« Je dois tout à l’ASEC Mimosas »

AKA Kouamé parle peu. Même très peu. Il préfère travailler dans la discrétion. Ce qu’il a fait en seulement quelques mois sur le banc de l’Asi d’Abengourou en amenant les princes de l’Indénié en Ligue 1. L’ancien latéral droit et capitaine, puis entraîneur de l’ASEC Mimosas, nous donne ses sentiments après la montée de son équipe dans l’élite. Il réaffirme sa reconnaissance à l’ASEC Mimosas, le club de son cœur.#
Une saison sur le banc de l’Asi d’Abengourou a suffi pour monter en Ligue 1. Comment cela a pu être possible ?
Je voudrais saisir l’occasion pour adresser mes remerciements à TAYORAUT Boga, l’ancien gardien de but de l’ASEC Mimosas qui m’a intéressé au projet de reconstruction de l’Asi d’Abengourou. Après des échanges avec le président du club, YAO Koffi Roger, j’ai accepté le challenge qui, je le précise, était de réorganiser l’équipe. Dieu merci, avec les maigres moyens dont nous disposions, nous avons su inculquer un esprit de groupe aux jeunes gens, et une volonté de jouer, qui nous a fort bien réussi. Le résultat, vous le connaissez.

Ce fut un pari risqué tout de même de partir du banc des grands clubs comme l’ASEC Mimosas et le Stella Club pour un tel défi ?
J’aime bien dire que le travail ne s’arrête pas qu’au niveau des clubs de Ligue 1. En Ligue 2 il y a autant de travail. Dans d’autres divisions inférieures également. Il suffit de mettre son expérience en jeu. C’est ce que j’ai fait, non sans difficultés. Je tiens à remercier le Président YAO Koffi Roger qui n’a pas lésiné sur les moyens.les supporters du club  aussi, ont été un soutien inestimable.

Quel est ton avenir à présent ?
Je continue l’aventure avec l’Asi d’Abengourou. Je ne ferai pas la fine bouche, c’est maintenant que le plus dur commence pour nous. Ce ne sera pas facile, mais j’estime que nous aurons notre mot à dire dans ce championnat.

Quels sont les chantiers qui s’ouvrent à toi, en prévision de cette Ligue 1 ?
Nous sommes en pleine discussion avec le président YAO Koffi Roger. Nous voulons nous donner les moyens de jouer le maintien cette saison. Deux années plus tard, nous envisageons le titre. Mais, si cela devait arriver dès notre retour en Ligue 1, on ne crachera pas là dessus.

Sais-tu que l’ancien capitaine et entraîneur  de l’ASEC Mimosas que tu es, était soutenu par les Actionnaires dans la bataille de la montée en  Ligue 1 ?
Je n’en doutais pas. Les Actionnaires n’ont pas manqué de m’apporter leur soutien. Ceux d’Abidjan appelaient constamment pour avoir les résultats de nos matches. Ceux d’Abengourou faisaient corps avec l’équipe. Leur souhait était de voir l’Asi monter en Ligue 1, afin qu’ils aient l’occasion de voir l’ASEC Mimosas se produire au stade Henri KONAN BEDIE. Je dis merci à tous les Actionnaires pour cette marque de sympathie à mon égard.

AKA Kouamé, un nom qui rime avec l’ASEC Mimosas ?…
Ça ne saurait être autrement. Je dois tout à l’ASEC Mimosas. Avec le Président Roger OUEGNIN, on a construit ce club. C’est une fierté pour moi de voir ce que le PCA a pu bâtir à Sol Béni. On ne peut pas lâcher ce club. Grâce à l’ASEC Mimosas, j’ai joué en équipe nationale et je me suis fait un carnet d’adresses.

AKA Kouamé sur le banc de l’Asi d’Abengourou face à l’ASEC Mimosas, ce sera un dilemme ?
Je reste un enfant de l’ASEC certes,  mais le temps du match, il faudra admettre que je ne sois pas ASEC. Je n’aurai aucun droit de me détourner de mon rôle d’entraîneur de l’Asi. Je chercherai donc à l’emporter pour montrer ma valeur.

As-tu le sentiment que l’ASEC Mimosas t’a préparé à exercer ce métier d’entraîneur ?
J’ai toujours dit que c’est l’ASEC Mimosas qui m’a fait. J’ai connu deux clubs dans ma carrière de joueur. l’Union Sportive des Clubs de Bassam (USCB) et l’ASEC Mimosas. Je reste redevable à l’ASEC Mimosas. Après ma carrière de footballeur, le Président Roger OUEGNIN m’a fait confiance en 2003 en me nommant entraîneur principal de l’ASEC Mimosas. J’ai réalisé le doublé, championnat-coupe. j’ai joué  la Ligue des champions. Ce serait ingrat de ne pas reconnaître tous ces bienfaits. Au delà de ces considérations, le président Roger OUEGNIN fut et reste un bon père pour notre génération. Ses conseils avisés ont fait de nous des hommes. Je tiens à lui dire sincèrement merci.

Faut-il espérer te revoir un jour sur le banc de l’ASEC Mimosas ?
Je suis en ce moment l’entraîneur de l’Asi d’Abengourou. Je m’y sens bien. Mais le souhait de tout entraîneur est de prendre en main, une équipe plus ambitieuse. Si d’aventure, le Président Roger OUEGNIN me renouvelait 9a confiance, ce sera avec fierté que je répondrais. Je sais que c’est quelqu’un qui a toujours fait confiance à ses poulains. La présence de Lucien KASSY, Maxime GOUAMENE, TRAORE Siaka dit  »Gigi », KLEY Weuly Mathias autour de l’équipe montre combien de fois le Président Roger OUEGNIN a une conception du club et une vision pour les anciens joueurs. Cela nous honore.

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