ZARE, l’enfant mimos

Joueur, puis entraîneur de l’ASEC Mimosas, ZARE Mamadou a marqué à jamais la vie du club en devenant le premier entraîneur local à qualifier l’ASEC Mimosas à une finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions.
La particularité de ZARE Mamadou, c’est son amour inénarrable pour l’ASEC Mimosas.# Au point qu’il a effectué toute sa carrière de joueur dans ce club, depuis les minimes jusqu’en équipe senior. Après s’être reconverti au métier d’entraîneur de football, il s’est occupé un moment du centre de formation avec lequel il a remporté le championnat national des juniors avant de s’occuper de l’équipe professionnelle en 1995. Cette année-là, ZARE et l’ASEC Mimosas raflent tout en Côte d’Ivoire (Coupe FHB, Championnat national, Coupe nationale, Coupe de la Fédération). Malheureusement, ils perdent (0-1) la finale de la C1, la première de l’histoire du club, à Abidjan, face à Orlando Pirates d’Afrique du Sud, alors que les Mimosas avaient tenu en échec (2-2) les Boucaniers Sud-africains, à l’aller, à Johannesburg.

Un surdoué au jeu sobre
Arrivé à l’ASEC Mimosas, en 1973, avec les N’DIAYE Aboubacar, Bakary KONE, Youssouf FOFANA et bien d’autres, ZARE Mamadou, qui n’avait que 11 ans, affûte ses armes dans les différentes catégories de jeunes du club, pendant huit ans. C’est en 1981 que Luis Oscar FULLONE Arce, l’un des entraîneurs emblématiques du club, le lance dans le grand bain de l’élite du football national. ZARE saisit la perche et ne la lâche plus. Joueur de caractère, mais aussi caractériel, il est fougueux, ambitieux et n’aime pas les défaites. Combatif, polyvalent, technique, intelligent, buteur imprévisible, ZARE devient le joueur clé de l’ASEC Mimosas pendant 10 ans (1981-1991) et celui de toutes les solutions pour ses différents entraîneurs. Tantôt milieu, tantôt attaquant, puis défenseur axial vers la fin de sa carrière, ZARE Mamadou est un surdoué, mais son jeu sobre, quoiqu’efficace, ne lui permet pas d’avoir une aura de star.

Un coup de maître
Lorsqu’il met un terme à sa carrière, en 1991, ZARE Mamadou a 28 ans. Le Président Roger OUEGNIN, qui décèle en lui des qualités d’un bon technicien, lui confie l’encadrement technique des cadets et des juniors. En 1993, sous la houlette de ZARE Mamadou, les juniors de l’ASEC Mimosas remportent le championnat national de leur catégorie. L’année suivante, Me Roger OUEGNIN met ZARE Mamadou à la disposition du Sabé Sport de Bouna (D1 ivoirienne) pour l’aider à préparer ses armes d’entraîneur. Encore un temps d’apprentissage pour «Zébia » comme l’appellent ses proches. Puis, en 1995, Me Roger OUEGNIN, le patron de l’ASEC Mimosas, l’estime prêt à prendre en main l’encadrement technique des Mimos. Il le lui confie. Et pour un coup d’essai, ZARE Mamadou réussit un coup de maître. Avec lui, l’ASEC Mimosas fait une razzia au niveau national et échoue de peu en finale de C1 face à Orlando Pirates. La seconde saison de ZARE, en tant qu’entraîneur des Mimos, est peu reluisante. Seule la Coupe FHB tombe dans l’escarcelle du club. En 1996, ZARE entraîne le Stade d’Abidjan. En 1997, il devient l’entraîneur adjoint de Philippe TROUSSIER, dans l’encadrement technique des Etalons, la sélection nationale du Burkina Faso. Après la CAN 98 à l’issue de laquelle le Burkina Faso termine à la quatrième place, ZARE Mamadou revient au bercail et entraîne tour à tour, le Séwé Sport de San Pedro, Issia Wazi et Vallée Football Club de Bouaké avant de créer son centre de formation AZFC (Académie Zaré Football Club). Il meurt le jeudi 3 mai 2007, des suites d’une longue maladie, à l’âge de 45 ans.

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