Cyriac GOHI BI (Attaquant de l’ASEC Mimosas) « Je dois persévérer »

Malgré son titre de meilleur buteur de la L1 et sa désignation trois fois successivement, en septembre, octobre et novembre derniers, meilleur joueur mimos du mois, par les Internautes-Actionnaires à travers le “Challege Superpeau”, Cyriac GOHI BI, garde la tête sur les épaules. Pour lui, ces distinctions individuelles sont des encouragements à persévérer dans l’effort.

Interview.

Tu es le meilleur buteur de la Ligue 1 – 2008, avec 21 réalisations. Tu viens de remporter également, pour la troisième fois de suite, le Challenge Superpeau du meilleur joueur de l’ASEC Mimosas du mois de novembre, après que les Internautes-Actionnaires t’ont plébiscité en septembre et en octobre derniers. Comment vis-tu cela ?

Tout cela me fait plaisir. Je ne m’attendais pas à décrocher le titre de meilleur buteur de la L1 et je ne m’attendais pas non plus au plébiscite des Internautes de l’ASEC aux mois de septembre, octobre et novembre. En ce qui concerne le titre de meilleur buteur de la L1, ce n’était pas évident quand j’ai été promu en équipe professionnelle. Il me fallait d’abord du temps de jeu. Je me suis rendu compte que l’entraîneur me faisait confiance. J’ai saisi la perche qu’il m’a tendue. J’ai travaillé pour mériter ma place de titulaire. J’ai marqué quelques buts au début. Et en cours de saison, j’ai compris que je pouvais en marquer davantage. Je m’y suis mis et j’ai connu une certaine réussite au point de devenir le meilleur buteur de la L1, cette saison.
Concernant mes trois élections successives au Challenge Superpeau du meilleur joueur de septembre, octobre et novembre, je pense que c’est grâce à mes performances. Je remercie tous les Internautes-Actionnaires qui ont apprécié ce que j’ai fait et qui ont voté pour moi. Maintenant, je pense que tous ces événements heureux qui m’arrivent ne sont que des encouragements pour un début. Je dois persévérer dans le travail pour monter les marches qui mènent au plus haut niveau.

Quand as-tu pris réellement, conscience que tu pouvais décrocher le titre de meilleur buteur de la L1 ?
Cela n’est pas très clair dans mon esprit. En fait, tout est allé très vite. A un moment donné, j’ai connu beaucoup de réussite devant le but. Ajouté aux buts que j’avais marqués durant la première partie du championnat, cela m’a permis de prendre une bonne avance au classement des buteurs.

Comment juges-tu la campagne de l’ASEC Mimosas, en Ligue des champions 2008 ?
On n’a pas été décevant dans cette compétition. A un moment donné, on a même suscité de grands espoirs. Malheureusement, on n’a pas su négocier certains matches. Notre premier match de poule à Harare contre le Dynamos FC, le deuxième à domicile contre Al Ahly et enfin le dernier à Abidjan contre le Dynamos en sont des illustrustions. A ces occasions-là, on a vraiment manqué d’expérience pour faire la différence.

Manque d’expérience, mais aussi manque de réussite devant le but adverse, n’est-ce pas ?
C’est vrai ! Quand je pense à ma grosse maladresse, alors que j’étais seul face au gardien d’Al Ahly, ici à Abidjan, je n’en reviens pas. C’est vraiment incroyable.

Que penses-tu du comportement de l’équipe en championnat national ?
En L1, le groupe a montré deux visages. Un premier un peu poussif lors des matches aller et sur une bonne partie des matches retour, puis un second, plus reluisant, vers la fin de la compétition. Malheureusement, notre réveil est arrivé un peu tard.

Qu’est-ce qui explique vos difficultés constatées pendant une bonne partie du championnat national ?
-On était engagé sur deux fronts. On alternait les matches de la Ligue 1 et ceux de la Ligue des champions. Et on jouait des matches aux couteaux tous les trois jours. C’était très difficile parce qu’en Ligue des champions, les matches sont très difficiles et de très bon niveau. Cette campagne est très éprouvante à cause des voyages difficiles qui en font partie. Lorsqu’on rentrait, on était fatigué. Mais trois jours après, il fallait disputer un match en retard du championnat contre une équipe très motivée et trois jours plus tard, un autre match de L1 contre une autre équipe qui venait disputer la rencontre de sa vie contre nous. On essayait de donner le maximum, chaque fois. Mais le plus souvent, on manquait de fraîcheur physique, de lucidité et de réussite devant le but adverse. C’est comme cela qu’on a fait plusieurs résultats nuls lors de nos matches en retard. Les gens pensaient que la L1 ne nous motivait pas. Ce n’était pas vrai. Après notre élimination de la Ligue des champions, on est devenu une équipe irrésistible. Parce qu’on était aussi frais physiquement que nos adversaires.

La Coupe Félix Houphouët-Boigny et la Coupe nationale suffisent-elles pour considérer la saison de l’ASEC Mimosas, comme réussie ? Ces deux compétitions sont très importantes. Les remporter constitue de grandes satisfactions. Oui, je pense qu’avec ces trophées, on peut considérer notre saison comme réussie. Notre belle fin de saison peut constituer un bon encouragement pour la saison prochaine.

Envisages-tu ton avenir immédiat à l’ASEC ou ailleurs ?
Tout est possible. Si j’ai une opportunité pour aller évoluer dans un club européen, je m’en irai. Mais si je dois rester à l’ASEC Mimosas pour m’aguerrir davantage, je n’y verrai pas d’inconvénient.

Quel est ton mot de fin ?
– Je suis très heureux de porter les couleurs de l’ASEC Mimosas. Je suis très heureux également de remporter le titre de meilleur buteur de la Ligue 1 dans ce club. Je supporte l’ASEC Mimosas depuis que je suis tout petit. J’encourage les Actionnaires à soutenir toujours plus leur équipe. On est content de les avoir avec nous. Ils nous ont fait plaisir cette année, même si c’est vers la fin qu’ils sont revenus nombreux nous soutenir.

Interview réalisée par
K. Ismaël

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