« Prendre conscience de notre valeur »

La moisson est maigre. Sur 12 points, l’ASEC Mimosas en a pris seulement 4. Cette performance inhabituelle n’est pas du goût de tout le monde. Les plus sceptiques d’entre ces personnes pensent qu’un ressort est cassé ou dû à un manque d’état d’esprit de groupe. Nous en avons profité pour rencontrer DIOMANDE Ahmed, le capitaine, pour tenter de crever l’abcès. Interview.#

Comment expliques-tu la mauvaise entame de Ligue 1 de l’ASEC Mimosas ?
Nous connaissons un manque d’efficacité. Les deux matches perdus sont dus à des erreurs défensives que nous avons payées cash. Mais nous allons nous ressaisir très rapidement.

Oui…mais si on devait situer les responsabilités ?
Je dirais que c’est du cinquante- cinquante. Les joueurs ont leur part de responsabilité ainsi que les entraîneurs.

Sois plus clair…
Nous les joueurs n’avons pas su attaquer la Ligue 1 avec un bon état d’esprit capable de nous faire prendre nos marques d’entrée. La responsabilité des entraîneurs n’est pas très engagée . Mais comme nous sommes un groupe, je suis convaincu qu’ils assumeront ce mauvais départ en championnat.

Selon toi, la préparation d’avant saison a-t-elle été bien faite ?
Aucun doute à ce niveau. Rappelez-vous la Coupe Félix HOUPHOUET-BOIGNY que nous remportons en ouverture de la saison. Quand on n’est pas bien préparé, on ne peut pas gagner ce genre de tournoi.

A ton avis, pourquoi votre équipe déjoue ?
Je n’ai pas d’explication à cela. Par contre, je peux dire que ce n’est pas normal. Mais j’ai bon espoir que nous retrouverons très rapidement notre jeu. Déjà, contre Issia à Daloa, on n’était pas mal, malgré l’état du terrain et notre infériorité numérique.

La méthode d’entraînement n’est-elle pas mise en cause ?
Non, on s’entraîne bien. Depuis l’année dernière, la méthode n’a pas changé. Chacun fait son boulot et le courant passe bien avec les entraîneurs.

Penses-tu que tous les joueurs sont appliqués à l’entraînement ?
Nous sommes des professionnels. Il arrive de manquer de concentration, mais les coachs sont là, pour nous remettre sur les rails. Soyez rassurez, on bosse sérieusement.

N’y a-t-il pas de cas d’insubordination à déplorer chez certains joueurs ?
L’ASEC Mimosas est une école de la vie. Depuis son Académie, les joueurs savent ce que c’est que la discipline. Les nouveaux qui arrivent suivent cette discipline. Dans tous les cas, un règlement est en vigueur dans le club. Quand vous sortez de ce cadre, vous n’avez pas votre place à l’ASEC Mimosas.

Crois-tu que tous les joueurs regardent dans la même direction ?
Avant les matches, nous nous parlons beaucoup et nous nous donnons des conseils. Tout cela se déroule dans la sincérité. C’est la preuve que tout le monde regarde dans la même direction.

Certains n’ont-ils pas la tête ailleurs ?
Je ne le pense pas. Pas pour l’instant. Je sens un groupe conquérant dans lequel, personne n’a envie de lâcher le morceau.

Le problème de brassard de capitaine n’a-t-il pas affecté le groupe à un moment ?
Je n’avais pas trouvé ce changement de capitanat normal, mais je n’en ai pas fait un problème. Dans le groupe, personne n’a montré ouvertement son mécontentent.

Selon toi, les recrues sont-elles bien intégrées ?
Nous avons accueilli ces coéquipiers avec beaucoup d’espoir pour tirer le groupe vers le haut. Après trois journées, le bilan est mitigé. Mais il faut leur laisser le temps de s’adapter.

Le retour de l’ASEC Mimosas à son meilleur niveau est-il possible ?
Mais, il n’y a pas le feu en la demeure. Nous allons continuer de travailler à l’entraînement pour que chacun soit à son meilleur niveau. C’est à ce prix seulement que le groupe sera plus fort.

Etes-vous conscients que la Ligue des champions est la grande priorité de l’ASEC Mimosas cette saison ? Que faire pour aller loin dans cette compétition ?
Pour aller plus loin en Ligue des champions, il faut prendre conscience de notre valeur. Il faut mettre un terme à notre mauvaise passe en Ligue 1 et aligner les victoires pour avoir cette confiance inébranlable et attaquer la Ligue des champions que nous voulons jouer à fond.

Par D. Clément

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