« L’ASEC Mimosas est un grand club…»

Radieuse, Julie TADDEI dite “Mafitini”, la maman des première et deuxième promotions de l’Académie MimoSifcom l’était lorsqu’elle redécouvrait Sol Béni, le mardi dernier, plusieurs années après son départ d’Abidjan. Cette  »femme blanche au grand cœur » dont parlait GADJI Céli Saint Joseph dans une de ses chansons à succès, n’a pas manqué d’exprimer le grand amour qu’elle a toujours nourri pour l’ASEC Mimosas. Nous avons saisi l’occasion pour lui arracher quelques mots.#

Après combien d’années, réapparaissez- vous à Sol Béni ?
Je ne me souviens plus du nombre d’années. ça fait beaucoup trop longtemps quand même.

Quel est le sentiment qui vous anime en y revenant ?
Ça me fait une grande émotion. Je me souviens du jour de la pose de la première pierre de la Maison Excellence par le ministre des sports d’alors, le Général Mathias DOUE. On est fier aujourd’hui de savoir que ce projet a pu se réaliser malgré tous les évènements que la Côte d’Ivoire a connus. Cela veut dire qu’à l’ASEC Mimosas, la volonté d’aller de l’avant était réelle et elle l’est encore.

Vous arrivez à Sol Béni prête à revoir tout le monde. Quelle explication ?
Je rentre tout simplement à la maison. Quand on rentre à la maison, on est impatient de voir toute la famille…

Vous êtes également si joyeuse d’accompagner votre  »fils » Zezeto qui vient d’offrir un wall tactic board-football à Maxime GOUAMENE …
C’est une initiative personnelle de Zézé. Vous le savez, à chaque fois qu’il est en vacances à Abidjan, il ramène avec lui des présents pour aider le club. Zézé Venance appartient à la famille ASEC Mimosas et il ne l’oublie pas. Il est ce qu’il est, aujourd’hui, grâce à l’ASEC Mimosas et son Académie MimoSifcom. Pour avancer dans la vie, il ne faut jamais oublier d’où l’on vient.

Mafitini, la maman des premiers Académiciens de l’ASEC, peut-elle nous donner des nouvelles de ses enfants ?
Il faut être honnête, je n’ai plus les nouvelles de tout le monde. D’ailleurs, l’on sait que certains ne rendent pas visite au club, quand ils sont à Abidjan. C’est la même chose avec moi. Kolo TOURE, Yaya TOURE, Baky KONE, Amuah DIAKY, KOUTOUAN Tony, TIENE Siaka, Zezeto, Né Marco, sont ceux-là qui sont en contact permanent avec moi.

Comment avez-vous trouvé la production de certains d’entre eux lors de la Coupe du Monde en Afrique du Sud ?
J’ai seulement regretté qu’ils n’aient pas eu la chance d’aller au-delà de ce qu’ils ont fait contre le Portugal lors du match inaugural. Ce n’est que mon point de vue car je trouve que cette génération a énormément de talent.

Mafitini, qu’est-ce que ça vous fait de voir ces gosses devenus des adultes à ce niveau de compétition ?
C’est une grande fierté, pas uniquement pour moi. Mais pour tous ceux qui ont contribué à leur formation. Je trouve juste dommage que ce qu’ils réussissent à l’extérieur, ils ne le réussissent pas pour la Côte d’Ivoire. Pour le reste, beaucoup réalisent de belles carrières ou du moins, chacun fait la carrière qu’il mérite. Voilà, c’est tout.

On vous sent toujours très liée à l’ASEC Mimosas. Dites-nous comment faites-vous pour avoir des nouvelles des Jaune et Noir ?
Grâce heureusement au site www.asec.ci qui est très bien tenu mais aussi au satellite partout où je me trouve, je peux voir les matches de l’ASEC Mimosas à la télévision. Tous les lundis par contre, je visite le site de l’ASEC Mimosas.

Vous constatez que l’ASEC Mimosas joue devant les gradins vides, qu’est-ce que cela vous inspire ?
S’il y a désaffection du public, c’est peut-être dû essentiellement à un problème économique. Il y a aussi, certainement le fait que les gens ont accès, à partir de leur habitation, à tous les grands championnats du monde. D’ailleurs ce qui me surprend quand vous allez dans les quartiers, les enfants s’identifient à Cristiano RONALDO, Lionel MESSI plutôt qu’aux joueurs locaux. Cela me fait croire que les gens veulent voir autre chose. Si j’avais une solution à ce problème, je la donnerais.

Pourriez-vous dire aux Actionnaires ce que vous devenez ?
A soixante ans, je suis à la retraite. Dans certains domaines comme l’écriture, je reste toujours active. En ce qui concerne mon travail premier, à savoir l’Opéra, je participe encore à la réalisation de documents. J’ai toujours eu une activité intellectuelle forte. Mais du point de vue travail propre, je suis à la retraite. Je vis un grand bonheur avec mes six petits enfants avec lesquels je réside en Corse auprès de ma maman.

Quel est votre mot de fin ?
Je souhaite que l’ASEC Mimosas soit champion. C’est presque banal, mais je le souhaite vivement. Avec tout ce qu’on voit autour de l’ASEC, on sait que c’est un grand club et un grand club ne peut vivre que de grands projets. Je souhaite du fond du cœur, très rapidement, une deuxième Ligue des champions dans la vitrine de l’ASEC Mimosas.

D. Clément

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