L’ASEC est une très bonne image de la C.I.

Ancien joueur et capitaine de toutes les catégories de l’Africa Sport d’Abidjan, Entraîneur de plusieurs clubs ivoiriens, des Eléphants et ancien DTN de la FIF, KABLAN Sampon est depuis 2001, le Responsable du Bureau de Développement de la FIFA pour l’Afrique de l’Ouest. Discret mais très efficace dans le travail, cet ancien élève de l’Ecole Catholique Saint Jean-Bosco et du Collège Catholique Notre Dame d’Afrique parle de sa mission et de son rôle dans cette importante structure. Mais aussi de ses relations avec les Présidents SEPP Blatter, ISSA Hayatou et les Associations Nationales non sans manquer de jeter un regard sur le football Africain et Ivoirien

Vous avez été dans l’encadrement technique des Eléphants ?
Oui, j’ai été surtout Directeur Technique National sous Dieng Ousseynou. En 1996, après le départ de Pierre Pleminding, j’ai assuré l’intérim en attendant l’arrivée d’un nouvel entraîneur.

Aujourd’hui vous êtes responsable du Bureau de Développement de la FIFA depuis 2001. Comment s’est faite la transition ?
Elle s’est faite sans difficulté puisque c’est toujours le milieu du football.

Comment devient-on responsable du Bureau de Développement de la FIFA ?
Une fois à la tête de la FIFA, le Président Blatter a estimé qu’il fallait des réseaux pour servir de relais en Afrique et même dans les autres parties du monde dans le cadre du développement du football. C’est ce qui l’a amené à créer des bureaux qui sont au nombre de 12 dans le monde. Donc il faut être du milieu du football et parlé quelques unes des 4 langues de la FIFA qui sont le Français, l’anglais, l’espagnol et l’allemand, être un bon administrateur et avoir une connaissance approfondie du football mondial.

Quelles sont vos missions ?
Notre mission est de faciliter l’implantation des projets de la FIFA dans nos zones, de recenser les problèmes des associations (fédérations) pour les transmettre à la FIFA et permettre l’organisation des stages. En somme, nous sommes l’œil et l’oreille de la FIFA dans ces associations avec lesquelles nous sommes en contact permanent. Vois savez que la FIFA octroie 250 mille dollars à chaque association et nous sommes tenus de leur montrer le processus de l’utilisation de cette somme. Nous aidons les associations à s’organiser et à planifier le travail. Moi j’ai 12 pays sous ma coupe dont certains en Afrique Centrale.

Peut-on avoir une idée des projets déjà réalisés ?
Il y en a eu plusieurs. L’Objectif du Président Blatter, c’est de permettre à chaque association de disposer de son propre patrimoine. C’est ainsi que grâce à la FIFA, certaines associations possèdent des sièges, des terrains d’entraînement, des centres techniques. Je peux vous dire que la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest ont leurs propres sièges à travers les projets Goals. En côte d’Ivoire, vous avez le centre national technique à Bingerville qui dispose d’un terrain d’entraînement, d’un centre d’hébergement qui est en fait un hôtel des joueurs et les bureaux de la Direction Technique.

Quelles sont vos relations avec le Président ?
Je travaille sous sa coupole. Donc ce sont des relations d’ordre professionnel. Nous ne nous voyons pas toujours mais nos rapports sont bons.

Quel jugement portez-vous sur le football africain aujourd’hui ?
Le football Africain beaucoup progressé. D’ailleurs nous contribuons discrètement et efficacement à cette progression. Par le passé, c’était un entraineur qui faisait tout. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas et vous remarquerez que chacun joue bien son rôle.

Et le football ivoirien ?
Franchement, je n’ai pas assez de temps pour le suivre. Pour le peu que j’ai vu, je peux vous dire qu’il y a une amélioration par rapport à certains pays.

Quelles sont vos relations avec la FIF et son président ?
Il n’y a pas de problèmes. Nous vivons en bonne intelligence. Je crois que c’est ce qu’il faut pour permettre au football ivoirien de bénéficier de beaucoup de choses. C’est l’image même du pays que nous devons soigner ensemble.

Arrive t-il que dans le cadre le cadre de vos déplacements dans certains pays, l’on vous parle du football ivoirien et de ses grands joueurs ?
Oui, surtout l’organisation du football. Par exemple, le dernier livre écrit sur le football africain dans le cadre du projet « Gagner en Afrique avec l’Afrique ». C’est l’exemple de l’ASEC qu’on a pris. Et puis, quand des experts de la FIFA arrivent en Côte d’Ivoire, ce sont les installations de l’ASEC qu’ils visitent. Je crois que c’est une très bonne image pour la Côte d’Ivoire.

Est-ce qu’il arrive que certains pays vous contactent pour que vous en fassiez un peu plus pour eux ?
C’est normal. D’abord, il faut beaucoup expliquer le package que la FIFA met à la disposition des associations et les conditions qu’il faut remplir. Parce qu’après tout nous sommes des facilitateurs. Ensuite, en tant qu’Africain, si la FIFA met des moyens à la disposition des associations, il est de notre devoir de les amener à obtenir beaucoup de projets pour le développement du football Africain.

Y a-t-il beaucoup de demandes sur votre table ?
Bien sûr, mais souvent certains ne sont pas bien informés sur les projets. Pour lesquels ils font la demande. Donc, il faut analyser et voir si le projet leur convient. Par exemple dans le cadre du Mondial 2010 en Afrique, la FIFA a octroyé des terrains artificiels à certaines associations avec le projet « Gagner en Afrique avec l’Afrique ». Les uns ont achevé les leurs, d’autres sont en voie de finition. Pour certains, les travaux vont commencer sous peu. Toujours dans le cadre de ce projet, il y a des équipements qu’on a commencé à offrir aux associations et qui sont destinés aux clubs. C’est une innovation. Bientôt aussi nous allons nous intéresser au football dans les écoles. En tout cas, il y a beaucoup de projets qui bénéficieront aux associations.

SOURCE: Fanion

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