Théo DOSSOU « l ‘ange gardien »

Asec.ci vous fait redécouvrir chaque semaine une figure emblématique du football qui a marqué l’histoire de l’ASEC Mimosas.#

En plus de son immense talent, Théo DOSSOU, le portier des Mimosas de 1956 à 1972, a marqué les esprits par son étonnante longévité.
Théo DOSSOU, gardien de but international de l’ASEC Mimosas de 1956 à 1972, est né le 03 juin 1939, à Dimbokro (Centre de la Côte d’Ivoire). Il est le quatrième gardien de but de l’ASEC Mimosas. Il est arrivé après celui de la toute première équipe des Mimosas, puis après BAKON Augustin et BOEVI Lawson Théo dit Gros Théo. DOSSOU est un pur produit du club. Il a connu une ascension très rapide. «C’est Feu KOFFI Raglan qui m’avait recruté, en 1953, dans l’équipe junior de l’ASEC appelée Sol Béni. Je suis passé en équipe réserve l’année suivante, puis en 1955-56, j’ai été promu en équipe première. J’avais 16 ans», raconte Théo DOSSOU. Mais il y avait déjà BOEVI Lawson Théophile dit «Gros Théo» qui avait succédé à BAKON Augustin. DOSSOU vit une première expérience de quatre ans en équipe première (1955-1959) de l’ASEC durant laquelle il dispute deux finales de la Coupe de l’AOF, en 1956 et en 1958. La première fois, il était remplaçant. Il n’avait que 17 ans. «J’étais encore trop jeune pour cette finale. Nos adversaires de l’US Gorée étaient plus mûrs et plus costauds que nous. Nous avons perdu 7-0. Ma présence dans les buts n’aurait rien changé», reconnaît-t-il. La seconde fois, Théo DOSSOU était titulaire contre l’Africa Sports. Avant le voyage de Dakar pour cette finale de la Coupe de l’AOF de 1958, l’ASEC Mimosas avait battu l’Africa (2-1) lors de la dernière journée du championnat ivoirien. «Mais contre toute attente, nous avons perdu 5-0. Ces deux finales perdues restent les plus mauvais souvenirs de ma carrière».

En 1959, «Petit Théo», comme on l’appelait à l’ASEC Mimosas pour le distinguer de «Gros Théo», remporte la Coupe de Côte d’Ivoire, puis s’envole pour la France, grâce à Jean TOKPA. Il a 20 ans et est donc prêt pour l’aventure professionnelle. Cet excellent gardien de but aux réflexes étonnants, à l’agilité féline, aux prises de balles sûres et souverain dans sa zone, atterrit au Racing Club Paris, un club de D1. Il y fait une très bonne impression. Puis, après quelques saisons, il évoluera tour à tour à Sète, à Chalon-sur-Saône, à Dijon et à Blanzy-Montceau devenu après Montceau-les-Mines.

En 1964, Théo DOSSOU rentre en Côte d’Ivoire à la demande du Ministre M’BAHIA Blé Kouadio. Il dispute les phases finales de la CAN de 1965, à Brazzaville, puis de 1967, à Tunis. Il jouera jusqu’en 1972, année où il mettra un terme à sa carrière de footballeur. Il a 33 ans. Ce gardien de but aux 60 sélections peut se consacrer à son activité de Chef de ventes chez Renault et à sa famille. Aujourd’hui à la retraite, Théo DOSSOU vit paisiblement avec son épouse Marthe NIANKOURY, une ancienne Miss Côte d’Ivoire, dans leur résidence, à Angré 8e Tranches.

K. Ismaël

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