Me Roger OUEGNIN, PCA ASEC Mimosas. « Pour moi, la vie est un défi »

Dans le cadre de la signature du partenariat entre l’ASEC Mimosas et le Fournisseur d’Accès à Internet AVISO, mercredi 08 Octobre dernier à Sol Béni, le président de l’ASEC Mimosas s’est disposé aux questions de la presse sportive ayant effectué le déplacement de Sol Béni. Nous vous présentons l’interview qu’il a accordée au Quotidien LE MATIN D’ABIDJAN.

Interview

Patrick Liewig continuera-t-il avec vous l’année prochaine?
Pour moi, la question ne se pose pas. Je décide toujours, au dernier moment, quand ça me plait (rires). Je ne suis l’objet d’aucune pression et tout le monde le sait. J’ai un programme que j’exécute et je choisis les hommes qui ont un état d’esprit à même de m’amener à conclure mon programme. S’il est là l’an prochain, ne vous en étonnez pas. Parce que je l’ai toujours dit, j’ai beaucoup d’estime pour lui. Il a un bon état d’esprit. Un état d’esprit dont j’ai besoin et c’est le cas pour l’ensemble de mes collaborateurs. Pour mener à bien l’ensemble du programme qu’on s’est fixé. Il est sérieux, plein d’abnégation, il n’a pas forcément la science infuse. C’est quelqu’un qui peut se tromper mais il fait son travail sérieusement et j’apprécie cet état d’esprit. Vous savez, personne n’est parfait dans la vie, à commencer par moi. Ce que je suis, c’est un peu grâce à mes collaborateurs. Vous savez, un président a l’obligation de bien s’entourer. La meilleure chose reste de veiller sur l’état d’esprit des gens qui l’entourent. Quand l’état d’esprit est bon, on est capable de relever tous les défis. Pour moi, la vie est un défi. Je ne sais pas si j’ai raison ou si j’ai tort, mais j’estime qu’avec un bon état d’esprit, on arrive à corriger beaucoup de choses. Et l’entraineur que j’ai aujourd’hui est quelqu’un qui a un bon état d’esprit. J’ai maintenant une longue expérience en la matière, on ne peut plus me refuser cela, sur la gestion d’un club, des humeurs des uns et des autres. Aujourd’hui, je fais ce qui est mieux pour mon club et je me bats pour avoir les armes nécessaires afin d’imposer des choses. Quelquefois, il faut savoir imposer son point de vue surtout quand on est persuadé d’avoir raison avec tous les aléas que cela comporte parce qu’on peut avoir tort. Mais on se sera fait une conviction profonde, une intime conviction qui n’est pas négociable. Parce qu’elle est là (il désigne son cœur), à l’intérieur.

Vous avez tout à l’heure fait cas d’erreurs commises en Ligue des champions. Peut-on savoir à quel niveau se situent-elles ?
Oh, je pense notamment à quelques choix que nous avons faits par moments et qui n’étaient pas forcément les meilleurs choix possibles. Mais comme rien ne se fait sans l’accord du président (rires)…

Comme par exemple lors du dernier match contre le Dynamos FC?
Non, cette raison n’est pas valable du tout pour ce match. Maintenant, je ne donnerai pas les raisons pour lesquelles je pense ainsi. Mais en interne.

Même pas aux Actionnaires qui ne demandent qu’à savoir ?
Vous savez, quand le moment se présente, je leur dis ce que j’ai à dire et ils le savent. Je ne recule jamais.

Et quand est-ce que vous comptez les rencontrer ?
Quand le moment sera venu (rires). Vous savez, ça me fait rigoler parce qu’à la fin d’un match, j’ai dit que je vais vous rencontrer, j’organiserai l’assemblée générale. Mais j’organise l’assemblée générale tout le temps, quand je veux. C’est tout. Donc on s’est dit que l’assemblée générale c’est demain. Mais j’ai un programme moi.

N’attendez-vous pas que les esprits se calment un peu ?
Vous savez que j’aime le combat. Je n’ai donc pas d’esprit à calmer. Je pense que les Actionnaires, la grande majorité je veux dire, contrairement à ce que vous pensez, savent ce que je fais pour leur club, ils voient ce qui se fait autour de leur club. Je ne dis pas qu’on leur sert le meilleur, mais on fait tout pour que l’ASEC soit un grand club.

Pourtant, ils ne le prouvent pas puisqu’on est en même temps étonné qu’ils ne viennent pas au terrain.
Vous savez très bien que cela n’est pas de notre fait. Ce n’est pas uniquement de notre fait. Ça fait partie de beaucoup de choses que j’ai à dire et que je ne dirai pas aujourd’hui. Sinon la situation actuelle n’est pas du fait de l’ASEC. L’ASEC est étrangère à ça, c’est un fait de société, c’est une période que nous vivons tous et qui est difficile. Les gens souffrent, vous savez, ils souffrent énormément. Peut-être qu’il faut leur offrir les matchs gratuits.

Président, la formation à l’Asec va continuer après le départ de Jean-Marc Guillou, mais êtes-vous satisfait des résultats actuels par rapport à ce qu’on avait connu sous le premier cité ?
Aujourd’hui, le noyau de l’effectif de l’ASEC est composé des joueurs formés par Pascal Théault. En équipe nationale junior, nous avons 8 joueurs appelés qui ont été formés par lui. Il n’y a donc pas de rupture. L’Asec continue donc de former des joueurs. L’Académie Mimosifcom, le centre de formation de l’Asec continue de former des joueurs. Il y a d’abord eu comme directeur, Jean-Marc Guillou qui a voulu se prendre pour ce qu’il n’était pas. Il a fallu faire en sorte qu’il arrête de se prendre pour ce qu’il n’était pas. Et puis, après, il y a eu Pascal Théault et maintenant Walter Ammann.

Ne regrettez-vous pas l’absence de Jean-Marc Guillou ?
Pas du tout ! C’était un bon formateur avec un mauvais état d’esprit (rires). Et puis après, il y a eu Pascal Théault. C’était un formateur que j’ai apprécié sur certains points mais que j’ai senti la nécessité de changer parce que ce n’était pas ce que je voulais. J’ai un autre formateur aujourd’hui qui est Walter Ammann à qui je demande de faire ses preuves. Parce que lui, je le connais depuis longtemps et il a un bon état d’esprit. C’est même moi qui l’ai recommandé à la fédération, qui ai tracé tout le programme de la préparation et il a fait ce qu’il pouvait à la fédération. Il a quitté à un moment donné la fédération pour des raisons qui lui sont propres. J’ai senti qu’il pouvait revenir dans un cadre beaucoup mieux élaboré afin qu’il fasse ce qu’il avait à faire.

A vous entendre, on conclurait qu’avec Jean-Marc Guillou, c’est le point de non-retour ?
L’ASEC, c’est un monument, l’ASEC est éternel alors que Jean-Marc Guillou est mortel.

Les résultats de la formation aujourd’hui ne sont pas à la hauteur des espérances des Actionnaires dont beaucoup réclament le retour de Guillou.
C’est parce qu’ils ne savent pas. Le seul qui sait c’est moi. Parce que c’est moi qui l’ai fait venir, c’est moi qui le connaissais, c’est moi qui l’ai imposé à l’ASEC, c’est moi qui lui ai permis de travailler. Donc je suis bien placé pour dire les choses. Jusqu’à présent, je n’ai fait que défendre les intérêts de mon club. Parce qu’à un moment donné, il a voulu se prendre pour ce qu’il n’a jamais été. J’ai donc rectifié les choses. A un moment donné, vous avez titré l’Académie Mimosifcom a quitté l’ASEC ! Je me suis dit, de quoi ils parlent ces gens ? Aujourd’hui, l’Académie Mimosifcom, où est ce qu’elle se trouve, à qui elle appartient ? C’est bien à l’ASEC ! C’est ce que j’ai voulu démontrer et je l’ai prouvé. C’est tout.

Où il est l’individu?
Il parait qu’il se balade à travers le monde. Mais ça, c’est l’affaire d’un nomade (rires). Moi, je suis chez moi à Sol Béni et ça me convient. Je suis un président de club et non un boutiquier. Je n’ouvre pas de boutiques partout sur le continent. Je suis Ivoirien et président d’un club de Côte d’Ivoire.

Pourtant Guillou continue de détenir le meilleur bilan au niveau de la formation avec laquelle il a donné des résultats sur le plan humain ?
Vous savez, vous dites cela parce que vous ne savez pas tout. Moi je sais tout. Et je sais comment nous nous sommes permis d’avoir ce bilan-là. Ce bilan appartient à l’ASEC et non à un employé de l’ASEC. Vous qui travaillez au “Matin d’Abidjan”, vous sortez des articles hyper intéressants, mais ces articles, ils appartiennent à qui ? Ils appartiennent bien au “Matin d’Abidjan”. Auriez-vous un jour l’audace de dire que moi je pars avec tous mes articles, ça m’appartient ? Pourtant c’est votre plume et votre savoir. Mais votre savoir, vous êtes rémunéré pour cela. C’est tout. Il faut donc savoir raison garder et travailler dans le contexte dans lequel on vous a mis pour le faire et respecter ceux qui vous ont permis de le faire. C’est tout.

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