Je demeure un passionné de l’ASEC Mimosas

En la mémoire de Me Emile DERVAIN, ex Président central (de 1975 à 1977) et Président d’honneur de l’ASEC Mimosas, décédé le 31 décembre 2010, Asec.ci vous fait revivre une interview qu’il a accordée au Magazine MIMOSAS N°791 du 11 janvier 2007.#

« Bonjour Maître, je suis du journal de l’ASEC Mimosas. Je sollicite un rendez-vous pour recueillir vos vœux pour l’ASEC Mimosas» .
« Vous connaissez chez moi ? Eh bien venez tout de suite, je vous attends ». La spontanéité avec laquelle, notre équipe de reportage a été reçue au domicile de l’ancien président du comité directeur de l’ASEC Mimosas, ne pouvait que nous amener au-delà des simples vœux. Nous avons eu avec lui ce petit entretien que nous partageons avec vous, car l’homme demeure un passionné de l’ASEC Mimosas. La preuve.

Ancien président central de l’ASEC Mimosas, quel est le regard que vous jetez sur le club dont vous avez contribué à l’éclosion ?

Mon regard ne peut pas être un regard d’indifférence. C’est sûr. Je rappelle que c’est moi qui ai créé l’école de football de l’ASEC Mimosas. Sans moyen, on est arrivé à sortir quelque chose et à montrer aux successeurs qu’ils avaient un héritage et qu’ils avaient la responsabilité de bien faire. Ça été le déclencheur des activités de l’ASEC Mimosas. Ils ont compris la leçon. Mon jeune frère, Me Roger OUEGNIN, a fait mieux. Il a trouvé la voie, la formule qu’il fallait pour renforcer les acquis de l’ASEC Mimosas.

Sans grand moyen, vous avez réussi à positionner l’ASEC Mimosas. Si on vous demandait à quel niveau se situe la différence aujourd’hui. Que diriez-vous ?

La fin justifie les moyens. La différence se situe aujourd’hui au niveau de la stabilité du club. Ce qui n’était pas le cas à l’époque. Un jour, on avait un président et le lendemain, il n’était plus là. Beaucoup de gens sont passés comme cela et ils ont cru qu’ils feraient mieux que les autres et finalement ils ont “condamné le club à mort”, permettez l’expression.

Maître, quels sont vos rapports actuels avec l’ASEC Mimosas ?

Ils sont très bien, j’allais dire excellents. Il est vrai que je ne vois pas beaucoup les anciens joueurs et tous les dirigeants, mais je suis content d’être un des présidents d’honneur du club.

Quelles sont vos attentes par rapport à votre équipe ?

Un seul mot, la victoire. Toujours et en tout lieu. Le problème, c’est de déterminer quelle sera la victoire. Quelle pourrait être la victoire. La victoire, c’est de faire en sorte que le football ait les caractéristiques d’un football professionnel de sorte que les gens n’aient pas de dépit.

Vous demeurez un véritable passionné de l’ASEC Mimosas. Comment vivez-vous votre nouvelle vie de retraité avec cette passion ?

Rien n’a changé. Ma passion pour l’ASEC reste intacte. Je suis les retransmissions télévisées et radiodiffusées de mon équipe. Quand ça ne va pas, j’arrête tout et je pars me coucher pour attendre le résultat final.

Plusieurs anciens joueurs vous vouent une grande admiration. Qu’est-ce que cela vous fait ?

C’est fabuleux ! Les anciens joueurs dont vous parlez et qui sont réunis au sein de l’AAFAM m’ont fait l’estime de me choisir comme leur président d’honneur. Ils ont quelqu’un comme Yoro Alphonse qui est extraordinaire. D’autres sont moins proches, c’est une question de caractère, mais ils sont tous formidables.

Vous semblez avoir marqué ces anciens pendant votre passage à la tête de l’ASEC en 1975 et 1976. Cela se ressent quand vous les approchez?

Je ne cherche même pas ça. Je cherche tout simplement à être heureux avec eux, à me plaire avec eux.

Un mot sur les supporters rebaptisés Actionnaires ?

Les supporters de l’ASEC Mimosas sont des gens très attachants. Pour le club, c’est une grande richesse.

À l’orée du nouvel an, quels vœux formulez-vous pour l’ASEC Mimosas ?

Pour l’ASEC Mimosas, je ne peux souhaiter autre chose que la poursuite de ses succès en 2007 d’autant plus que ces succès me semblent avoir ouvert la voie à d’autres façons de faire, utiles au football ivoirien et africain notamment. Quand on arrive à placer des joueurs, à bien les placer, ça ne laisse personne indifférent. Je souhaite une longue vie à mon jeune frère, le PCA, Me Roger OUEGNIN. Qu’il reste à la barre pour continuer son œuvre…Je formule tout simplement mes vœux de continuation. Dans l’intérêt de l’ASEC Mimosas et du football ivoirien, il faut souhaiter que les autres suivent le bel exemple des Jaune et Noir. Bonne et heureuse année à toute la famille de l’ASEC Mimosas.

Votre mot de la fin…

La victoire. Rien que la victoire.

Interview réalisée par

D. Clément

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