SOKOURY André, la petite perle

Redoutable attaquant de l’ASEC Mimosas, dans les années 1950 et 1960, André SOKOURY fut l’un des meilleurs joueurs de sa génération.
Le nom d’André SOKOURY ne dit rien à la plupart des Actionnaires nés dans les années 1970 et après. Pourtant, pendant 12 ans (de 1956 à 1968), ce joueur a été l’une des grandes stars de l’ASEC Mimosas. Un redoutable buteur doté d’une technique pure.#

Ce natif de Gagnoa, arrivé à Abidjan pour des raisons d’études, s’est fait remarquer par Blaise N’GORAN, un joueur de l’ASEC, lors des tournois scolaires. Grâce à N’GORAN, SOKOURY intègre les équipes de jeunes de l’ASEC Mimosas. Il y joue jusqu’au jour où le sort lui sourit. AKOUATE Benjamin, l’un des meilleurs attaquants mimosas des années 1950 venait de partir pour la France en vue d’y mener une carrière de footballeur professionnel. Son successeur, ZOKOUA Gaston venait de se blesser. Dans la même période, l’ASEC Mimosas préparait un match important de la Coupe de l’AOF contre une équipe nigérienne. Guy FABRE, l’entraîneur mimosas, est très embêté par cet enchaînement d’événements défavorables à son équipe. Ô bonheur ! Il repère SOKOURY André lors d’un entraînement de l’équipe réserve des Jaune et Noir. Il le fait appeler pour s’entraîner avec les seniors. Et depuis ce jour, André SOKOURY ne quitta plus l’équipe première. Nous sommes en 1958. La saison suivante, SOKOURY devient le meilleur buteur du championnat national de première division et confirme, en 1960. En 1962, l’ASEC Mimosas remporte sa première Coupe nationale et en 1963, son premier titre de champion de la Côte d’Ivoire indépendante. Toujours avec André SOKOURY, son redoutable avant-centre, rapide, adroit, intelligent et très technique.

SOKOURY était devenu un joueur indispensable à l’ASEC Mimosas. Aussi, ses dirigeants refusèrent de le laisser partir pour la France, précisément au FC Mulhouse qui le voulait. « Pour ne pas démembrer l’équipe, mes dirigeants avaient refusé de me laisser partir », confiait-il. Une décision que SOKOURY avait acceptée, malgré lui. Mais cela l’avait profondément attristé. Il connut une deuxième déception qui fut l’élimination de l’ASEC Mimosas en Coupe d’Afrique des clubs champions, en 1965, par le Stade malien de Bamako. Après avoir neutralisé (3-3) le Stade malien, à Bamako, SOKOURY et ses coéquipiers étaient sûrs de leur qualification. Et contre toute attente, ils s’inclinent 6-5 et se voient éliminés de la compétition. « J’ai énormément souffert de cet échec », confiait-il de son vivant.

Après avoir arrêté de jouer, à 28 ans, André SOKOURY, qui était contrôleur à la CNPS, devient entraîneur de football. Il seconde GABO Gérard dans l’encadrement technique de l’ASEC Mimosas, puis il s’occupe de celui du Rio Sport d’Anyama avant de se retirer du milieu du football, en 1975. SOKOURY meurt au début des années 1990. Mais il reste à jamais une légende de l’ASEC Mimosas

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