KOFFI Kouadio Jules

L’ange gardien des Mimos

KOFFI Kouadio Jules a été formé au Sade d’Abidjan. Il a fait toutes ses classes chez les Bleu et Rouge. Depuis les cadets jusqu’en senior. Mais son cœur est ASEC depuis sa tendre enfance. « Je rêvais, tout petit, de porter les couleurs de l’ASEC Mimosas », a toujours confié KOFFI Kouadio Jules. Il a joué au Stade d’Abidjan parce que son oncle, Germain KOFFI GADEAU, qui fut pendant longtemps le Grand Chancelier de l’Ordre National ivoirien, était l’un des pères fondateurs et un dirigeant influent du club bleu et rouge. En 1976, KOFFI Kouadio Jules se fera remarquer grâce à des arrêts extraordinaires face à l’ASEC Mimosas#, lors de la finale de la Coupe nationale. Après une partie totalement renversante soldée par un nul (4-4), le Stade d’Abidjan l’emporte dans les tirs au but grâce à KOFFI Kouadio Jules.

Un grand gardien de but

En 1979, son rêve de jouer à l’ASEC Mimosas se réalise. « Lorsque le Président Francis OUEGNIN m’a contacté, je n’ai pas hésité. Après un entretien avec le Président du club de l’époque, M. TOURE Mamadou, j’ai signé à l’ASEC sans aucune prime. Mais mon arrivée à l’ASEC m’a ouvert beaucoup de portes », explique-t-il. Il se plaît chez les Mimos où il s’éclate et devient, pendant huit ans, le numéro un à son poste.
Très présent dans ses perches,KOFFI Kouadio Jules se distinguait par sa vigilance, ses bons placements, ses prises de balle sûres, ses arrêts réflexes, ses sorties bien à propos et ses interventions aériennes excellentes. Au point que Boubacar KANTE, l’un des célèbres chroniqueurs sportifs ivoiriens l’avait surnommé le Dino ZOFF, du nom du célèbre gardien de but italien des années 1970 et 1980.

De bons et de mauvais souvenirs

KOFFI Kouadio Jules a réussi des exploits à la pelle, avec les Jaune et Noir. Mais c’est en 1981 qu’il connaîtra les meilleurs et les pires souvenirs dans sa longue et riche carrière. En seizièmes de finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions, l’ASEC Mimosas élimine le SEIB de Diourbel. Elle s’incline (1-2) à l’aller, à Dakar, puis l’emporte sur la même marque, au retour, à Abidjan. KOFFI Kouadio se montre décisif dans les tirs au but. L’ASEC remporte l’épreuve (4-3) et se qualifie pour les huitièmes de finale. A cette nouvelle étape, grâce à un excellent KOFFI Kouadio Jules, l’ASEC arrache le match nul au Canon FC des Thomas N’KONO, N’GUEA Jacques, Grégoire M’BIDA, Manga ONGUENE, Théophile ABEGA et autres, à l’aller, à Yaoundé. Quinze jours plus tard, à Abidjan, “Dino ZOFF” et les siens l’emportent 3-1 et se qualifient pour les quarts de finale. Ce sont ses meilleurs souvenirs.
Le pire, le voici. Après avoir sorti le grand Canon de Yaoundé, en huitièmes, l’ASEC doit affronter l’AS Kaloum de Conakry, en quarts. Le champion ivoirien s’incline (1-2) en Guinée. Et deux semaines plus tard, il perd sur la même marque, à Abidjan, et quitte la compétition. « Nous n’avions pas été bons à Conakry et notre défaite était logique. Mais à Abidjan, nous avons perdu parce que nous étions fragilisés par les querelles entre dirigeants. Je n’ai jamais digéré cette élimination ».

KOFFI Kouadio Jules met un terme à sa carrière en 1987. Ex-agent au Port Autonome d’Abidjan, il vit aujourd’hui une retraite tranquille, à Abidjan.

K. Ismaël & A. Malolo (Photo).

LAISSER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

un × un =