il doit améliorer ses déplacements afin d’être mieux servi par ses partenaires notamment ses courses en profondeur. »
, Sébastien DESABRE, février 2011.

Voir la fiche technique d’Adama BAKAYOKO

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