« Nous voulons réussir une belle saison »

Pour la nouvelle saison de volley-ball, le Président de cette section de l’ASEC Mimosas, DOSSO Tiémoko, nous fait le point des départs ainsi que des arrivées et nous situe sur les objectifs de sa section pour 2011.#

Vous remettez le couvert, cette année, avec la section volley-ball. Depuis quand la dirigez-vous ?

Depuis avril 1989.

Qu’est-ce qui explique votre grande passion ?

Je ne peux pas l’expliquer, car avant de prendre en main cette section, j’étais membre de l’équipe dirigeante de notre section basketball. Lorsque je suis arrivé au volley-ball, j’y ai trouvé une très bonne ambiance. Depuis lors, je vis à fond ma passion pour ce sport.

Comment la rivalité entre l’ASEC Mimosas et les autres équipes a -t-elle évolué, en ce qui concerne l’équipe féminine, jusqu’à aujourd’hui ?

Dans les années 1980, dans le volley-ball ivoirien, il existait une forte rivalité entre l’ASEC Mimosas et l’Africa Sports. Durant cette décennie, c’est l’ASEC Mimosas qui dominait les compétitions masculines et l’Africa Sports, les compétitions féminines. Nous nous sommes organisés et à partir de 1990, l’ASEC (Dames) s’est mise à dominer les compétitions nationales jusqu’en 2006. C’est à partir de 2007 que le Stella Club s’est mis à nous disputer le leadership.

La concurrence est devenue très rude entre les deux équipes. L’ASEC Mimosas forme des joueuses que le Stella Club recrute ensuite et c’est l’éternel recommencement…
Je reconnais que cette situation est frustrante parce que chaque année, nous perdons au moins trois de nos meilleures joueuses au profit du Stella Club et nous devons puiser dans notre centre de formation pour repartir de zéro.

Combien de joueuses avez-vous perdu à la fin de la saison dernière ?

Nous avons perdu cinq joueuses dont trois titulaires. Les trois titulaires qui sont parties sont SESS Meless (Attaquante), CISSOKO Nafissatou (Attaquante) et ATTOUGBRE Gladys (Libero). Les deux autres sont ANANI Mireille (Libero) et KONE Kadi (Attaquante).

Vous avez également perdu votre entraîneur, BAGATE Soma ?

Absolument. Il est parti relever un nouveau challenge à l’AS Tanda.

Votre centre de formation existe-t-il toujours ?

En fait, c’est l’un de nos anciens entraîneurs, SAKANOKO Baférémory, qui était professeur d’EPS au Lycée Moderne de Grand-Bassam, qui mettait à la disposition de l’ASEC Mimosas les jeunes filles qu’il formait dans son établissement. Aujourd’hui, SAKANOKO Béférémory a quitté son poste pour devenir inspecteur de l’enseignement technique. Et puis, nous avons décidé de ne plus former des joueuses que d’autres nous piquent ensuite.

Comment remplacez-vous maintenant les joueuses qui quittent l’ASEC Mimosas ?

Nous faisons comme toutes les autres équipes qui ne forment pas, mais qui se renforcent en recrutant chez leurs adversaires.

Combien de joueuses avez-vous recruté, cette année ?

Nous en avons recrutées six. Nous avons engagé trois joueuses de l’AUC, une du Stella Club, une de Marcory Volley-Ball Club et une de Plaisir Volley-Ball Club.

Quels sont vos objectifs pour 2011 ?

L’année dernière, nous avons tout perdu et le Stella Club a tout gagné. Cette année, nous voulons rejouer les premiers rôles en remportant toutes les compétitions nationales.

Cela est-il possible avec un effectif renouvelé ?

Nous avons recruté de bonnes joueuses qui apporteront leur talent à un noyau d’anciennes qui sont restées fidèles au club. Avec ce groupe, nous croyons en nos chances.

Quelle est votre conclusion ?

Depuis mon arrivée à la tête de la section, j’éprouve toujours beaucoup de plaisir à la diriger, entouré que je suis de collaborateurs exemplaires sur tous les plans. C’est grâce à cette harmonie, à cette entente parfaite que nous avons fait de cette section l’une des meilleures de notre pays avec le soutien précieux de notre PCA, Me Roger OUEGNIN.

Interview réalisée
par K. Ismaël

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