« Je suis toujours dans le basketball »

Nous avons rencontré Abbas DIOP, l’émérite tri-pointeur de la formation masculine de basketball de l’ASEC Mimosas ett des Eléphants dans la seconde moitié des années 1970 et au début de la décennie 1980. Il a accepté de nous dire ce qu’il devient.

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Que Devenez-vous ?
Je suis assistant à l’enseignement supérieur, en poste à l’INJS où je suis chargé de cours dans la spécialité basketball. Je suis également le responsable du service communication de l’INJS et Instructeur-Entraîneur FIBBA (Fédération International de Basketball)

Vous n’avez donc jamais rompu avec le milieu de la balle orange?
Effectivement.

Depuis quand êtes-vous à l’INJS ?
J’enseigne à l’INJS depuis 1988.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours dans le basketball après avoir quitté l’encadrement technique de l’ASEC Mimosas, en 1991 ?
Après mon départ de l’encadrement technique de l’ASEC Mimosas, en 1991, j’ai intégré la Direction Technique Nationale de la Fédération Ivoirienne de Basketball de 1991 à 1993. Puis j’ai été consultant de la FIBB de 1996 à 2003. J’ai entraîné ensuite successivement les formations masculines de l’Africa Sports de 2001 à 2002 et celle du Zénith de 2003 à 2006. En 2007, à la demande de son président, KORE Moïse, j’ai réintégré la DTN de la FIBB en qualité de responsable de la formation. A ce titre, je suis le premier adjoint du DTN, le Serbe Marjanovic MIODRAG.

On voit bien que vous ne vous ennuyez pas du tout dans le milieu du basketball…
C’est vrai, je suis très chargé. Je dois constamment réaménager mon emploi du temps pour faire face à mes obligations à l’INJS, à la FIBB et à la FIBBA.

Que retenez-vous aujourd’hui de votre carrière de joueur ?
Je retiens de celle-ci le souvenir du joueur comblé que je fus en ayant appartenu à la génération dorée du basketball ivoirien de 1976 à 1983. Avec les sélections nationales ivoiriennes civiles et universitaires, j’ai remporté six médailles dont quatre d’or et deux d’argent. J’ai eu la chance de participer à trois championnats du monde : un championnat civil, en 1982, en Colombie et deux championnats universitaires respectivement en 1981, en Roumanie et en 1983, à Edmonton, au Canada. Au niveau national, j’ai remporté six titres de champion de Côte d’Ivoire avec l’ASEC Mimosas, de 1977 à 1982 avec mes coéquipiers, ELLOH Dingui, BAH Florent, MAIGA Alou, Feu SERI Paul dit Pablo, DJADJI Clément, AMON Noël et autres. Toujours avec l’ASEC Mimosas, j’ai remporté trois Coupes nationales de Côte d’Ivoire et deux Super Coupes. Après l’ASEC Mimosas, j’ai évolué pendant deux saisons (1983 et 1984) au Stade d’Abidjan où j’ai réalisé une fois le doublé Championnat-Coupe, puis je suis allé terminer ma carrière à Inter-transit, en 1985. Je n’oublierai pas ma décoration du 11 novembre 2009 lorsque le ministère des sports et loisirs m’a élevé au grade d’Officier dans l’Ordre du Mérite Sportif Ivoirien pendant que j’étais en déplacement à Lomé.

Quel est votre meilleur souvenir de basketteur ?
Ce sont mes deux titres de meilleur marqueur du championnat national ivoirien et celui de meilleur marqueur des phases finales de la Coupe d’Afrique des clubs champions, à Bamako où nous avons terminé vice-champion derrière l’ASFA du Sénégal, quand j’évoluais à l’ASEC Mimosas.

Et vos mauvais souvenirs ?
C’est curieusement après un événement qui aurait pu constituer une grande joie après notre premier sacre continental avec les Eléphants basketteurs lors des phases finales de la CAN, en 1981, à Mogadiscio, en Somalie. De retour à Abidjan, AMON Noël et moi, qui étions des joueurs suppléants, n’avons pas perçu les mêmes primes que nos douze partenaires. Cela m’avait profondément affecté.

En tant qu’ancien basketteur, puis entraîneur de la section basket de l’ASEC Mimosas, quels sont aujourd’hui vos rapports avec le club de votre cœur ?
J’aime toujours l’ASEC Mimosas que j’ai servi avec dévouement. Je garde d’excellents rapports avec MAIGA Alou, le Président de la section basket du club. Il m’avait même demandé, à un moment donné, de venir l’aider en reprenant en main l’encadrement technique de la section. Malheureusement, cela n’a pas pu se faire en raison de mes différentes activités dont je vous ai parlé plus haut.

Quelle est aujourd’hui votre situation matrimoniale ?
Je suis marié et père de trois charmantes filles.

Que pouvez-vous dire pour conclure cet entretien ?
Pour moi, le sport est quelque chose d’extraordinaire. C’est un excellent moyen d’éducation, de formation et de promotion sociale. C’est grâce au sport, particulièrement au basketball, mais aussi grâce à mes études scolaires et universitaires que je suis arrivé où je suis. Le sport m’a également permis de tisser de solides relations à travers le monde. Pour terminer, je souhaite que la section basketball de l’ASEC Mimosas retrouve son lustre d’antan. La FIBB est en train de réfléchir aux moyens de relancer les sections basketball de l’ASEC Mimosas et de l’Africa Sports qui drainent du monde.

Interview réalisée par
K.Ismaël

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