Un évènement

Fait divers

« Les dirigeants . . . sont désormais en règle vis-à-vis des joueurs à qui ils ne doivent plus un centime ». Voilà un fait divers qui devient un évènement. Le paiement de salaires et de primes des joueurs d’un mois sur l’autre, est en effet un fait divers. Il arrive à tout moment, dans un club, dans un autre, entre deux mois. Ce fait divers peut cependant devenir un évènement. A ce moment-là, on peut dire, sans se tromper, que le vers est dans le fruit. C’est alors qu’on en parle, et pas seulement entre soi, mais dans les journaux. Et les journaux ne s’y intéressent que parce que la petite cause produit de grands effets. Par exemple, les joueurs refusent de s’entraîner et, par conséquent, de poursuivre les compétitions . . . #

C’est là, un évènement vraiment, celui d’un autre temps. Incroyable ! quand est-ce que certains clubs vont s’adapter aux us et coutumes de leur temps, de notre temps ? Des journaux qui écrivent, que les joueurs d’un club, menacent de faire la grève des entraînements et du championnat ! on croirait entendre une langue étrangère, dans un autre monde. Nos oreilles ont à peine fini de bourdonner et nos yeux de ciller, que nous entendons et lisons, que tout est rentré dans l’ordre, et que les dirigeants du club en question, se sont mis en règle et ne doivent plus, tenez-vous bien, « un centime ». Quelle image !

Fait banal

Un match qui se solde par un résultat nul, un but partout . . . qu’importe. C’est un fait tout à fait banal. Il arrive tout le temps, partout, sur les pelouses du monde. C’est là aussi, un fait qui peut se transformer en un évènement. Le match nul de l’ASEC Mimosas contre l’USC Bassam, dimanche dernier, en est un. Quand on se nomme ASEC Mimosas, qu’on est en tête du championnat, et qu’on croise une équipe relégable, faire match nul, un à un, c’est carrément un évènement. On n’a pas idée, en effet, de baisser les godasses, à ce stade du championnat ; juste au moment où toutes les autres équipes jouent leur va-tout contre la locomotive.

Que l’ASEC Mimosas se fasse respecter par les prétendants les plus sérieux au trône de champion, c’est un fait normal, somme toute, banal. Mais qu’elle se ramollisse et baisse la garde face aux moins bien lotis dans le championnat, c’est un évènement presqu’aussi déplorable que celui du fait divers ci-dessus. C’est inadmissible, un match nul de ce calibre. Et s’il constitue une récidive, comme c’est le cas contre Bassam, alors l’évènement qu’il représente, devient intolérable. Messieurs des évènementiels, ressaisissez-vous ! vous nous rassurerez.

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