Union ASEC MIMOSAS – PFPO

Comme nous vous l’annoncions la semaine dernière sur notre site Internet, l’ASEC MIMOSAS et l’Observatoire des Joueurs de Football Professionnel (PFPO), basé à Lausanne et dirigé par Raffaele POLI, ont décidé de s’unir pour permettre de mettre les connaissances et l’expérience de chacun au service de l’autre.

Le PFPO est composé d’une équipe de chercheur français et Suisse qui a pour mission d’analyser, de manière scientifique, les carrières et les trajectoires des joueurs des clubs en fonction de certains critères# et d’en tirer des enseignements riches pour les clubs du monde entier et pour les Institutions (FIFA, UEFA, Union Européenne …).
Un club comme l’ASEC MIMOSAS est naturellement porté vers l’extérieur de la Côte d’Ivoire et notamment vers l’Europe qui constitue un marché pour de nombreux joueurs. Grace aux analyses du PFPO, nous sommes en mesure de mieux comprendre le marché du football européen et cela doit nous permettre d’adapter nos stratégies de développement.

L’âge de transfert des joueurs africains vers l’Europe est beaucoup plus précoce que celle des joueurs sud américains (18-19 ans pour les joueurs africains contre 21 – 22 ans pour les sud américains)

Ainsi, une des études de Raffaele POLI comparait les trajectoires des joueurs Sud-américains et celles des joueurs africains, deux régions du monde « exportatrices » de joueurs. On y voyait clairement que l’âge de transfert des joueurs africains vers l’Europe est beaucoup plus précoce que celle des joueurs sud américains (18-19 ans pour les joueurs africains contre 21 – 22 ans pour les sud américains). Ceci s’explique par des raisons économiques mais aussi par le manque de structuration des clubs africains. Dans le même temps, Raffaele POLI a bien montré que plus un joueur part jeune (18 – 19 ans) en Europe, plus le taux d’échec est élevé. De plus, les clubs européens prenant un risque plus élevé en prenant un joueur jeune et sans expérience, ils ne sont pas disposés à payer au club africain les mêmes sommes que pour un joueur reconnu.

Plus un joueur part jeune (18 – 19 ans) en Europe, plus le taux d’échec est élevé’
Raffaele POLI

Il apparait donc clairement, à la lecture de cette étude, que les clubs africains sont dans un cercle vicieux puisqu’ils vendent leurs joueurs très jeunes, à un prix relativement bas, ce qui réduit la qualité de leur football local sans toutefois leur permettre de développer leur club.

L’accès par notre club à ces études doit nous amener à modifier notre stratégie et dans le cas des transferts, dans la mesure où nos finances le permettent, il semble clair qu’il faille suivre l’exemple sud-américain, même si d’autres difficultés peuvent empêcher l’exécution de cette stratégie.

N’hésitez pas à vous connecter au site du PFPO pour mieux comprendre les évolutions du football : www.eurofootplayers.org

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