«Le projet sportif de l’ASEC m’a convaincu»

La fumée blanche a été perçue du côté de Sol Béni avec la nomination du nouvel entraîneur de l’équipe professionnelle de l’ASEC Mimosas. Sébastien DESABRE, c’est son nom. Jeune, indépendant, compétiteur avec une bonne dose d’expérience, ce jeune technicien français n’a aucune appréhension devant l’immense mission qui l’attend. Toute modestie mise à part, il est prêt, pour le travail, pour atteindre les objectifs qui lui ont été assignés. Arrivé à Abidjan le dimanche dernier, Sébastien DESABRE, a durant trois jours, touché du doigt les réalités du club. Après quoi, il nous livre ses premières impressions. Interview.#

Qui est Sébastien DESABRE ?

Je suis un entraîneur de nationalité française qui exercice depuis 10 ans au niveau des seniors. J’ai commencé très jeune, à 25 ans, en tant qu’entraîneur-joueur à l’Entente Sportive du Cannet Rocheville (ESCR) au niveau de CFA2. Parallèlement, j’étais le Directeur Technique. Christian LOPEZ, l’ancien capitaine de l’AS St-Etienne qui était l’entraîneur de l’ESCR, après une promotion à la mairie est passé mon adjoint à l’ESCR. Je suis titulaire d’un BAC +7. J’ai un DESS en préparation physique obtenu à la Faculté de Sports de Dijon qui m’apporte un complément de connaissance. J’ai également fait des missions régulières à la Fédération Française de Football en tant que formateur de cadres avec les sélections régionales de jeunes pour le compte de la DTN. Comme joueur, j’ai eu un parcours de semi-professionnel à l’AJA dans les différentes catégories.

Sébastien, à Abidjan, particulièrement à l’ASEC Mimosas, est-ce une surprise ?

Quand on fait le saut de la France en Côte d’Ivoire, c’est forcément une surprise. Je cherchais quelque chose qui soit un réel défi, à la hauteur de mes ambitions. Dans la réalité, avec ce que j’ai pu voir ici, ça correspond à ce que je voulais.

La décision a-t-elle été facile à prendre ?

Elle a été motivée par le projet sportif. Les différents échanges que j’ai eus avec Walter AMMANN m’ont fait croire à un réel projet sportif. Depuis la France, on connaît le passé de l’ASEC Mimosas. De plus près, je dois dire que le projet est motivant et attrayant. C’est donc une chance de pouvoir porter les couleurs de ce club.

Comment Sébastien DESABRE s’est-il laissé séduire par l’offre de l’ASEC Mimosas?

L’image et le passé du club attirent. Ça amène des certitudes par rapport à tous ceux qui y ont travaillé. C’est une réelle consistance de travail. Il y a vraiment les moyens à la hauteur des ambitions. Mais c’est avant tout, le projet sportif qui m’a convaincu.

Quel aspect du projet sportif ?

La qualité et le potentiel. A force de travail, on peut faire beaucoup de choses.

Dès lors que le contact a été établi avec l’ASEC Mimosas, quelles ont été vos toutes premières actions en faveur de votre futur nouveau club ? Nous imaginons que vous avez cherché à mieux connaître le club par tous les moyens possibles ?

Pour étudier une situation, j’essaie d’avoir le maximum d’informations à ma disposition. Après je fais une synthèse en mon âme et conscience. Les vecteurs de communication que j’ai eus ont été positifs et m’ont encouragés à venir.

Coach, quelles ont été vos premières impressions après avoir foulé le sol ivoirien le dimanche 24 octobre dernier ?

Arriver tout de suite à Sol Béni et compléter la base d’informations en ma possession. L’accueil a été chaleureux par Walter AMMANN et Benoît YOU. Je puis vous assurer qu’on a essentiellement parlé football. Je m’aperçois que nous avons les mêmes exigences.

Comment se sont passés justement vos premiers contacts avec le Directeur Technique, Walter AMMANN ?

Dans le projet technique qui m’a été expliqué et que j’ai validé, ce qui était important, c’était de savoir qu’on ne peut pas tout faire tout seul. Il faut donc s’assurer que l’on parle le même le langage et qu’on ait la même vision de la réussite. On s’est entretenu longtemps pour apprendre à se connaître et mettre en place les premières fondations sur lesquelles notre travail doit reposer.

Vous avez parlé football, mais de quoi concrètement ?

De nos méthodes. De la rigueur et des efforts qu’on doit faire. Il est évident qu’on doit être sur les mêmes valeurs, l’amour du club. Un des points qui m’a éclairé ici, c’est qu’on s’aperçoit que les gens aiment le club. Il faut aller dans ce sens.

Que saviez-vous du football africain ?

Le continent africain est incontournable en matière de football. Quand vous êtes passionnés, vous cherchez à avoir des informations sur ce continent. Moi j’ai la chance d’avoir des amis qui travaillent sur le continent africain. Il y a toujours des inconnues. Mais avec l’analyse que je me suis faite, si j’avais des appréhensions, je ne m’y serais pas engagé. Maintenant, il faut faire preuve de beaucoup d’humilité, de beaucoup de travail, de beaucoup d’efforts pour atteindre les objectifs et surtout, rendre la confiance qui m’a été faite. Ce discours est aussi valable pour l’entraîneur que pour les joueurs.

Vous avez eu l’occasion d’assister pendant votre séjour à un match du championnat des réserves entre l’ASEC Mimosas et l’USCB, largement remporté par les Jaune et Noir. Des joueurs se sont distingués à cette occasion ?

Le contexte du match ne s’y prêtait pas mais on a quand même vu de bonnes choses.

Quelle est votre philosophie de jeu ?

Le foot. C’est-à-dire en jouant, en produisant du jeu, on gagne. Maintenant, il y a des paramètres qui sont incontournables tels que le goût de l’effort au travail, à la discipline qui doivent constituer le moteur et la base (…). On joue au football pour marquer des buts et il faut en marquer un de plus que l’adversaire.

Comment avez-vous trouvé les installations de Sol Béni ?

Elles sont à la hauteur de ce qu’on m’avait dit. Il y a un excellent outil de travail en place. Il y a du travail qu’on va devoir effectuer ici…

Votre séjour s’est-il bien passé ?

Très bien. On a beaucoup travaillé. Les échanges ont été denses et constructifs pour la suite.

D.Clément

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